Trump ordonne une enquête sur les importations automobiles aux États-Unis
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L'automobile, nouveau champ de bataille commercial de trump
Kevin Lamarque
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L'automobile, nouveau champ de bataille commercial de trump
Kevin Lamarque
Après l'acier et l'aluminium, Trump pourrait bien taxer l'automobile. L'administration américaine a ouvert mercredi soir une enquête sur les importations de véhicules, de camions et de pièces détachées sur le sol américain, dans le cadre de la section 232 d'une loi datant de 1962 sur le commerce qui autorise la mise en place de protections commerciale au nom de la "sécurité nationale".
L'enquête devra donc déterminer si les importations automobiles ont un impact sur la sécurité nationale des États-Unis. Si cela s'avère exact, cela pourrait déboucher sur l'imposition de droits de douane de l'ordre de 20 ou 25% sur les voitures importées, selon les chiffres confirmés par un responsable de l'administration américaine et trois représentants du secteur automobile à Reuters.
D'ailleurs, le même cadrage - celui de la section 232 de la loi de 1962 sur le commerce -, avait été utilisé pour justifier l'imposition de droits de douane de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium.
L'an dernier, 12 millions de voitures et poids-lourds ont été fabriqués aux Etats-Unis. La même année, les Etats-Unis ont importé 8,3 millions de véhicules pour une valeur totale de 192 milliards de dollars (environ 165 milliards d'euros). Dans le détail, 2,4 millions de véhicules ont été importés du Mexique, 1,8 million du Canada, 1,7 million du Japon, 930.000 de Corée du Sud, et 500.000 d'Allemagne.
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[ Cliquez sur le graphique pour l'agrandir. Crédit : Statista* ]
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A l'heure actuelle, le projet de taxation des importations automobiles est encore au stade de l'ébauche et risque de se heurter à une forte hostilité de la part des partenaires commerciaux des États-Unis, mais aussi des concessionnaires américains de véhicules importés. Les gouvernements japonais, chinois et sud-coréen ont déjà fait savoir qu'ils suivaient la situation avec attention, et Pékin, qui voit de plus en plus dans les États-Unis un marché automobile à conquérir, a assuré qu'il défendrait ses propres intérêts.
Mais selon des sources contactées par Reuters, le président américain a particulièrement critiqué les constructeurs automobiles allemands devant les représentants de l'industrie de l'automobile, lors d'une réunion qui s'est tenue le 11 mai à la Maison Blanche. Et pour cause : les États-Unis sont, derrière la Chine, le deuxième marché d'exportation des constructeurs allemands. Les groupes Volkswagen, Daimler et BMW disposent tous d'usines d'assemblage sur le territoire des États-Unis.
En mars dernier, Trump avait déjà mis en garde les Européens via Twitter :
(Avec Reuters)
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(*) Un graphique de notre partenaire Statista.
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