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ÉconomieUnion européenne

Gerhard Schröder sanctionné en Allemagne pour ses liens avec la Russie et Vladimir Poutine

latribune.fr

Publié le 19 mai 2022 à 21:29 - Mis à jour le 19 mai 2022 à 21:30

Gerhard Schröder voit ses privilèges retirer du fait de ses liens avec la Russie.

Gerhard Schröder s'est fait retirer ses privilèges d'ex-chancelier du fait de ses liens avec la Russie.

Reuters

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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L'ex-chancelier allemand qui refuse toujours de couper ses liens avec la Russie a été privé de ses avantages, notamment l'attribution de bureaux en Allemagne où le septuagénaire est devenu une figure bien encombrante. Plusieurs personnalités politiques demandent en outre son éviction du parti social-démocrate.

Gerhard Schröder tombe en disgrâce. Alors que de nombreuses voix au sein du parti social-démocrate (SPD) demande son éviction du parti, l'ancien chancelier allemand a été privé de ses avantages liés à son ancienne fonction, dont l'attribution de bureaux. Ce proche de Vladimir Poutine continuait en effet de bénéficier de plusieurs bureaux à la chambre des députés et d'un budget pour du personnel. Un privilège qu'il doit à son statut d'ancien chancelier mais dont le coût s'élève à 400.000 euros par an pour les contribuables allemands.

"Les groupes parlementaires de la coalition ont tiré les conséquences du comportement de l'ancien chancelier et lobbyiste Gerhard Schröder face à l'invasion russe en Ukraine", indique la commission budgétaire du Bundestag, la chambre basse du parlement allemand. La coalition au pouvoir justifie aussi cette décision par le fait que "l'ancien chancelier Schröder n'assume plus aucune obligation continue liée à sa fonction". Il conserve cependant sa protection policière et sa pension de retraite d'ex-chancelier.

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Si l'Allemagne boycotte le gaz russe, la récession s'abattra sur elle, dixit 5 instituts de prévision allemands

Gerhard Schröder n'est pas exclusivement concerné, Angela Merkel elle-même, au pouvoir entre 2005 et 2021, pourrait à l'avenir voir rogner une partie de ses avantages. En effet, la commission budgétaire demande au gouvernement de veiller désormais à ce "que la dotation de fonction des anciens chanceliers fédéraux se fasse en fonction de l'obligation continue découlant de leur fonction et non en fonction de leur statut".

Une proximité avec la Russie de Poutine

Néanmoins, c'est bien la figure très controversée devenue encombrante pour l'Allemagne y compris pour l'actuel chancelier social-démocrate Olaf Scholz, qui est principalement visé. Au centre des critiques, le refus de celui qui a dirigé l'Allemagne de 1998 à 2005 de quitter son poste de président du conseil d'administration de Rosneft, premier groupe pétrolier russe, et du comité d'actionnaires de Nord Stream 2, gazoduc russo-allemand controversé. D'autant qu'il doit en principe entrer en juin au conseil de surveillance du géant russe Gazprom.

En avril, il avait fait savoir qu'il n'avait aucune intention de démissionner, sauf si Moscou venait à cesser ses livraisons de gaz à l'Allemagne. À l'inverse, la plupart des anciens dirigeants européens présents avant la guerre en Ukraine dans les instances dirigeantes des entreprises russes ont depuis démissionné à l'instar des chefs de gouvernement finlandais Esko Aho, italien Matteo Renzi et autrichien Christian Kern. Gerhard Schröder maintient ainsi une position ambiguë, condamnant l'invasion de l'Ukraine, mais appelant à "ne pas couper complètement les liens" avec Moscou. Il s'est même fendu d'une visite à Vladimir Poutine, en février, dans le cadre d'un "effort de médiation" selon le site d'information Politico.

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Gerhard Schröder a déjà été privé de distinctions honorifiques par plusieurs villes et de nombreuses voix au sein du SPD se sont prononcées en faveur de son éviction. "Je ne pense pas qu'il soit juste que Gerhard Schröder exerce ces fonctions et je pense aussi qu'il serait juste qu'il se retire", a notamment affirmé quelques mois plus tôt l'actuel chancelier Olaf Scholz, dont il fut le mentor. La co-dirigeante du parti social-démocrate, Saskia Esken, a, elle, reproché à Gerhard Schröder de "nuire à la réputation de l'Allemagne et de la social-démocratie". De même, Sebastian Roloff, député social-démocrate au Bundestag, a milité pour la suppression des avantages officiels dont le septuagénaire bénéficie.

latribune.fr

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