Acier : Séoul accepte de réduire de 30% ses exportations vers les États-Unis
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Trump evoque une grande souplesse sur les tarifs douaniers
LEAH MILLIS
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Trump evoque une grande souplesse sur les tarifs douaniers
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Pour Washington, ce moment est "historique". Les États-Unis et la Corée du Sud se sont mis d'accord, mardi 27 mars, sur le principe d'un nouvel accord commercial entre les deux pays. Depuis que ce traité de libre-échange, appelé le Korus, est entré en vigueur en mars 2012, le déficit commercial de Washington vis-à-vis de Séoul n'a cessé de se creuser, passant de 13,2 milliards de dollars en 2011 à 27,7 milliards en 2016. En 2017, il était de 10,3 milliards de dollars.
Bien que les États-Unis sont le deuxième partenaire commercial de Séoul, le président américain n'a cessé de fustiger cet accord depuis son élection, en novembre 2016, le qualifiant d'"horrible" et "tueur d'emplois" et affirmant qu'il était déséquilibré au profit de la Corée du Sud. D'ailleurs, Donald Trump souhaitait en sortir définitivement. Les milieux d'affaires et son administration l'ont finalement pressé à renoncer à cette option.
Pour sauver son accord commercial avec Washington, Séoul a accepté des concessions. Selon la nouvelle mouture du traité, la Corée du Sud va davantage ouvrir son marché automobile aux constructeurs américains et accepte la prolongation jusqu'en 2041 de taxes américaines de 25% sur les pick-ups (véhicules à plateforme arrière). S'agissant de l'acier, Séoul accepte un quota annuel d'exportations vers les États-Unis de 2,68 millions de tonnes, soit 70% de la moyenne de ses exportations annuelles sur les trois dernières années.
Dans le cadre de ces discussions, les deux parties négocient également un accord sur les devises, "interdisant la dévaluation compétitive et engageant à une transparence" et ce, "afin que les pays soient informés de ce que les autres font en matière de politique monétaire". En effet, la Corée du Sud a été identifiée par les États-Unis comme l'un des pays soupçonnés de manipuler sa monnaie à des fins commerciales avec la Chine, le Japon, l'Allemagne et la Suisse.
L'accord va, en effet, bénéficier aux entreprises et aux travailleurs américains, ont affirmé les responsables américains. Mais "c'est un bon accord pour les deux pays", ont-ils ajouté, le qualifiant d'"innovant" et d'exemple à suivre pour la négociation d'autres traités.
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De son côté, Kim Hyon-chong avait affirmé que Séoul avait pu défendre sa "ligne rouge" en matière de produits agricoles et conserver certaines exemptions déjà en vigueur.
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Par ailleurs, les hauts responsables ont estimé que la renégociation de Korus était "un succès sur le plan de la sécurité" dans la région. "Cela renforce les liens avec un allié clé dans la région", ont-ils commenté.
La Corée du Sud et les États-Unis sont effectivement alliés diplomatiquement, notamment dans le cadre de la crise nucléaire avec la Corée du Nord.
L'administration Trump renégocie aussi actuellement le traité de libre-échange nord-américain (Aléna) avec ses partenaires canadiens et mexicains en vigueur depuis 1994.
(Avec AFP)
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