Guerre en Ukraine : le Kremlin dément un entretien entre Trump et Poutine
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Selon les informations du Washington Post, le président russe Vladimir Poutine se serait entretenu au téléphone avec Donald Trump sur l'Ukraine.
Alexei Filippov
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Selon les informations du Washington Post, le président russe Vladimir Poutine se serait entretenu au téléphone avec Donald Trump sur l'Ukraine.
Alexei Filippov
Mise à jour : article publié initialement le 11/11/24 à 9h37, mis à jour à 11h15 avec les réactions du Kremlin et de Paris
Depuis sa victoire à l'élection présidentielle américaine, Donald Trump semble multiplier les appels concernant la guerre en Ukraine. Alors que l'homme d'affaires fera son retour à la Maison Blanche le 20 janvier prochain, il se serait entretenu jeudi avec le président russe Vladimir Poutine et lui aurait demandé de ne pas provoquer d'escalade en Ukraine, a rapporté dimanche le quotidien américain Washington Post.
Il s'agirait de la première conversation téléphonique entre les deux hommes depuis que Donald Trump a remporté la présidentielle américaine mardi dernier. Ils ont discuté de l'objectif de paix sur le continent européen et Donald Trump a dit espérer pouvoir avoir des conversations de suivi afin de discuter de « la résolution de la guerre en Ukraine bientôt », selon les sources anonymes du quotidien américain. Interrogé par l'AFP, l'entourage de Donald Trump n'a pas confirmé ces informations.
De son côté, le Kremlin a démenti lundi matin que le président russe et Donald Trump se soient parlé depuis la victoire de celui-ci à la présidentielle américaine. « Cela ne correspond absolument pas à la réalité, c'est une pure invention », « c'est tout simplement une information fausse », a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Les dossiers de politique étrangère seront au menu de la rencontre entre Joe Biden et Donald Trump prévue dans le Bureau ovale mercredi pour amorcer la passation de pouvoir. Donald Trump a régulièrement affirmé pouvoir mettre fin à la guerre « en un jour » sans jamais détailler comment il s'y prendrait. Mais cela pourrait probablement passer par un accord qui exigerait que Kiev cède à Moscou une partie de son territoire. Cette question des terres aurait également été évoquée, selon les mêmes sources.
Le Kremlin a estimé dimanche que le républicain avait envoyé pendant la campagne des « signaux positifs » concernant le conflit, puisqu'il a évoqué une possible « paix » et n'a pas montré de « volonté d'infliger une défaite stratégique à la Russie »
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Les Etats-Unis dépenseront les six milliards de dollars restants dédiés à l'Ukraine avant l'arrivée de Donald Trump au pouvoir, a affirmé, le même jour, le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan, mettant en garde contre les risques liés à l'arrêt du soutien américain à Kiev.
Hier, la chancellerie allemande a également indiqué qu'Olaf Scholz s'était entretenu dimanche avec Donald Trump et qu'ils s'était tous deux dit « prêts à travailler ensemble pour le retour de la paix en Europe ».
Donald Trump s'est par ailleurs déjà entretenu mercredi avec Volodymyr Zelensky. Un échange auquel a participé le milliardaire Elon Musk. Le président ukrainien avait qualifié cet échange téléphonique d' « excellent » et avait « convenu de maintenir un dialogue étroit » avec M. Trump. Mais selon une source ukrainienne haut placée, les deux dirigeants n'ont « pas vraiment discuté de quoi que ce soit de substantiel, c'était une conversation pour se saluer ».
De son côté, le ministre français des Affaires étrangères a appelé ce lundi à ne pas préjuger de ce que va faire la future administration Trump sur l'Ukraine.
« Face aux spéculations sur ce que seront les positions ou les initiatives d'une nouvelle administration américaine, je crois surtout qu'il ne faut pas en préjuger et qu'il convient de se donner le temps de travailler avec elle », a déclaré Jean-Noël Barrot, lors de l'ouverture du Forum de Paris sur la Paix.
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Il a en outre souligné que la France se tenait « prête à travailler avec la nouvelle administration et avec ambition car nous pensons qu'il faut donner à l'Ukraine les moyens de repousser l'agression » russe. « L'Union européenne et la France ont pris et continueront de prendre toute leur place » a-t-il poursuivi, relevant la nécessité de continuer à soutenir Kiev car la communauté internationale aurait « trop à perdre de l'imposition par la Russie de la loi du plus fort ». Il a par ailleurs martelé que « rien ne saurait se faire sur l'Ukraine sans les Ukrainiens » s'agissant de négociations de paix.
Avec AFP
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