Comment Attal va gérer les affaires courantes

Nicolas Prissette
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Gabriel Attal à l’Assemblée nationale le 5 juin 2024.
© LTD / XOSE BOUZAS/HANS LUCAS

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Gabriel Attal à l’Assemblée nationale le 5 juin 2024.
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Dans les cabinets ministériels, on commence à s'ennuyer ferme. Un conseiller observe son patron qui tourne en rond dans son bureau en râlant. « C'est moche, un ministre qui s'emm... » Les choses vont se clarifier cette semaine. Emmanuel Macron validera mardi la démission de Gabriel Attal. Le plus jeune locataire de Matignon de l'histoire a remis sa lettre de départ lundi dernier au président de la République, qui l'avait refusée. Il l'acceptera, par nécessité. En étant démis de leurs fonctions de manière officielle, les 17 ministres élus aux législatives pourront siéger et voter à l'Assemblée dès jeudi, quand l'hémicycle désignera ses postes clés. Chaque voix va compter dans un rapport de force qui s'annonce tendu. Jusqu'ici, ces ministres maintenus ne pouvaient pas exercer de mandat parlementaire, en vertu de la séparation des pouvoirs.
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Pour autant, il est probable que Gabriel Attal et son équipe restent encore en place pendant... un certain temps. Tant qu'ils ne sont pas remplacés, les membres d'un gouvernement démissionné sont tenus de gérer « les affaires courantes ». Leur tâche consiste à s'assurer que l'État fonctionne correctement, et rien de plus. Ils conservent leur bureau et leurs collaborateurs.
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