Budget italien : le président Mattarella sort de sa réserve

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« La Constitution italienne, notre Constitution, en son article 97 dispose qu'il faut assurer un équilibre budgétaire et la viabilité de la dette publique », a déclaré ce 29 septembre Sergio Mattarella,
« La Constitution italienne, notre Constitution, en son article 97 dispose qu'il faut assurer un équilibre budgétaire et la viabilité de la dette publique », a déclaré ce 29 septembre Sergio Mattarella, (Crédits : ALESSANDRO BIANCHI)
L'annonce d'un déficit à 2,4 % du PIB pour les trois prochaines années n'a pas plu au président de la République italienne, Sergio Mattarella invoquant la Constitution. La coalition populiste n'a pas tardé à lui répondre.

« La Constitution italienne, notre Constitution, en son article 97 dispose qu'il faut assurer un équilibre budgétaire et la viabilité de la dette publique », a déclaré ce 29 septembre Sergio Mattarella, président de la République italienne, en recevant une délégation de jeunes Italiens.

La coalition populiste a en effet proposé d'établir à 2,4% du produit intérieur brut (PIB) le déficit public pour les trois prochaines années, contre les 0,8% que le précédent gouvernement, de centre-gauche, s'était engagé à maintenir.

La déclaration du chef de l'Etat qui dispose de peu de pouvoirs mais d'une autorité respectée, a immédiatement provoqué les critiques du gouvernement.

« Que le président soit tranquille, après des années de budgets imposés par l'Europe qui ont fait exploser le déficit public (parvenu à ses maximums historiques), finalement on change de cap et on parie sur l'avenir et la croissance », a réagi le vice-Premier ministre d'extrême-droite Matteo Salvini.

Un budget déjà critiqué par la Commission européenne

Garant de la Constitution, il promulgue les lois et dispose du pouvoir de dissoudre les deux chambres du parlement. Sergio Mattarella avait également refusé en mai dernier de nommer Paolo Savona, un économiste eurosceptique pourtant proposé par la majorité actuelle, au nom de la défense des intérêts des épargnants. C'est au nom de ce même argument que le président italien a invoqué ce 29 septembre la nécessité de respecter les équilibres budgétaires.

La Commission européenne, qui devra examiner ce projet à partir du 15 octobre, a d'ores et déjà jugé qu'il lui paraissait « hors des clous ». Cette décision de la coalition a également provoqué des tensions sur les marchés financiers. Le taux d'emprunt italien s'est nettement tendu, tandis que la Bourse de Milan a perdu vendredi 3,7%, entraînée dans sa chute par les banques, dont les titres ont accusé des baisses de 7 à 9%.

Rome risque en outre une nouvelle flambée du « spread », l'écart très surveillé entre les taux d'emprunt italien et allemand, qui avait dépassé 300 points en mai en raison d'inquiétudes sur la politique à venir. Or plus les taux grimpent, plus le coût de remboursement augmente pour l'Etat, ce qui réduit ses marges de manœuvre financières.

(Avec AFP)

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a écrit le 29/09/2018 à 19:11 :
"Or plus les taux grimpent, plus le coût de remboursement augmente pour l'Etat, ce qui réduit ses marges de manœuvre financières."

L'arme suprême de la finance pour mater les états et leur faire faire ce qu'elle veut, en UE bien entendu. On a séparé l'église de l’État pour le plus grand bien des citoyens, quand est-ce que l’on sépare l'argent de l’État ?
Réponse de le 30/09/2018 à 9:57 :
Vous savez quoi, il y a une solution simple pour échapper aux fourches caudines de la finance, c'est d'exécuter des budgets équilibrés ou excédentaires et d'avoir une dette soutenable. Les contempteurs de la finance devraient être les premiers à exiger des politiques de rééquilibrer les budgets par une diminution des dépenses publiques et sociales. A titre perso et en tant que démocrate, si la finance peut jeter à bas la coalition des extrêmes italiens, je n'y vois que des avantages.
Réponse de le 01/10/2018 à 15:32 :
Votre harcèlement est bien entendu signalé mais difficile à éliminer c'est un fait...

Au secours.
Réponse de le 01/10/2018 à 15:32 :
Votre harcèlement est bien entendu signalé mais difficile à éliminer c'est un fait...

Au secours.
Réponse de le 01/10/2018 à 15:32 :
Votre harcèlement est bien entendu signalé mais difficile à éliminer c'est un fait...

Au secours.
Réponse de le 01/10/2018 à 17:23 :
vous me prenez cette réponse mais pas celle-ci: bref vous nous demandez de nous soumettre c'est ça votre "solution".

Vous êtes là pour modérer les commentaires et pas faire le "ménage" pour certains, merci.
Réponse de le 04/10/2018 à 12:00 :
@ multipseudos:

NOn mais vous allez arrêter svp ???

JE n'éprouve aucun intérêt à discuter avec un curé, alors quand vous êtes un minimum crédible je ne signale pas mais en effet dès que je peux signaler le moindre doute de trollage je le fais puisqu'il m'est pénible de perdre du temps à vous répondre.

JE suis logique avec moi-même c'est tout, et là comme vous ne dites rien si ce n'est écrire en dernier, un besoin chez vous, je vous signale.

Vous ne voulez plus que je vous signale ? Ben arrêtez de me harceler !

On en vient à dire de ces banalités affligeantes avec des gens comme vous... -_-

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