• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenne

Europe : feu le pacte budgétaire ?

Photo de Romaric Godin

Romaric Godin

Publié le 17 novembre 2015 à 09:36 - Mis à jour le 17 novembre 2015 à 11:22

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Pourquoi Xavier Niel continue d’étendre son empire télécom dans le monde

  • 2

    La future plus grande centrale thermique du Burkina Faso obtient un soutien de 52 millions d'euros

  • 3

    Pourquoi l’industrie automobile française procède à une saignée sociale chez ses ingénieurs

  • 4

    Solaire et stockage de carburant : Aliko Dangote envisage un investissement de 1,7 milliard d’euros  en Gambie

  • 5

    Énergie : l'exécutif songe à s'attaquer au « tarif agent » des salariés d'EDF et Engie

  • 6

    ▶️ Les hélicoptères, l'atout très rentable d'Airbus : retrouvez l’émission Air&Défense

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
La suspension par la France de ses objectifs budgétaires ne met pas fin au "pacte de stabilité", mais elle met à jour ses insuffisances et son inadaptation.

Après trois ans et demi de tentative de sauvegarde, tant bien que mal, du cadre budgétaire européen, François Hollande a finalement décidé d'en finir. Devant le Congrès réuni à Versailles, il a déclaré que le « pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité. » Autrement dit, les circonstances obligent la France à se libérer des obligations contractées par le traité de Maastricht et ses corolaires.

Conséquence de l'entrée « en guerre »

C'est la suite logique de la reconnaissance par l'exécutif français de l'entrée du pays « en guerre. » La première mesure économique d'un pays entrant dans un conflit est de se donner la capacité financière liée au conflit en se libérant d'engagements externes. Dès les premiers jours d'août 1914, les banques centrales des pays belligérants ont ainsi suspendu la convertibilité en or de leurs monnaies, elles ont ainsi brisé le contrat implicite qu'elles tenaient avec les détenteurs de leur devise. La France n'en est pas encore à sortir du « gold standard » actuel, autrement dit de l'euro, mais elle se libère logiquement de limites « externes » que sa situation ne lui permet plus de respecter.

Un pacte déjà plusieurs fois suspendu

Ce n'est pas la première fois que le pacte de stabilité et de croissance inclus dans le traité de Maastricht est ainsi « suspendu » temporairement suite à certaines circonstances. En 2003, Jacques Chirac et Gerhard Schröder avaient accepté de l'ignorer pour un temps. En 2008-2009, la crise avait conduit à la même situation. Mais les circonstances sont ici fort différentes. Ces décisions avaient été souvent prises collégialement, soit entre tous les pays de la zone euro, comme durant la crise de 2008, soit, en 2003, par une entente franco-allemande. Cette fois, c'est un pays seul qui décide unilatéralement d'ignorer les « règles » européennes, sous des circonstances d'attaques subies sur son sol.

La justification juridique

Certes, ce mouvement sera sans doute enrobé dans une sauce juridique adéquate. La France a réclamé la mise en place de l'article 42.7 du traité de l'UE qui prévoit une assistance des Etats membres. On pourra considérer que cette solidarité inclut un oubli « temporaire » du cadre budgétaire dans la mesure où la France est « en première ligne » que ce soit sur son sol ou sur les terrains extérieurs. Logiquement, elle supporte l'essentiel du coût d'une lutte qui, par l'article 42.7, devient celle de l'UE.

Surtout, le pacte de stabilité et le pacte budgétaire (le fameux « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire » (TSCG) que François Hollande a fait ratifier en septembre 2012) prévoient un possible dérapage budgétaire lors de « circonstances exceptionnelles » définies par l'article 3.3.b du TSCG comme « des faits inhabituels indépendants de la volonté de la partie contractante concernée et ayant des effets sensibles sur la situation financière des administrations publiques. » Mais ce même paragraphe pose immédiatement une limite : « pour autant que l'écart temporaire de la partie contractante concernée ne mette pas en péril sa soutenabilité budgétaire à moyen terme. »

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Nul doute que le gouvernement français ne cherchera pas à enterrer les règles budgétaires et tentera de placer son action dans le cadre de ces « circonstances exceptionnelles. » A priori, cet écart a été déjà limité à 2019 et aux dépenses militaires. Mais ce mouvement pose plusieurs questions. D'abord, la crise terroriste est-elle une crise « temporaire » ? On doit l'espérer, mais si ce n'est pas le cas, les circonstances « exceptionnelles » prévues par le pacte de stabilité et le pacte budgétaire risquent de devenir une norme, ce qui, dans l'esprit des experts de Bruxelles pourrait « mettre en péril la soutenabilité budgétaire à moyen terme. »

Des compensations ?

