Espagne : un déblocage après la démission de Sanchez ?

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Opposé au projet du conservateur Mariano Rajoy de former un gouvernement minoritaire après neuf mois de crise politique, Pedro Sanchez proposait la tenue d'élections législatives le 23 octobre prochain. Mais cette option a été rejetée par 132 voix contre 107 par le comité fédéral du PSOE réuni à huis clos à Madrid samedi soir, et son secrétaire général a annoncé sa démission dans la foulée. Le pays a déjà voté en décembre 2015 puis en juin sans parvenir à dégager une majorité. Le Parti populaire (PP) de Rajoy est chaque fois sorti des urnes en vainqueur, mais sans jamais obtenir la majorité absolue. A l'inverse, le PSOE n'a cessé de reculer et les élections régionales du week-end dernier ont été marquées par des scores catastrophiques au Pays basque et en Galice.
Dans l'attente d'un congrès extraordinaire destiné à désigner son successeur, qui pourrait voir désignée Susana Diaz (présidente de la Région Andalousie), le parti va être confié une direction provisoire.
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La plupart des observateurs estiment que le départ de Sanchez devrait conduire à l'abandon des législatives qu'il appelait de ses vœux et permettre la formation d'un gouvernement minoritaire par le président du gouvernement sortant, ce qui pourrait constituer un premier pas vers une sortie de crise politique.
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