Covid-19: jusqu'à 240 milliards d'euros de crédit pour les pays en difficulté en zone euro
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Le président de l'Eurogroupe, Mario Centeno.
Eric Vidal
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Le président de l'Eurogroupe, Mario Centeno.
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Cette somme correspond à 2% du PIB de la zone euro et elle est aussi la limite que pourraient atteindre les prêts par pays en fonction de leur PIB. Dans cette interview publiée dans Le Figaro notamment, avant une réunion par visioconférence mardi des ministres des Finances européens, le Portugais précise que ces prêts ne devront pas ajouter à la "souffrance économique et sociale". "Cela n'aurait aucun sens de lier une crise pandémique à un programme de privatisations ou à une réforme du marché du travail", juge-t-il.
Ce MES a été créé en 2012 lors de la crise de la dette de la zone euro pour aider les Etats rencontrant des problèmes de financement sur les marchés. Les bénéficiaires doivent, théoriquement, mettre en oeuvre en contrepartie des réformes, parfois douloureuses, comme ce fut le cas pour la Grèce.
"Il y aura une forme de conditionnalité", a expliqué M. Centeno. "Mais le MES est prêt à dissocier ses lignes de crédit de la logique de la crise de la dette souveraine", a-t-il poursuivi. "L'idée est d'éviter toute stigmatisation envers les pays", a-t-il dit, appelant aussi à prendre en compte "cette souffrance économique et sociale qui n'en finit pas de monter".
Les ministres des pays de la zone euro (l'Eurogroupe) vont tenter mardi lors d'une réunion à laquelle sont aussi conviés les pays de l'UE qui n'en font pas partie de s'entendre sur des propositions économiques communes face à la pandémie de coronavirus.
Les dirigeants des 27 n'étaient pas parvenus à trouver un accord le 26 mars lors d'un sommet par visioconférence, qui avait révélé de profondes divisions entre pays du Sud, endettés et très touchés par le virus, et pays du Nord, hostiles à une mutualisation des dettes.
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La France a proposé le lancement d'un fonds de sauvetage européen, qui serait financé par de la dette commune pour une durée limitée à cinq ou dix ans. Rappelant les "résistances" de certains pays à l'idée de dette commune, Mario Centeno a estimé qu'il fallait "veiller à ne pas compromettre (la) capacité à parvenir à un consensus". "Nous poursuivrons notre débat lorsqu'il faudra réfléchir à la relance des économies et nous reviendrons alors sur la proposition française que je juge efficace comme d'autres", a-t-il dit.
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