Immigration : le bulldozer Bruno Retailleau
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Vendredi à Menton, le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a rencontré la police des frontières italienne.
LTD/Valery HACHE / AFP
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Vendredi à Menton, le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a rencontré la police des frontières italienne.
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Le plus exténuant, ce sont les alertes. Bruno Retailleau en reçoit des centaines sur son smartphone chaque jour. Crises à traiter, informations sensibles, drames, demandes d'arbitrage... tout y passe. L'ancien patron de la droite sénatoriale, insomniaque et hyperactif notoire, s'attendait-il à un tel rythme en entrant à l'hôtel de Beauvau il y a un mois ? Un interlocuteur récent, qui le connaît bien, l'a trouvé déterminé, mais sur les rotules.
« Je me rends compte à quel point c'est le ministère des emmerdements », lui a soufflé le Vendéen. Auprès des médias et de ses collègues de l'exécutif, aucun doute ne transparaît. Bruno Retailleau veut « cranter », imprimer sa marque autoritaire, avancer tel un rouleau compresseur. « C'est un vrai ministre de cohabitation avec Emmanuel Macron, contrairement à d'autres, se réjouit un fidèle. Ça lui laisse une grande liberté. Donc il se dit, "je ne me mettrai aucun frein". »
Depuis le 21 septembre, le ministre de l'Intérieur s'est exprimé dans la quasi-totalité de la presse et des chaînes nationales. Cette saturation de l'espace a été pensée, voulue. Dans ce flot, il y a eu de nombreuses annonces dans les domaines réglementaire, diplomatique, mais aussi législatif. Toutes nourrissent les mêmes desseins : réduire l'insécurité et rendre les frontières de la France moins perméables aux flux migratoires extraeuropéens.
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« Sauf qu'il dit tellement de trucs qu'on ne sait pas ce qui a été validé ou non par Matignon », s'agace une ministre. Il a fallu que Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, confirme dimanche dernier qu'une nouvelle loi sur la maîtrise de l'immigration serait présentée devant le Parlement début 2025 pour que tout le monde se le tienne pour dit. « Il y aura un texte, mais on ne sait pas encore quand ni sur quoi, précise un conseiller du Premier ministre. En tout cas, ce sera impossible de faire voter quelque chose avant février. »
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