Brexit : "Nous n'avons pas l'intention de garder la Grande-Bretagne dans l'UE"

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Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. (Crédits : Reuters)
A 100 jours de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a indiqué dans la presse allemande qu'il respectait "le résultat du référendum", et attendait de connaître si Londres sortira avec l'accord négocié par Theresa May, qui ne recueille aucune majorité parlementaire, ou sans accord.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé la Grande-Bretagne à "se reprendre" sur la question du Brexit, rejetant les accusations d'un agenda caché de l'Union européenne sur un le maintien du Royaume-Uni dans l'UE. "Je trouve déraisonnable qu'une partie de l'opinion publique en Grande-Bretagne semble penser qu'il est entièrement du devoir de l'UE de trouver une solution à tous les problèmes futurs de ce pays", a déclaré Jean-Claude Juncker au journal allemand Welt am Sonntag.

"Je (vous) demande: reprenez-vous et dites-nous ce que vous voulez. Nos propositions sont sur la table (des négociations) depuis des mois", a-t-il indiqué.

Il y en a certains qui "insinuent que notre objectif est de garder par tous les moyens la Grande-Bretagne au sein de l'UE. Mais ce n'est pas là notre intention", a poursuivi le président de la Commission. "Nous voulons seulement clarifier l'avenir de notre relation et nous respectons le résultat du référendum", a-t-il souligné. A moins de cent jours du Brexit, le Parlement britannique est en pleine pause pour les fêtes de fin d'année et n'est toujours pas parvenu à valider un accord de sortie de l'Union européenne.

Aucune majorité en faveur du texte

La Première ministre conservatrice Theresa May devrait tenter en janvier de faire voter par le Parlement l'accord négocié avec Bruxelles mais rien ne dit qu'elle y parviendra compte tenu des divisions au sein de son propre camp. Aucune majorité ne semble se dessiner en faveur du texte. L'accord déçoit tant les plus fervents "Brexiters", qui craignent un amarrage permanent du Royaume-Uni à l'UE, que les europhiles espérant encore pouvoir faire marche arrière. Un premier vote prévu le 11 décembre avait été annulé à la dernière minute par Theresa May pour éviter une défaite annoncée. Il a été repoussé à la troisième semaine de janvier.

Le parti travailliste, principale force d'opposition, a accusé Theresa May de "jouer la montre", afin de forcer les élus à voter pour l'accord négocié, plutôt que de prendre le risque que le Royaume-Uni quitte l'UE sans accord. "J'ai l'impression que la majorité des parlementaires britanniques se méfient autant de l'UE que de Mme May", a affirmé Jean-Claude Juncker.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 04/01/2019 à 12:19 :
Un peu lourd, le Père Junker, qui utilise des ficelles d'un autre âge. Comme s'il croyait qu'en faisant le Père fouettard cela les ferait changer d'idée? Ridicule; par ailleurs, quand on pense à ses "charges" à l'UE, c'est une belle démonstration de ce qu'est ce "système" technocratique de la finance qui impose ses vues, ses diktats à des Etats. Si les Chefs d'Etat ne sont pas capable d'y mettre rapidement bon ordre, cela finira très mal.
a écrit le 01/01/2019 à 16:01 :
" "Nous n'avons pas l'intention de garder la Grande-Bretagne dans l'UE" ce qui serait bien, c'est qu'il ne garde aucun pays dans cette EU telle qu'elle est, en particulier la France. Que ce Monsieur retourne au Luxembourg prendre sa retraite payée par tous les contribuables européens.
a écrit le 01/01/2019 à 10:57 :
Viré junker il picolé
a écrit le 31/12/2018 à 15:35 :
l'UE est une zone de libre circulation des capitaux/usines (d'ouest vers l'est) et des travailleurs détachés (d'est vers l'ouest), bref une zone de profit pour les multinationales. Pour les peuples (même ceux qui ont dit non comme la France en 2005) c'est une prison dont on ne s'échappe qu'appauvris et humiliés. L'UE est régie par des fonctionnaires au service des multinationales...comme la France.
Réponse de le 31/12/2018 à 15:57 :
En faisant la preuve par l'expérience de l'échec total de ce type de politique, le Brexit ne vous facilite définitivement pas la tâche...
Réponse de le 04/01/2019 à 12:22 :
A lire vos commentaires, vous êtes apparemment le lampiste de service du système en place qui commence à sérieusement craindre les foudres de peuples excédés. De plus, trouvez-nous des arguments intéressants, nouveaux, pas des trucs bateaux un peu courts pour des lecteurs de la Tribune...
Réponse de le 04/01/2019 à 12:24 :
humiliés, ma réponse était pour Tom, naturellement...
a écrit le 31/12/2018 à 14:11 :
C'est bien ce Junker qui doit aller se faire faire ses prises de sang à l'institut d’œnologie, non ?
a écrit le 31/12/2018 à 13:57 :
""J'ai l'impression que la majorité des parlementaires britanniques se méfient autant de l'UE que de Mme May", "

