L’Inrae de Corse, fleuron international de la recherche sur les agrumes
Jean-Marc Rafaelli
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L’Inrae travaille à la diversification des agrumes et à leur adaptation au changement climatique.
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L’Inrae travaille à la diversification des agrumes et à leur adaptation au changement climatique.
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Clémentines, oranges, citrons, pomelos, cédrats, un panier de fruits qui se décline lui-même en une multitude de variétés : c'est à San Giuliano, en Costa Verde, sur la plaine orientale de la Corse, que se déploie, sur treize hectares à ciel ouvert, le deuxième plus grand conservatoire d'agrumes au monde - riche de plus de 1 100 variétés - après le jardin botanique universitaire de Riverside, en Californie. Amorcée il y a soixante ans, cette collection a été constamment enrichie par les chercheurs et perfectionnée par des greffes expérimentales et des plants successifs en étroite association avec les exploitants agrumicoles.
Un immense savoir engrangé au fil des décennies qui pourrait bientôt connaître une consécration universelle avec inscription au patrimoine immatériel de l'Unesco. Toutefois, exposées à des risques exogènes, maladies, parasites et autres aléas naturels, les essences les plus précieuses sont installées sous une arche-serre de 1 300 mètres carrés actuellement en travaux, qui sera terminée d'ici l'été prochain. Un dispositif qui a nécessité un investissement de 1,5 million d'euros cofinancé par l'État et l'Institut de San Giuliano.
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Symbole de l'agrumiculture corse, la clémentine, qui avait entamé un déclin vertigineux dans les années 1980, entraînant la faillite de nombreuses exploitations, a bénéficié d'un nouvel élan sous l'impulsion de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) de Corse jusqu'à l'obtention du label IGP** en 2007. Aujourd'hui, la clémentine sans pépins et agrémentée de ses belles feuilles vert émeraude fait l'objet d'une exportation annuelle de quelque 34 000 tonnes.
Jean-Marc Rafaelli