Emmanuel Macron est revenu très satisfait de sa visite surprise dans le Doubs mardi à l'abri de tout micro et de toute caméra. Afin qu'aucun journaliste n'en soit informé, il avait exigé de son équipe la confidentialité absolue. Aucun ministre n'était ainsi au courant. Au lendemain de la crise paysanne, le chef de l'État tenait à avoir un échange sans filtre avec Arnaud Gaillot, le patron des Jeunes Agriculteurs, au sein de son exploitation de
140 hectares à Bouclans. Sur place, pendant trois heures et demie, il a discuté avec une demi-douzaine d'agriculteurs et d'agricultrices. À son retour au Palais, il a demandé à ses services de vérifier le nombre de préfets qui avaient enclenché des discussions avec les syndicats agricoles afin de concrétiser le « mois de simplification » que le gouvernement a proposé. Avant son arrivée à Bouclans, Emmanuel Macron avait fait une halte surprise dans un bar-tabac et discuté avec les clients. À l'avenir, l'Élysée veut privilégier ce type de discussion directe avec les Français. Le déplacement dans le Doubs a donc servi de test. Mais son format a aussi fait des dégâts. Arnaud Rousseau, le patron de la FNSEA, a été très fâché d'apprendre après coup cette visite au leader des JA.