Brexit : l'ultimatum de l'Ecosse à Londres

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Theresa May (à gauche) a rencontré Nicola Sturgeon à Edimbourg. Mais la tension anglo-écossaise demeure.
Theresa May (à gauche) a rencontré Nicola Sturgeon à Edimbourg. Mais la tension anglo-écossaise demeure. (Crédits : RUSSELL CHEYNE)
La première ministre écossaise Nicola Sturgeon propose que l'Ecosse fasse partie de l'UE et du Royaume-Uni après le Brexit. Une option inspirée du statut du Groenland vis-à-vis du Danemark. En cas de refus de Londres, elle menace d'organiser un nouveau référendum sur l'indépendance dès 2017.

Nicola Sturgeon, la chef du gouvernement écossais, maintient la pression sur Londres. Vendredi 15 juillet, la nouvelle première ministre britannique Theresa May, s'est rendue à Edimbourg pour rencontrer Nicola Sturgeon. Un geste d'apaisement envers l'Ecosse qui, le 23 juin, a voté à 62 % pour le maintien dans l'Union européenne, alors que le Royaume-Uni dans son ensemble a voté à 52 % pour une sortie de l'UE.

Main tendue de Londres à Edimbourg

A l'issue de cette rencontre, Theresa May s'est engagée à ne pas utiliser l'article 50 du traité de l'UE, qui permet d'en sortir, avant d'avoir défini une position « britannique » sur la stratégie à mener. Autrement dit avant d'avoir intégré dans la position du gouvernement celle des autorités des trois nations autres que l'Angleterre (qui ne dispose pas d'autorité propre), et particulièrement de l'Ecosse.

Pour Nicola Sturgeon, cet engagement est important : il donne de fait une forme de droit de veto à l'Ecosse sur l'article 50, ce qu'elle a volontiers reconnu implicitement. Un droit qui, s'il ne lui permettra pas de stopper le Brexit, lui permettra de dicter ses conditions à l'UE - pressée d'ouvrir les négociations - et au gouvernement britannique - qui s'est engagé à réaliser le Brexit. Grâce à Theresa May, Holyrood, le siège du pouvoir écossais, dispose d'un nouveau moyen de pression.

L'exemple du Groenland

Lors de l'émission télévisée dominicale d'Andrew Marr sur la BBC ce 17 juillet, Nicola Sturgeon a ainsi reconnu ne pas exclure une solution où l'Ecosse pourrait demeurer à la fois dans l'Union européenne et dans le Royaume-Uni, alors que le reste de ce pays ne serait plus dans l'UE. Cette solution est évoquée depuis le 23 juin et est inspirée de certains précédents, comme celui du Danemark et du Groenland.

En 1983, les habitants du Groenland, territoire autonome danois, avaient demandé à sortir de l'UE suite à des querelles sur des zones de pêche. En 1985, la grande île avait ainsi quitté l'UE formellement, alors que le Danemark y restait et que le Groenland continuait à faire formellement partie du royaume nordique.

Depuis, les autorités de Nuuq, la capitale du Groenland, ont gagné de plus en plus d'autonomie. Seule la politique étrangère, particulièrement celle relevant de la défense, reste l'apanage exclusif de Copenhague. Pour le reste, le pouvoir danois n'a plus guère son mot à dire dans la politique groenlandaise. Ceci a permis d'éviter l'indépendance du Groenland, mais cette province est clairement de plus en plus étrangère au Danemark. Pour le royaume nordique, cet abandon de l'idée indépendantiste (qui revient parfois, cependant, lors des élections) a un prix élevé :  le Danemark finance encore une partie des dépenses publiques de Nuuq et le Groenland envoie 2 députés sur les 179 du Folketing, le parlement danois, qui participent en théorie à la définition de la politique danoise.

Un statut complexe à définir

Un schéma du même type pour l'Ecosse serait-il pensable ? Ceci appelle plusieurs remarques. D'abord, dans le cas danois, c'est la « métropole » qui est dans l'UE, ici, ce sera la « province ». L'Ecosse appartiendra à un ensemble plus grand que le Royaume-Uni, ensemble que ce pays a clairement rejeté. La cohabitation s'annonce complexe : l'Ecosse sera plus faible dans le Royaume-Uni, mais pourra s'appuyer sur un ensemble supposé plus fort. Inévitablement, ceci pourrait déboucher sur des tensions.

