Brexit : le scénario noir d'un "no deal" pour les exportations européennes

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La note serait bien moins lourde en cas de soft Brexit, avec un manque à gagner pour les exportateurs européens estimé à -18 milliards d'euros en un an explique Euler Hermes.
"La note serait bien moins lourde en cas de soft Brexit, avec un manque à gagner pour les exportateurs européens estimé à -18 milliards d'euros en un an" explique Euler Hermes. (Crédits : Reuters)
Le manque à gagner pour les entreprises exportatrices européennes serait de l'ordre de 33 milliards d'euros selon une récente étude de l'assureur-crédit Euler Hermes. Pour la France, les pertes sont estimées à 3,6 milliards d'euros.

Les nuages s'amoncellent au-dessus de la Manche. Alors que l'échéance approche à grand pas, les négociations se sont à nouveau envenimées la semaine dernière entre les négociateurs lors d'un sommet européen à Bruxelles. Les 27 pays de l'UE ont exigé des concessions de Londres pour arriver à un accord de libre-échange à temps pour l'appliquer l'année prochaine, quand les règles européennes cesseront de s'appliquer au Royaume-Uni. De son côté, le Premier ministre Boris Johnson a alors déclaré les pourparlers "terminés" et demandé aux Britanniques de se préparer à un "no deal", une perspective potentiellement dévastatrice pour des économies déjà ébranlées par la pandémie de Covid-19. Dans ce contexte dégradé, les économistes d'Euler Hermes dans une récente étude évaluent qu'un Brexit sans accord pourrait faire baisser les exportations européennes de 33 milliards d'euros environ dès la première année de sortie du Royaume des traités commerciaux européens. "Même si le Royaume-Uni a baissé ses tarifs à...

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Commentaires
a écrit le 22/10/2020 à 19:29 :
et 90 milliards de pertes pour la GB!...à qui s' appliquera en plus des droits de douane
5-30% pour entrer sur le continent..
étonnant que vous n' en parlez pas!
si la compensation de l' euro quitte Londres ( un comble qu' elle y soit vu que la GB ne fait pas partie de l' EURO), les dommages financiers et éco sont estimés à 25% de l' activité financière de la GB.Les écossais l' ont bien compris! eux
Réponse de le 22/10/2020 à 22:01 :
Et l' UE qui coure après la City qui affiche un e santé insolente, ça vous dit qqe chose ?
a écrit le 22/10/2020 à 19:26 :
et 90 milliards de pertes pour la GB!...à qui s' appliquera en plus des droits de douane
5-30% pour entrer sur le continent..
étonnant que vous n' en parlez pas!
a écrit le 22/10/2020 à 10:14 :
L'UE a "ses membres" attachés dans le dos par un dogme, ce qui ne lui permet pas de s'adapter et de ne voir qu'un avenir sombre!
a écrit le 22/10/2020 à 9:33 :
"Le manque à gagner pour les entreprises exportatrices européennes serait de l'ordre de 33 milliards d'euros"

Bah ils s'en foutent nos dirigeants européens que l'argent vienne d'europe, des états unis ou de chine tant qu'il tombe en grand quantité dans leurs poches, tout va bien !