ET la majorité des citoyens européens aussi cher anéantisseur de l'union !

Beau boulot de la part du serviteur des banques, elles avaient besoin d'une UE sans tête afin de se l'approprier et elles y sont arrivées.

"Il n'y a pas d'alternative démocratique aux traités européens." Juncker

Les saigneurs de l'europe sont contents, enfin non ils connaissent pas ce sentiment, disons qu'ils sont satisfaits.
a écrit le 31/12/2018 à 12:34 :
Ça tombe bien, c'est ce que veulent les anglais, observateur notre Juncker.
a écrit le 31/12/2018 à 12:11 :
bon,cest pas le tout mais c'est l'heure de l'apero. peut etre qu'il va en (se)reprendre
a écrit le 31/12/2018 à 11:28 :
"Nous n'avons pas l'intention de garder la Grande-Bretagne dans l'UE" Cette phrase choquante n'a pas été prononcée par JC Juncker mais fabriquée par le journaliste. La vrai phrase est citée au coeur de l'article. La reformulation de ce propos est une manipulation anglophobe outrancière.
a écrit le 31/12/2018 à 11:15 :
Les anglais sont les inconditionnels idéologiques du libre-échange depuis des siècles. Ont-ils réalisé que le monde du commerce s'est régulé avec un magma de règles détaillées sur le dumping, les normes de qualité, les taxes, la protection de l'innovation, les exceptions culturelles et écologiques, les contrôles sur pièces et sur les lieux de production, dont la justesse n'est pas claire. Trump s'est attelé à rétablir une juste balance en faveur de l'emploi aux US. UK peut-il revenir au libre échange qui a fait sa fortune passée si ses partenaires commerciaux restent campés derrières leurs murs de règles étatiques? Quel pari que celui de faire du monde un "marché commun"!
a écrit le 31/12/2018 à 10:57 :
"Burp..."

Vous oubliez systématiquement son dernier mot !
a écrit le 31/12/2018 à 10:22 :
Ce qui est bien c'est que ça vaccine tout le monde contre les plans des nationalistes.