De quoi déplaire à Londres

Du reste, cette solution supposera des changements considérables sur le plan constitutionnel au Royaume-Uni et dépendra largement des modalités de sortie de l'UE du pays. Si le Royaume-Uni ne dispose pas d'un accès au marché unique et de la libre-circulation avec l'UE, il faudra établir des contrôles sur les borders, la frontière entre l'Ecosse et le reste du Royaume-Uni. Il faudra déterminer en cas de conflit quelle législation aura la priorité entre celle de l'UE et celle du Royaume-Uni, et dans quels domaines. Ceci risque de faire grincer bien des dents à Londres.

D'autant qu'il faudra continuer de réserver 56 sièges sur 650 à l'Ecosse à la Chambre des Communes, ce qui représente 8,6 % du total (le Groenland ne pèse que pour 1,1 % du Folketing). L'Ecosse, membre de l'UE participera donc à la confection de la politique hors-UE du Royaume-Uni. Là encore, on imagine la grimace des Conservateurs anglais et de certains partis comme le UKIP.

Vers une dérive écossaise loin du Royaume-Uni ?

Le processus sera donc très complexe et, inévitablement, la question de la nature de l'appartenance de l'Ecosse au Royaume-Uni se posera. Il y aura de fait deux Royaume-Uni : l'un spécifique à l'Ecosse, l'autre regroupant Pays de Galles, Angleterre et Irlande du Nord comme aujourd'hui. Progressivement, la situation de l'Ecosse sera proche des « dépendances de la couronne », comme l'île de Man ou les îles anglo-normandes qui ne font ni partie du Royaume-Uni, ni de l'UE. Leur lien avec Londres se résument à des accords monétaires, politiques et commerciaux et à la reconnaissance du monarque comme souverain (dans les îles anglo-normandes au titre de « Duc de Normandie »).

Rendre l'indépendance inévitable ?

C'est, du reste, peut-être le but de la première ministre écossaise, chef du parti nationaliste SNP : séparer de fait l'Ecosse avant de la séparer de droit. Rendre inévitable progressivement le saut indépendantiste en construisant une solution intenable, mais qui aura conduit à séparer l'Ecosse du reste du Royaume-Uni.

Pas de veto écossais

Face à ce risque et à celui de faire durer indéfiniment le processus écossais préalable à l'ouverture de l'article 50, le nouveau « ministre britannique du Brexit », David Davis a haussé le ton et indiqué que l'Ecosse ne disposait pas d'un droit de veto. Il a précisé la démarche de Theresa May dimanche dans une interview à Sky TV:

« Le but est de prendre en compte les inquiétudes des gens qui ont voté pour le maintien dans l'UE (...) et nous ferons ce que nous pourrons pour cela. Mais ils ne peuvent pas avoir de veto parce que nous avons eu 17,5 millions de personnes qui nous ont donné un mandat et nous ont dit ce que nous devons faire. Nous ne pouvons pas leur désobéir. »

Pas de double appartenance pour Londres

David Davis a rejeté, de plus, l'option d'une Ecosse britannique et membre de l'UE. « Je ne crois pas que cela marche. Un de nos défis les plus importants est de traiter de la frontière avec l'Irlande et nous n'allons pas créer d'autres frontières à l'intérieur du Royaume-Uni », a-t-il insisté. Bref, Londres a ouvert la porte aux discussions non pas sur le Brexit, mais sur la voie à suivre. David Davis prévient donc : même sans l'accord de l'Ecosse, l'article 50 pourrait être activé en décembre.

Dilemme pour Theresa May

Face à cette réponse, Nicola Sturgeon a prévenu dimanche que c'était « pour cette raison qu'elle préparait un second référendum sur l'indépendance en 2017 ». Autrement dit, Holyrood pose un ultimatum : ou l'Ecosse reste, d'une façon ou d'une autre dans l'UE, ou il y aura un processus de sécession. «

 L'Ecosse n'est pas une région du Royaume-Uni, c'est une nation, et elle a fait le choix de rester dans l'UE », a indiqué Nicola Sturgeon.

Cette menace est sérieuse pour Londres : dans les jours qui ont suivi le vote du 23 juin, les sondages ont donné plus de 55 % de « oui » à l'indépendance. Londres risque donc de devoir choisir entre le Brexit et l'indépendance écossaise.

Référendum unilatéral ?

En réalité, la situation est plus complexe. Le référendum de 2014 avait été accepté par Londres qui s'était engagée à reconnaître le résultat à l'issue d'un accord avec le gouvernement écossais. Cette fois, il n'est pas certain que Theresa May accepte le même processus. L'Ecosse en sera réduite à organiser un référendum unilatéral qui ne sera pas reconnu par le Royaume-Uni. Une grave crise politique pourrait en découler et ceci pourrait affaiblir le camp de l'indépendance en ajoutant de l'incertitude à l'incertitude. D'autant que l'économie écossaise, dépendante du pétrole, n'est pas au mieux.

