Le RN cherche sa ligne budgétaire
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Sur le sujet du budget à l'Assemblée nationale, le RN navigue à vue.
LTD/ FRANÇOIS BOUCHON/Figarophoto
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Sur le sujet du budget à l'Assemblée nationale, le RN navigue à vue.
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Depuis son bureau, Renaud Labaye surveille les va-et-vient dans l'hémicycle. Le secrétaire général du groupe Rassemblement national à l'Assemblée repère les moments où Marine Le Pen vient siéger. Il sait qu'en cette période budgétaire chaotique, l'assiduité de la cheffe des députés RN est inégale. La faute au procès des assistants parlementaires européens du vieux Front, où elle assure sa propre défense. L'élue du Pas-de-Calais a été plus présente en fin de semaine, notamment pour faire voter - avec succès - une baisse de la contribution financière de la France à l'UE. Cette victoire symbolique de l'extrême droite n'empêche pas un lieutenant mariniste de s'agacer : « Elle est trop au tribunal, du coup c'est le bordel. »
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Le même rappelle au passage que Jordan Bardella, président du parti, campe essentiellement au QG parisien, quand il n'est pas contraint de se rendre au Parlement européen. « À l'Assemblée, le groupe prend des décisions seul, poursuit notre source, il n'y a pas de coordination claire. » Un récent couac a illustré le problème. Entre le mercredi 17 octobre, durant l'examen en commission de la partie « recettes » du projet de loi de finances, et le mercredi suivant, en séance publique, la formation nationaliste a exécuté une de ces pirouettes dont elle a le secret. Elle concerne le prélèvement forfaitaire unique (PFU) - communément appelé « flat tax » - instauré par Emmanuel Macron en 2018 afin que les revenus du capital soient moins imposés que ceux du travail.