Bruxelles pourrait donc autoriser après coup le dépassement à condition qu'il soit uniquement lié aux « circonstances », autrement dit pour des dépenses de sécurité et de défense et que ces dépenses n'engagent pas à moyen terme. Autrement dit, Paris pourrait peiner à recruter de nouveaux fonctionnaires, même dans l'armée ou la police. Et surtout, pour assurer la « soutenabilité budgétaire », la Commission pourrait exiger des baisses de dépenses publiques par ailleurs. Ceci poserait un problème : la lutte contre le terrorisme peut-elle s'organiser avec des baisses du nombre des fonctionnaires dans des fonctions aussi stratégiques que l'éducation, la santé, la protection civile ? Surtout, si l'impact terroriste sur la croissance française est notable, Paris pourra-t-elle se priver d'activer de nouvelles ressources pour maintenir à flot l'économie ? La réaction de la Commission et la réponse française seront donc décisives pour l'avenir du cadre budgétaire européen. Mais Bruxelles est-elle en position de force ? Peut-elle priver la France des moyens de sa défense et du maintien à flots de son économie ? Vouloir défendre le « pacte de stabilité » à tout prix mettrait en réalité en danger l'existence de la zone euro.

Une sortie du cadre comme « rattrapage »

Reste que cette décision française pose deux problèmes sur lesquels la zone euro ferait bien de se pencher. D'abord, l'inadaptation du pacte de stabilité aux circonstances contemporaines. Sur le plan économique, la politique violente qui a conduit à vouloir faire revenir rapidement et souvent de gré ou de force les pays dans le cadre du pacte a conduit à des désastres aujourd'hui bien connus. Il conviendra que les économistes se penchent sur les effets sociaux et politiques de ces stratégies et sur leurs rôles dans l'instabilité qui s'empare de l'Europe, pas seulement en raison du terrorisme. Mais surtout, si la France doit aujourd'hui sortir du cadre, c'est aussi pour « rattraper » en partie seulement les contractions du budget de la défense imposées depuis des années pour rentrer coûte que coûte dans les limites du pacte. Il serait fort inopportun que, dans quelques temps, il faille réaliser ce type de « rattrapage » sur des budgets comme celui de la santé publique, par exemple.

Un cadre inadapté

La deuxième leçon de la décision française est l'inadaptation de la nouvelle architecture mise en place de 2011 à 2013 pour empêcher les « dérives » des Etats (Two-Pack, Six-Pack, TSCG). Le principe était de placer sous la surveillance de la Commission les Etats dépensiers. C'était donc d'éviter « l'unilatéralisme. » Mais ce désir est vain dans un monde comme le nôtre et cette vanité ramène à celle de ce désir de « stabilité financière », obsession européenne qui semble aujourd'hui si dérisoire et inadaptée. La France a imposé sa réalité et ses priorités politiques. La Commission pourra toujours feindre d'accepter et comprendre cette situation, comme l'a tenté Pierre Moscovici dès mardi 17 novembre en insistant sur la "souplesse" des régles. Mais, la réalité est que, les priorités politiques d'un pays sont bien supérieures à ces « règles européennes. » Le pacte de stabilité n'est donc pas mort, mais il a une fois de plus montré ses limites et son inadaptation.

Risque de surenchère ailleurs ?

À lire également

  • L'Europe dispose-t-elle du cadre adéquat pour faire face au défi terroriste ?
  • Attentats : quel impact pour l'économie ?
  • Attentats : pourquoi les marchés financiers restent de marbre
  • Attentats: ce qu'il faut retenir du discours de François Hollande devant le Congrès

Reste un risque et non des moindres : que pour faire passer la "pilule" française, Bruxelles, visée par Wolfgang Schäuble pour son "laxisme" cet été, fasse du zèle par ailleurs, notamment sur les budgets espagnols et italiens, mais aussi vis-à-vis du futur gouvernement de gauche portugais ou encore dans le cadre des négociations avec la Grèce. C'est le scénario qui se dessine, du reste, au regard des remarques de la Commission qui a blâmé ce mardi le budget espagnol et mis en garde sur le budget italien. Cette dureté pourrait être conçue comme une façon de "sauver" un pacte de stabilité moribond.