Veto espagnol

Surtout, rien ne garantit une « bonne volonté européenne ». Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, s'est fait taper sur les doigts pour avoir reçu après le Brexit Nicola Sturgeon, ce qu'a refusé de faire Donald Tusk, le président du Conseil de l'UE. Dans la foulée, l'Espagne et la France ont annoncé qu'ils refuseraient toute entrée simplifiée de l'Ecosse dans l'UE. En cas de référendum unilatéral ou de déclaration unilatérale d'indépendance, l'Ecosse risque de rencontrer un refus européen, alimenté par Madrid. En Catalogne, les Indépendantistes réfléchissent en effet à de tels moyens pour se séparer de l'Espagne. Le royaume ibérique ne peut accepter en Ecosse ce qu'il refuse en Catalogne. Bref, la stratégie de Nicola Sturgeon est pleine d'audace, mais elle a des faiblesses.

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a écrit le 27/07/2016 à 16:42 :
Vous avez l'air d'oublier aussi le titre du Prince consort Philip, marié à la Reine ... et Duc d'Edimbourgh ...
Réponse de le 27/07/2016 à 23:11 :
Elizabeth est reine du Canada, d'Australie et de Nouvelle -Zélande (entre autres...) et ça n'empêche pas ces pays être gérés indépendamment et en dehors du Royaume-Uni !!!
a écrit le 20/07/2016 à 17:32 :
On peut imaginer une UE des nations et une UE des régions ; difficile concrètement, mais on peut rêver.
a écrit le 18/07/2016 à 16:07 :
Après toute leurs protestations pour le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie (toujours pas reconnu par l'UE, ça promet pour l’Écosse), je suis bien curieuse de voir ce que Juncker, Tusk (et H. Clinton) & co vont nous sortir du chapeau
Réponse de le 18/07/2016 à 18:26 :
Le respect de la démocratie n'est pas du tout le même entre l'écosse, et la Russie !
par ailleurs, au mépris des règles internationales, la Russie a unilatéralement modifié ses frontières avec l'Ukraine !
Rien de tout cela en écosse...
Réponse de le 18/07/2016 à 22:21 :
"la Russie a unilatéralement modifié ses frontières avec l'Ukraine".
Excellent, sauf que le référendum n'a pas été organisé en Russie, mais en Crimée.
Exactement ce que menace de faire Nicola Sturgeon.
Pensez vous que les Écossais vont demander la permission aux autres citoyens Britanniques pour se détacher du Royaume ?
Ce serait une solution élégante, de plus une solution qui serait acceptable pour les Espagnoles, et c'est ce que nous Français, avions organiser pour la Nouvelle-Calédonie (référendum du 6 novembre 1988 sur l'autodétermination en Nouvelle-Calédonie).
Monsieur, ou Madame, ce n'est pas en faisant pareil (référendum uniquement dans la région concerné, Écosse, Crimée, Catalogne) qu'on peux accuser les autres d'unilatéralité et évoquer les règles internationales. Il faut être irréprochable, faire mieux, et être réellement démocrate, pour se permettre la critique.
a écrit le 18/07/2016 à 14:08 :
Il ne faut pas surinterpréter le référendum de 2005
1) parce que le "non" de 2005 a finalement recueilli moins de suffrages que Sarkozy 2 ans plus tard, qui s'était engagé à faire voter un nouveau traité par voie parlementaire. L'incapacité des nonistes à faire émerger une offre politique alternative crédible n'a pas abouti à une candidature (normal, le camp du non était un assemblage totalement hétéroclite de gens d'opinions diamétralement opposées, du FN à l'extrême gauche en passant par nombre d'opportunistes de gauche et de droite), finalement c'est celui qui a été le moins ambigu sur l'UE qui a été élu.
2) parce que suite au référendum de 2005 la France n'a pas ratifié le TCE ; le mandat du référendum a été respecté à la lettre.
3) parce que le traité de Lisbonne adopté en 2008 était effectivement différent du TCE ; par exemple il ne contient pas la charte des droits fondamentaux.
4) que le "non" au TCE ne peut pas être interprété comme un "non" définitif à tout traité européen.
Réponse de le 18/07/2016 à 15:43 :
Encore des certitudes.... Le TCE a été rejeté car il incorporait des préceptes néolibérale dans le traité (alors que ça devrait rester dans la sphère du débat politique). Et ils y sont encore dans le traité de Lisbonne (souvenez vous de la phrase de Juncker sur les choix démocratique face aux traité !).
Comme toujours, on reconnais un Européiste à ses problèmes avec la Démocratie.
Réponse de le 27/07/2016 à 11:46 :
" Le TCE a été rejeté car il incorporait des préceptes néolibéraux dans le traité " Ah oui, lesquels par exemple ? Et vous savez bien que sans l'argument fallacieux selon lequel le TCE aurait de facto impliqué l'adhésion de la Turquie à l'UE, le "non" n'aurait jamais pu l'emporter. De toutes façons l'expérience prouve que la Turquie fait, depuis le raidissement d'Erdogan, tout ce qu'il faut pour ne jamais être admise dans l'UE.
a écrit le 18/07/2016 à 13:59 :
Il n'y a aucun point de comparaison possible entre Ecosse et Catalogne.
1) Il n'y a aucune volonté espagnole de quitter l'UE.
2) Il n'y a pas de nation catalane.
Réponse de le 18/07/2016 à 15:36 :
Les Européistes ont toujours de petite certitude, mais elles sont démenti les unes après les autres (Aujourd'hui toute les bourses Européenne baissent, celle du Royaume uni au plus haut de l'année !! On attends encore la panique boursière).
Tsouin, Tsouin, aujourd'hui "il n'y a pas de nation Catalane"
Avez vous jamais parlé avec un Catalan??
Réponse de le 26/07/2016 à 11:44 :
@ Michèle

