Macron veut toujours une coalition

Nicolas Prissette
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Emmanuel Macron au sommet de la Communauté politique européenne, jeudi au Royaume-Uni.
© LTD / Ludovic MARIN / AFP

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Après le deal avec la droite, la main tendue à gauche. Emmanuel Macron espère toujours qu'une majorité « solide » pourra émerger du Palais-Bourbon et soutenir un futur gouvernement, comme il l'a écrit il y a onze jours dans sa « Lettre aux Français ». Le bloc central a déjà passé un accord avec LR, permettant la réélection de Yaël Braun-Pivet au perchoir ce jeudi. Le plus difficile reste à faire : convaincre l'autre bord de discuter.
Le président de la République attendait « la structuration » de l'Assemblée nationale pour y voir plus clair. À la veille du week-end, les votes pour la présidence et le bureau ont permis à l'Élysée de compter les soutiens et d'évaluer les oppositions. « La droite a respecté le deal, il n'a pas manqué une voix pour Braun-Pivet », souligne un député proche du chef de l'État.
Autre constat, le rapport des forces était, jeudi soir, en défaveur de la gauche. « Il est démontré que la majorité relative la plus nombreuse est constituée du bloc central avec la droite républicaine », appuie un conseiller. Ce qui écarterait l'hypothèse d'un Premier ministre issu des rangs du Nouveau Front populaire. « Le barycentre est au centre-centre-droit », soulignent à l'unisson d'autres visiteurs du chef de l'État.
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Mais on mesure toujours, à l'Élysée comme au groupe Ensemble pour la République (EPR, le nouveau label de la « majorité » présidentielle), que cela ne suffit pas pour mettre le futur gouvernement à l'abri de la première motion de censure venue. « Le président de la République souhaite toujours une majorité stable, le plus solide possible », insiste son entourage. Une figure de LR partage l'analyse : « L'accord de Laurent Wauquiez avec les macronistes ne crée pas suffisamment de stabilité pour que l'on puisse gouverner. »
Nicolas Prissette
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