Vladimir Poutine menace (encore) de quitter l'accord sur l'exportation des céréales ukrainiennes
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Le president russe vladimir poutine
SPUTNIK
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Une fois de plus, la Russie brandit la menace de quitter l'initiative de la mer Noire. Cet accord, signé en juillet 2022 entre le pays avec l'Ukraine, la Turquie et les Nations unies, permet les exportations de céréales ukrainiennes. Il est crucial pour l'approvisionnement alimentaire mondial. Le texte a été renouvelé à plusieurs reprises depuis, dont la dernière fois en mai pour deux mois, à l'issue d'intenses négociations.
Le président russe a aussi accusé l'Ukraine d'utiliser les couloirs maritimes prévus par cet accord pour attaquer la flotte russe avec des drones. Un navire russe en mer Noire « a été attaqué par un drone hier ou avant-hier », a-t-il assuré, semblant faire référence à une attaque contre un navire russe avec des vedettes téléguidées que Moscou a affirmé dimanche avoir déjouée. Pour les militaires russes qui combattent au front, « ce n'est sans doute pas clair pourquoi on maintient cet accord », a ajouté le président russe.
La Russie menace régulièrement de se retirer de cet accord sur les céréales ukrainiennes. Elle réclame notamment le respect d'un deuxième accord signé en même temps avec l'ONU pour faciliter ses propres exportations de produits alimentaires et d'engrais.
Elle exige, par ailleurs, la reprise du fonctionnement du pipeline Togliatti-Odessa, désactivé depuis février 2022, pour les livraisons d'ammoniac, un composant chimique essentiel de l'engrais minéral. Une explosion sur une portion de cette infrastructure la semaine dernière dans le nord-est de l'Ukraine pourrait compliquer la poursuite de l'accord. Cela risque d'avoir un « impact négatif » sur son avenir, a prévenu le Kremlin, qui accuse un « groupe de sabotage ukrainien ». L'Ukraine a rejeté ces accusations et affirmé que les forces russes étaient responsables de l'incident survenu dans le Nord-Est de son pays.
Pas de quoi rassurer sur la suite donc. En début de semaine justement, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est dit « inquiet » pour l'avenir de cette initiative, assurant « travailler dur » pour sa prolongation au-delà du 18 juillet.
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L'institution internationale avait par ailleurs averti au début du mois de juin du « ralentissement » de la mise en œuvre de l'accord. Ainsi en mai, les exportations ont représenté moins de la moitié des quantités d'avril, déjà marqué par une baisse. Or, l'apport ukrainien de céréales est « vital », comme l'expliquait à l'AFP Sébastien Abis, chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), le mois dernier, étant donné que « personne n'est venu remplacer l'Ukraine » dans le club très fermé des pays à la fois producteurs et exportateurs de blé.
(Avec AFP)
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