Immigration : le crash-test du gouvernement
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La Première ministre et le ministre de l’Intérieur, à Coubert (Seine-et Marne), le 17 juillet 2023.
© Geoffroy Van der Hasselt / POOL / AFP)
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La Première ministre et le ministre de l’Intérieur, à Coubert (Seine-et Marne), le 17 juillet 2023.
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Dans l'équation qui s'ouvre à l'Assemblée nationale, la tribune signée par 17 députés LR que publie La Tribune Dimanche est une donnée à prendre en compte. Elle est le signe que les 62 élus Les Républicains au Palais-Bourbon vont aborder divisés l'examen du projet de loi sur l'immigration en commission des lois à partir de demain et dans l'hémicycle à compter du 11 décembre.
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Dans ce texte (à lire ici), les 17 signataires affichent clairement leurs divergences avec la stratégie d'opposition frontale arrêtée par Éric Ciotti et Olivier Marleix. Le président du parti et le patron du groupe à l'Assemblée se montrent critiques vis-à-vis de la version du texte de Gérald Darmanin remaniée en grande partie par les sénateurs LR avant d'être adoptée le 14 novembre. Eux la qualifient de « solide », affichant leur satisfaction quant à la réécriture de la disposition sur les métiers en tension. Éric Ciotti et Olivier Marleix ont fait d'une révision de la Constitution afin de permettre l'organisation d'un référendum sur les questions migratoires un « préalable ». « Cette évolution constitutionnelle nécessaire ne saurait justifier de rejeter des améliorations législatives concrètes », estiment pour leur part les auteurs de la tribune, à l'initiative du député de Seine-et-Marne Jean-Louis Thiériot, mettant en avant leur « esprit constructif pour parvenir à un point d'équilibre qui serve l'intérêt des Français », et rendant désormais impossible pour le duo Ciotti-Marleix le dépôt d'une motion de censure.