Romaric Godin

Sur le même sujet

Le président de la République Emmanuel Macron

Déficit de la Sécu : Macron missionne quatre experts pour repenser le financement de notre modèle social

Emmanuel Macron confie à quatre experts une mission cruciale : refonder le financement de la protection sociale. Face au vieillissement et aux défis économiques, leur rapport, attendu fin 2026, promet d'éclairer un débat public essentiel avant la présidentielle de 2027.

Finances Publiques
Photo d'illustration : Modèle EWR150 Electric de la gamme Volvo COnstruction Equipment

BTP : Colas, Volvo et Total Energies testent l'électrification d'un chantier urbain à Lyon

Annoncée en mai, la collaboration tripartite entre Colas, Volvo et Total Energies pour décarboner les chantiers urbains grâce à l'électrification livre son premier bilan après trois mois d'essais à Lyon.

Premium
Économie
Le trafic global du GPMM s'établit à 36,4 millions de tonnes à fin juin 2026.

Dans la réorganisation des routes maritimes, le Grand Port de Marseille conserve son influence

Le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) ne subit pas les conséquences du contexte international instable. Dans la réorganisation des routes maritimes, il trouve sa place et parle même d’impact « positif ». Laissant libre court à la poursuite de la feuille de route stratégique du plus grand port français.

Premium
Économie
L’entreprise héraultaise Geomesure est spécialisée dans la distribution de solutions géospatiales et de topographie à destination des acteurs de la construction, de l’ingénierie et de l’industrie.

Mesure géospatiale dans le bâtiment : pourquoi Geomesure a racheté Testoon

Geomesure, spécialisée dans la distribution de solutions de mesure géospatiale et de topographie, élargit son périmètre sectoriel avec l’acquisition du francilien Testoon. Le groupe héraultais muscle ainsi son offre en instrumentation de mesure pour les professionnels du bâtiment, couvrant désormais la totalité du processus, depuis la collecte des données topographiques initiales jusqu’au diagnostic final des bâtiments.

Immobilier
Sun and Go déploie un premier démonstrateur réemployant les batteries de camions électriques

Solaire : Sun Mobilités déploie le reconditionnement des batteries de camions électriques

Alors que la problématique du devenir des batteries électriques reste entière, la PME basée près de Nice a fait le choix de reconditionner celles issues des camions électriques pour permettre le stockage d’énergie solaire. Alors qu’un premier démonstrateur est actif, l’initiative pourrait bien prendre une dimension européenne.

Premium
Économie
À fin mai 2026, la Banque de France recensait 70 077 défaillances cumulées sur douze mois. La projection pour l'ensemble de l'année s'établit désormais au voisinage des 70 000 sinistres économiques, ancrant durablement les entreprises françaises au-...

Défaillances d'entreprises : la crise s'enracine, loin du simple contrecoup post-Covid

La vague de défaillances d'entreprises ne faiblit pas. Avec 70 000 faillites projetées en 2026, la France dépasse les niveaux de 2008. Ce phénomène, désormais structurel, touche durement l'industrie et l'agriculture.

Économie
Clément Delpirou est président du groupe IAD depuis 2020.

Crise du logement : « Le marché n’a pas besoin de slogans ou de nouvelles annonces tous les mois, il attend simplicité et lisibilité », Clément Delpirou, IAD

Le premier réseau de mandataires immobiliers, le groupe IAD, vient d’annoncer avoir réalisé plus de 600 millions d’euros de chiffre d’affaires. Au surlendemain d’une cyberattaque, son président Clément Delpirou revendique une vente intermédiée sur dix en France et compare avec ses marchés à l’étranger.

Premium
Immobilier
Un ingénieur EDF dans une centrale nucléaire française.

Énergie : l'exécutif songe à s'attaquer au « tarif agent » des salariés d'EDF et Engie

Le gouvernement envisage réviser un avantage historique de la fonction publique de l’énergie. Sous la pression de la Cour des comptes, l’exécutif étudie un rabotage des réductions tarifaires sur le gaz et l’électricité dont bénéficient les salariés et retraités du secteur. L'annonce, formulée ce jeudi 9 juillet, ouvre un front social sensible en pleine période estivale caniculaire.

Finances Publiques