Washington remet en cause l'accord sur le nucléaire iranien

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Article mis en ligne le 13 octobre à 18h02, mis à jour le 14 octobre à 11h54.
Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi 13 octobre qu'il refusait de certifier l'accord sur le nucléaire iranien, le dénonçant comme "l'un des pires" qui soit et en martelant que Téhéran n'en respectait pas l'esprit.
Sa décision ne revient pas à dénoncer l'accord de Vienne, emblématique de la présidence Obama, mais laisse 60 jours au Congrès pour décider s'il y a lieu de rétablir les sanctions levées dans le cadre de sa mise en oeuvre, ce qui violerait les termes du Pacte global d'action conjoint (PGAC) et scellerait probablement son arrêt de mort.
Il s'agit d'apporter une réponse aux initiatives déstabilisatrices que mènent les Pasdaran au Proche-Orient, avait expliqué avant l'allocution de Trump le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson à des journalistes.
Réagissant à ses propos, son homologue iranien a assuré que Téhéran continuerait à respecter le PGAC tant qu'il répondrait aux intérêts nationaux, mais a également annoncé de nouveaux efforts dans le domaine balistique, en dépit des pressions américaines.
A Vienne, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a pour sa part rappelé que l'Iran faisait l'objet du "régime de vérification nucléaire le plus solide" et respectait l'accord sur son programme.
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La décision de Donald Trump le met en porte-à-faux avec les autres signataires du PGAC, à savoir France, Grand-Bretagne, Allemagne, Chine et Russie, qui ont tous réaffirmé leur attachement au respect de l'accord. Après le discours de Trump, Paris, Londres et Berlin ont exprimé leur préoccupation et ont mis les Etats-Unis en garde contre les risques qu'induirait le rétablissement des sanctions.
Dans un communiqué commun, le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et la Première ministre britannique Theresa May disent toutefois partager les inquiétudes de Washington sur le programme balistique de la République islamique comme sur ses activités déstabilisatrices au Proche-Orient et se déclarent prêts à prendre "de nouvelles mesures" pour y répondre.
L'Elysée fait par ailleurs savoir qu'Emmanuel Macron a eu un entretien téléphonique avec Hassan Rohani et a plaidé pour le strict respect des disposition du PGAC. Le chef de l'Etat a aussi prôné "le dialogue et les progrès sur des sujets" qui n'en relèvent pas "mais qui sont fondamentaux dans le contexte stratégique actuel". Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian se rendra à Téhéran "dans les prochaine semaines", ajoute la présidence.
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"Un déplacement en Iran du président, à l'invitation du président Rohani, a été envisagé", ajoute l'Elysée. La présidence iranienne a elle évoqué sur son site une visite "l'année prochaine". La dernière visite à un si haut niveau remonte à 1971, quand le Premier ministre Jacques Chaban-Delmas était venu pour la célébration des 2.500 ans de la Perse par le Chah.
(Avec AFP et Reuters)
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