Si vous considérez que la bourse est un reflet digne de foi de la situation d'un pays, libre à vous. Le CAC40 est presque à 4800 points, et ça change quoi pour vous ? La faiblesse de la livre me semble être un critère bien plus pertinent pour le commun des mortels.

Et il n'y a en effet pas de nation catalane. Inutile d'en parler à quelqu'un se disant catalan, il est trop partisan pour être objectif. Cela dit je ne pense pas non plus qu'il existe une nation écossaise, vaticane, bavaroise, flamande, monégasque ou luxembourgeoise. Ce sont des querelles de clocher.
a écrit le 18/07/2016 à 11:16 :
Ah ces politiciens qui respectent mais surtout instrumentalisent les résultats des referendums quand ça les arrange et quand ceux-ci ne les arrangent pas les ignore comme en 2005 pour le référendum français sur le traité constitutionnel européens.

L'interminable mais surtout minable bal des hypocrites.
a écrit le 18/07/2016 à 10:00 :
Même en cas de référendum unilatéral en Ecosse, celui-ci a peu de chance de pencher pour l'indépendance car la situation économique et budgétaire de l'Ecosse est mauvaise (pire que celle du R-U dans son ensemble), à cause notamment de la déconfiture pétrolière. De plus resterait en suspens la question monétaire: le R-U ne laisserait certainement pas à l'Ecosse indépendante la livre sterling, elle devrait donc rejoindre l'UE et...l'euro, avec toutes les contraintes et les pertes de souveraineté que cela engendrerait !!...très peu attractif pour l'électeur écossais pour se lancer dans l'indépendance !
Réponse de le 18/07/2016 à 17:55 :
Pour résumer, les Écossais devront choisir entre la démocratie implanté à Londres, et celle à Bruxelles.
Bon courage, un petit voyage en Grèce devrait leur ouvrir les yeux.
L'Europe, c'est The Winner take all (je ne sais pas le traduire en Allemand).
a écrit le 18/07/2016 à 7:32 :
Il n'est pas question que la GB garde un peids dans l'union europeen par l'intermédiaire de ce pays ( l'Écosse ). Pour l'Angleterre s'est avec ou contre nous, ils avez le choix, ils ont choisie.... Ensuite pour l'Écosse, actuellement ce pays n'existe pas , tous comme certaine region plus ou moins autonome en Europe.... Donc si l'Écosse souhaite devenir membre de l'union, elle gagne sont indépendants pacifiquement , puis elle fait une demande pour intégré l'union.....
a écrit le 18/07/2016 à 7:32 :
Il n'est pas question que la GB garde un peids dans l'union europeen par l'intermédiaire de ce pays ( l'Écosse ). Pour l'Angleterre s'est avec ou contre nous, ils avez le choix, ils ont choisie.... Ensuite pour l'Écosse, actuellement ce pays n'existe pas , tous comme certaine region plus ou moins autonome en Europe.... Donc si l'Écosse souhaite devenir membre de l'union, elle gagne sont indépendants pacifiquement , puis elle fait une demande pour intégré l'union.....
a écrit le 18/07/2016 à 7:32 :
Il n'est pas question que la GB garde un peids dans l'union europeen par l'intermédiaire de ce pays ( l'Écosse ). Pour l'Angleterre s'est avec ou contre nous, ils avez le choix, ils ont choisie.... Ensuite pour l'Écosse, actuellement ce pays n'existe pas , tous comme certaine region plus ou moins autonome en Europe.... Donc si l'Écosse souhaite devenir membre de l'union, elle gagne sont indépendants pacifiquement , puis elle fait une demande pour intégré l'union.....
a écrit le 17/07/2016 à 22:35 :