Vite un frexit.
a écrit le 22/10/2020 à 8:35 :
Les européens courent après la GB et ils ont bien raison .
Le problème frontalier est a leur détriment , ils s en apercoivent , et comprennent qu ils n auront plus la main de fer , contre ceux qui les copieront à l avenir .
Quid du transport ibérique si nous fermions nos frontières pyrénéennes .
La réciprocité ne nous ferait pas grand mal car nous n exportons pratiquement plus rien
Amis européistes nos jours sont comptés .
Ainsi va la vie .
a écrit le 21/10/2020 à 22:00 :
Une majorité de Français se déclare favorable au protectionnisme, selon un sondage OpinionWay pour le Printemps de l'économie et l'Inseec U. Un chiffre en forte augmentation depuis la crise du Covid-19 et il s’agit là d’une tendance de fond qui pourrait mener à imiter les anglais ..
a écrit le 21/10/2020 à 13:57 :
Pas d'accord veux mieux qu'un mauvais accord, surtout pour l'Europe ! les Anglais n'ont fait qu'affaiblir l'Union, en l'exploitant uniquement pour leurs interrêts.
Saluons le courage des négociateurs Européens qui refusent de se prostituer devant les exigences Anglaises
a écrit le 21/10/2020 à 13:50 :
Il est grand temps que cette comédie cesse.
Chacun poursuivant son chemin sans accord ne sera pas un drame.
Les conséquences d'une absence d'accord de libre échange seront une goutte d'eau comparées à celles induites par la pandémie.
Les grands perdants seront les médias qui auront un os de moins à ronger.
L'état futur de l'économie britannique volant de ses propres ailes validera ou pas le modèle de l'UE ce qui ne pourra que rendre service à tous.
a écrit le 21/10/2020 à 13:24 :
Et de l'autre côté 'du' Manche :-) "Le manque à gagner pour les entreprises exportatrices GB serait de l'ordre de" ?
C'est plus élevé pour 27 pays qu'un seul mais ça va poser des problèmes aussi en Grande-Bretagne, j'imagine. Déjà de dépendre des importations, l'auto-suffisance en tout c'est pas possible mais l'UE a pour vertu de tout inter-imbriquer, et rendre le détricotage ardu (24h de stock de PQ en GB ? Critique si le camion est bloqué à la frontière trop longtemps). On achète où c'est produit et ne le fait plus chez soi (27 pays = un seul plus grand).
Perdant/perdant.
A voir si dans 10 ans les affaires GB prospèrent comme espéré, commerce radieux, business mondial comme avant (City démultipliée).
a écrit le 21/10/2020 à 13:07 :
La Grande Bretagne « un petit pays «  ???? Il va falloir retourner en classe !
a écrit le 21/10/2020 à 12:17 :
sur le papier , la France s'en tire toujours mieux que l'Allemagne et autres pays européens majeurs .pourtant la réalité nous est presque toujours défavorable . qu'en sera t'il avec le Brexit avec ou sans accord ?
a écrit le 21/10/2020 à 11:16 :
C'est du terrorisme intellectuel que vous rajouter a tout les déboires que subissent les peuples européens par le simple fait d'une administrations a Bruxelles! Soyez optimiste que diable! Et sortez de votre dogme pour mieux vous adapter!
a écrit le 21/10/2020 à 11:04 :
Et soudain on comprend pourquoi le Brexit est une catastrophe, pas pour les British mais bien pour les continentaux du 4ème Reich
Réponse de le 21/10/2020 à 19:44 :
Étonnant que les journalistes et les commentateurs ne mettent pas en face ce que va perdre le royaume uni : 90 milliards d export sur lequel des taxes de 15 a 30 %vont s appliquer
a écrit le 21/10/2020 à 10:45 :
Depuis le début on nous explique qu'on va punir les britanniques pour avoir décidé démocratiquement de sortir de l'union.
Ensuite, on s'est rendu compre que ce petit pays désormais seul et qui selon la théologie européiste ne pouvait pas s'en sortir seul était capable de tenir la dragée haute à l'UE pendant les négociations.
On se rend compte maintenant que non seulement les anglais nous mènent par le bout du nez mais qu'en plus nous sommes en situation de faiblesse.
L'UE est un naufrage, et la chaloupe britannique a bien fait de quitter le navire.
Au pssage, en Allemagne les ventilations nettes du plan d'aide ont été publiée à partir des négiocations de cet été: mince, la France est contributrice nette et non bénéficiaire et de loin !
Donc après nous avoir dit que le président avevc ses homologues avaient décroché un accord historique, on apprend donc que la France va devoir débourser des milliards pour l'Italie, la Bulgarie, ...
France qui comme tout le monde le sait est dans un état flamboyant.
A qui le tour ?
Réponse de le 21/10/2020 à 11:09 :
La GB sera plus pénalisée avec une sorties ans accord : baisse du PIB, de la livre et hausse de l'inflation. La France sera moins touchée que l'Allemagne et les Pays-Bas sur les exportations. L'UE est unie derrière Barnier dans les négociations. Sans l'UE où en serait la France ?
Réponse de le 21/10/2020 à 13:11 :
La Grande Bretagne «  Un petit pays «  ??? Il va falloir retourner en classe !
Réponse de le 21/10/2020 à 13:58 :
cher marc,
les flux de biens et services sont connus depuis le début de cette histoire.

Il y a plus de flux depuis l'UE vers l'Angleterre que l'inverse, notamment les exportations allemandes qui sont plus importantes que les importations de biens anglais.

Bref, les flux sont en faveur des anglais et c'est bien pour cela que Barnier continue la négo et que Johnson décide du tempo.
Réponse de le 21/10/2020 à 18:22 :
Entièrement d'accord avec septic : qui de mieux placés que nous, français, pour savoir que les anglais ont toujours été de redoutables négociateurs, de tous temps, contrairement à nous ( à la seule exception notable lorsqu'il s'agit des renégociations de notre dettes et de nos critères de Mastricht). Et c'est pas avec l'inénarrable Barnier quon va redorer notre blason
a écrit le 21/10/2020 à 10:44 :
Alors ça ça m'étonnerait hein ! Notre classe politico-affairiste européenne nous affirme depuis des années maintenant que ce sont les anglais qui vont tout perdre et pas nous !
a écrit le 21/10/2020 à 9:47 :
Si dès le début du processus, la France et d'autres européens n'avaient pas tout fait pour "pourrir" la décision du peuple britannique, on n'en serait pas là. La peur de l'effet domino a conduit à penser que les anglais n'iraient pas jusqu'au bout, voilà le résultat.
Réponse de le 21/10/2020 à 11:29 :
cher monsieur c est les britanniques qui ont choisi pas nous et bon depuis qu ils nous pourrissent l union depuis des décennies remettons les pendules a l heure
Réponse de le 21/10/2020 à 12:03 :
Calamar,

C'est faire insulte aus anglais que de croire que le vieux continent peut influer sur leurs décisions.
Ils n'ont eu besoin d'aucun activisme étranger pour se mettre dans cette situation.
Le "pourrissement" est largement dû aux démagogues locaux, Nigel Farage en tête. A l'aune des résulats, ce dernier c'est d'ailleurs rapidement mis en congés de la scène politique anglaise, mesurant la catastrophe abyssale dans laquelle l'Angleterre allait se retrouver.

Bien d'accord avec vous Marc469, Il est en effet opportun de ce demander ou en serait la France (et d'autres pays européens) sans l'Europe.
Réponse de le 21/10/2020 à 12:06 :
Calamar,

C'est faire insulte aux anglais que de croire que le vieux continent peut influer sur leurs décisions.
Ils n'ont eu besoin d'aucun activisme étranger pour se mettre dans cette situation.
Le "pourrissement" est largement dû aux démagogues locaux, Nigel Farage en tête. A l'aune des résulats, ce dernier c'est d'ailleurs rapidement mis en congés de la scène politique anglaise, mesurant la catastrophe abyssale dans laquelle l'Angleterre allait se retrouver.

Bien d'accord avec vous Marc469, Il est en effet opportun de ce demander ou en serait la France (et d'autres pays européens) sans l'Europe.

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