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ÉconomiePrésidentielle 2017

Benoît Hamon en cinq dates clés : de l'UNEF à la présidentielle

Photo de Grégoire Normand

Grégoire Normand

Publié le 30 janvier 2017 à 12:54 - Mis à jour le 30 janvier 2017 à 12:58

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[Chronologie] Benoît Hamon vient de remporter la primaire citoyenne devant Manuel Valls avec plus de 58,65% des suffrages. L'ancien ministre du gouvernement Ayrault a gravi tous les échelons du parti socialiste depuis plus de trois décennies. Retour sur le parcours de ce breton aux réseaux très étendus.

Le candidat du parti socialiste à la présidentielle est né en Bretagne dans le Finistère en 1967. Après une enfance et une adolescence partagées entre la Bretagne, le Kremlin-Bicêtre en Île-de-France et le Sénégal, il va s'engager politiquement au début de sa vie estudiantine à l'université de Bretagne occidentale (UBO).

1986 : premiers engagements et construction d'un réseau

En 1986, le secrétaire d'Etat à l'enseignement supérieur et à la recherche Alain Devaquet a travaillé sur un projet de réforme universitaire qui prévoit entre autres une sélection à l'entrée de la fac pour les nouveaux étudiants. Le jeune Benoît Hamon prend part aux différentes manifestations et commence à se construire un réseau. Il s'engage notamment auprès du syndicat Unef en passant par SOS Racisme et son mouvement "Touche pas à mon pote". En 1987, il adhère au parti socialiste.

1993-1995 : de l'influence rocardienne au MJS

Michel Rocard au poste de premier secrétaire du parti socialiste en 1993 et son équipe. A gauche de la photo, Benoît Hamon alors âgé de 26 ans et à droite, Manuel Valls âgé de 31 ans. Crédits : Marc Riboud/Facebook. Photo mise en ligne par le politologue Laurent Bouvet.

L'ancien Premier ministre Michel Rocard a exercé une influence sur Benoît Hamon lors de ses débuts au parti socialiste comme en témoigne ce tweet du candidat à la présidentielle après le décès de M.Rocard l'année dernière.

Benoît Hamon et les jeunes socialistes : Campagne présidentielle de 1995. Crédits :INA

Après avoir été assistant parlementaire du député PS de Gironde Pierre Brana, Benoît Hamon obtient la présidence du mouvement des jeunes socialistes entre 1993 et 1995. Le MJS se refonde à partir de 1993 sur une volonté d'autonomisation vis à vis du parti socialiste. La direction du PS emmenée par Rocard accorde cette autonomie. La présidence de Benoît Hamon lui permet de tisser des liens solides et un réseau de soutiens important notamment pour la campagne de la primaire citoyenne plus de 20 ans après. Beaucoup vont parler de "bébés Hamon" pour ceux qui passent à la direction du MJS à ce moment là.

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1997-2000 : Conseiller au cabinet de Martine Aubry alors ministre de l'emploi

Benoît Hamon et Martine Aubry à Marseille en octobre 2008. Crédits : REUTERS/Jean-Paul Pelissier.

Deux ans après avoir participé à la campagne de Lionel Jospin en 1995, Benoît Hamon obtient un poste de conseiller technique chargé de l'emploi des jeunes au cabinet de la ministre de l'Emploi Martine Aubry au moment de l'alternance. Quelques années plus tard, l'ancienne ministre qui devient sa "marraine en politique" va lui offrir le poste de porte-parole du parti socialiste en 2008 quand elle devient première secrétaire. A partir de 2000, il va travailler pour l'institut de sondages Ipsos, jusqu'en 2004, comme directeur du planning stratégique.

2012-2014 : ministre Délégué dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault

L'ancien ministre de l'Economie Pierre Moscovici et Benoît Hamon en octobre 2012. Crédits : REUTERS/Gonzalo Fuentes.

Juste après la victoire de François Hollande à la présidentielle de 2012, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault nomme Hamon comme ministre délégué chargé de l'économie sociale et solidaire (ESS) auprès de Pierre Moscovici, alors ministre de l'Economie. Il va faire adopter une loi qui définit le périmètre de l'ESS en intégrant l'entrepreneuriat social. Elle présente également des dispositions visant à favoriser le financement des entreprises de l'économie sociale. En avril 2014, lors d'un remaniement,  il est nommé ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement Valls.

Mais à la fin du mois d'août 2014, il annonce qu'il ne participera pas au gouvernement Valls à la rentrée après seulement 147 jours rue de Grenelle. Il avait déclaré sur le plateau de France 2 : "Il aurait été incohérent que je reste" signifiant ainsi son désaccord avec les orientations économiques de son gouvernement. 

Août 2016 : candidature à la primaire socialiste

Benoît Hamon lors d'un meeting à Paris en décembre 2016. Crédits :  REUTERS/Benoit Tessier.

A la fin de l'été 2016, l'ancien ministre socialiste a annoncé sa candidature proposant une "alternative" alors que "les quinquennats se succèdent, les hommes providentiels aussi, mais [que] les problèmes essentiels des Français restent sans solution." Celui qui n'était pas favori dans les sondages a finalement remporté le scrutin dimanche 30 janvier au terme d'une campagne dominée notamment par le thème du revenu universel. 

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>> Lire aussi : Le revenu universel, une "proposition réaliste" ?

Grégoire Normand

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