Pour obtenir un soutien ibérique, et donc de l'UE, la solution pour l'écosse serait de s'associer à un pays européen, sous forme fédéral ! Mieux encore, l'irlande du nord pourrait rejoindre la république d'irlande pour rester dans l'UE... et Gibraltar pourrait rejoindre... l'Espagne !!!
la Catalogne ne pourrait ainsi suivre le même exemple, ni la corse !
Réponse de le 18/07/2016 à 12:30 :
@Facile: et pourquoi la Corse ne rejoindrait-elle pas l'Italie, la Catalogne la principauté d'Andorre, La Normandie et l'Aquitaine pourraient aussi réintégrer le giron de l'Angleterre. On pourrait aussi imaginer la réactivation du duché de Bourgogne qui s'allierait donc aux Pays-Bas. Dans la foulée et sur la base des ethnies locales, on pourrait intégrer des villes comme Marseille à l'Algérie, etc.
Réponse de le 18/07/2016 à 15:54 :
Après avoir tant vomi sur Poutine pour le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie, les mêmes proposent toute sorte de mouvement de frontière pour garder intact leur projet Européen moribond.
Réponse de le 18/07/2016 à 17:35 :
@Michèle: tout à fait. J'avais oublié celui-la pour Facile. Pourquoi ne pas rattacher le Dombass à la Russie et le le Sudetenland à l'Allemagne.
a écrit le 17/07/2016 à 20:54 :
On dirait un nouvel épisode de Games of Thrones....
a écrit le 17/07/2016 à 20:42 :
Non merci, on ne veut pas de l'Ecosse. Sinon il va falloir bientôt accueillir la Catalogne, la Corse (quoi que...), la Bretagne, le Pays Basque (les 2...), le Kosovo, l'Italie du Nord, Levallois-Perret (principauté balkanienne...), la Meuse libre... Il n'y a que les européistes pour jouer de façon irresponsable avec cette perspective d'adhésion de l'Ecosse à l'Union Européenne ! Ils préféreront une balkanisation de l'Europe à la fin de leur rêve fédéraliste...
a écrit le 17/07/2016 à 19:46 :
Les indépendantistes écossais sont naïfs : évidemment le veto espagnol sera là car ils ne peuvent laisser la Catalogne sortir de l'Espagne et "profiter" de l'UE (Et là je fais comme si je croyais en la théologie du libre-échange-forcément-créateur-de-richesses-et bonne-pour-tous). De même pour d'autres pays dont la France avec la Corse...
a écrit le 17/07/2016 à 18:43 :
Je ne crois pas en effet que l'UE va accepter, car ce serait ouvrir la boîte de pandore et déclencher un beau bordel en Europe. Quant à un nouveau référendum, les gens s'en lassent. On a vu au Québec tous ces référendums pour arriver au même résultat et on ne parle même plus de separation du Canada :-)
a écrit le 17/07/2016 à 18:25 :
LA GB quitte l'EU, l'Ecosse devient indépendante et adhère à l'EU sans les opt outs jadis consentis au R-U. voilà le deal.....OK; sinon, si l'Ecosse entre avec les mêmes dérogations, à quoi bon?
Réponse de le 17/07/2016 à 22:34 :
Ben oui
C'est la seule solution sinon c'est le bordel avec toute les regions

Dans l'article il est dit que les écossais mettent la pression sur l'Europe en N activant pas l'article 50 ou en le bloquant

C'est plutôt L inverse les incertitudes vont faire fuir tous les investisseurs du RU il faut juste les laisser mariner et négocier à notre avantage
Réponse de le 18/07/2016 à 16:01 :
Vous aurez quand même remarquer que les gouvernements de la zone Euro sont plutôt pressé de voir l'activation de l'article 50, non??
L’Écosse est un petit problème, mais l'UE aura un ÉNORME problème si dans l’intervalle (et 2 ans, c'est déjà très long) d'autre Nations organise des référendums sur l’appartenance à l'Union (Danemark, Pays Bas, France?)

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