A trois mois de leur sortie de l'UE, les anglais ne savent pas où ils en sont. Le Brexit aurait été planifié par un enfant de 5 ans, ça ne se serait pas plus mal passé.
a écrit le 31/12/2018 à 9:52 :
il aura plus de whisky et de bière pour lui tout seul
a écrit le 31/12/2018 à 9:39 :
Ce que je reproche à ces gens là est de faire au besoin du commerce avec le diable si ca peut les enrichir. Pour mémoire, le dernier président a traversé la rue, désormais il "pantoufle" chez GS - Commerce sans conscience n'est que ruine de l'âme. Au fait pourrait-il donner quelques coups de téléphone pour faire sortir Carlos Goshn de sa geôle car même si je ne suis pas de ce monde là je trouve honteux cette garde à vue d'un autre âge..
a écrit le 31/12/2018 à 0:58 :
Mais qui est cette personne ?
Réponse de le 31/12/2018 à 11:17 :
Un gars qui devrait s' abonner aux alcooliques anonymes, vous comprendrez qu' avec un tel équipage les américains rentrent dans l' ue comme dans du beurre ....
a écrit le 30/12/2018 à 21:51 :
A voirs un homme pareille à la tête de Le ils prénd de la bouteille junker
Réponse de le 31/12/2018 à 9:31 :
Vu votre commentaire, j'en conclus qu'il a trouvé un compagnon de beuverie.
a écrit le 30/12/2018 à 19:03 :
Si on pouvez virer le Luxembourg de l'UE , cela montrerait que nos dirigeants se soucient réellement de leur peuple et éviterait que certains grands patrons y logent leur portefeuille d'actions via une holding luxembourgeoise ... Le dernier en date , patron d'une grande entreprise publicitaire y a placé la bagatelle de 270 millions d'euro ... pour être au final fiscalisé à moins de 8% soit 2,5 fois moins qu'un PEA ....
a écrit le 30/12/2018 à 18:02 :
boh, soit elle decide de sortir et ca sera un merdier sans nom, les brits seront furieux et on en reparle dans un an....
soit elle la joue a l'anglaise en precisant qu'elle sort mais sans rien signer ' car c'est pas encore pret partout' , ce qui vu le merdier donnera matiere a changer d'avis pour bcp de gens
Réponse de le 30/12/2018 à 20:03 :
Cessez d' agiter des peurs, c' est fini, il sortent et nous sommes en prison ; prison parce qu' aucun de nos politiques mis en place en connivence avec l' oligarchie bruxelloise n' a osé poser aux français la question du Frexit, achevant par la-même la démocratie et nous conviant de fait au banquet des gilets jaunes..
Réponse de le 31/12/2018 à 10:01 :
@Gedeon : Mais il faut qu'ils sortent... parce que ça ôtera à tous les autres l'envie de les imiter pour un bon moment. C'est leur île qui va se transformer en prison dépourvue de perspectives économiques.
Réponse de le 31/12/2018 à 12:02 :
Vision à très long terme :
Bah, on ne va tout de même pas garder une ile inondable ! :>))
On arrête les frais !
Réponse de le 04/01/2019 à 12:32 :
réponse à bruno_bd; non Bruno; depuis l'annonce du Brexit nos médias n'arrêtent pas de faire tout pour faire peur avec les conséquences soi-disant dramatiques qui frapperont l'Angleterre…La peur de voir le Brexit faite tache d'huile. Mais aussi l'exploitation, par ce fait, de beaucoup qui font l'autruche devant le fonctionnement aberrant d'une UE aux ordres des oligarchies de la Finance. En termes de perspectives économiques, si nous continuons ainsi, c'est nous qui allons dans le mur.
a écrit le 30/12/2018 à 17:43 :
Jean Claude, vous n êtes pas notre élu. Votre poste est illégitime. Vos propos a l égard de l'Angleterre sont d'une bêtise abyssale qui n a pour objectif que d affaiblir la France qui sera la grande perdante du brexit. Le Luxembourg est un sous état qui ne mérite pas d avoir sa place dans union et qui doit payer sa dette économique, politique, idéologique et territoriale.
Réponse de le 31/12/2018 à 10:09 :
Ben si. La composition de la commission européenne est ratifiée par le parlement européen lui même élu de façon parfaitement démocratique. Donc JC Juncker a une légitimité démocratique indiscutable.
a écrit le 30/12/2018 à 16:11 :
Il est rouge comme une pivoine jc Druncker, et ça se boit ...! Son voisin de frontière l' autre JC (Vandame-Aware) est autrement plus rigolo !
Tu parles que l'Angleterre a besoin de celui-là pour rester en prison.
Réponse de le 02/01/2019 à 4:18 :
A Culbuto.
Non ce monsieur c'est Junker. Comme les avions made in germany en 40.
L' autre celui que vous nommez drunker, c'est l'animateur de votre tele sans le N.

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