Grèce : "Aucune proposition ne fait l'unanimité", nouvelle réunion samedi

 |   |  244  mots
Plusieurs collègues ont exprimé leur désaccord et critiqué non seulement notre texte mais aussi le texte des institutions, a déclaré Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances (ici, avec la directrice du FMI Christine Lagarde, ce 25 juin 2015).
"Plusieurs collègues ont exprimé leur désaccord et critiqué non seulement notre texte mais aussi le texte des institutions", a déclaré Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances (ici, avec la directrice du FMI Christine Lagarde, ce 25 juin 2015). (Crédits : Reuters)
Les discussions pour trouver un accord qui permettrait de débloquer plus de 7 milliards d'euros de prêts à Athènes achoppent principalement sur la réforme des retraites et la hausse de la TVA en Grèce.

Toujours pas d'accord au sein de l'Eurogroupe. La réunion des ministres des Finances de la zone euro, destinée à trouver un compromis entre la Grèce et ses créanciers, s'est achevée jeudi sans accord. Une nouvelle réunion de l'Eurogroupe est prévue samedi matin, a indiqué à Reuters un responsable de la zone euro.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a déclaré que la porte restait ouverte pour que la Grèce accepte les propositions des créanciers.

Les discussions pour trouver un accord qui permettrait de débloquer plus de 7 milliards d'euros de prêts à Athènes achoppent principalement sur la réforme des retraites et la hausse de la TVA en Grèce.

Les deux textes critiqués

"Ce qui est intéressant, c'est que plusieurs collègues [ministres des finances] ont exprimé leur désaccord et critiqué non seulement notre texte mais aussi le texte des institutions", a déclaré Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances, à l'issue de la réunion de l'Eurogroupe.

Il a ajouté que les créanciers allaient de nouveau étudier les deux séries de propositions et que les négociations allaient se poursuivre jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée.

"Nous allons continuer nos discussions, les institutions vont de nouveau examiner les deux documents, nos documents et les leurs, il va y avoir des discussions avec le gouvernement grec et nous allons continuer jusqu'à ce que nous trouvions une solution."

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/06/2015 à 15:06 :
La solution : bien entendu elle passe par le départ de gauchistes. Trouver une solution c'est faire en sorte de dévaluer par principe la devise du pays. Si elle reste identique les sommes versées en roulement correspondent à une subvention. C'est pourquoi malgré toutes les erreurs commises par les européïstes, qu'il faut pointer, il reste un immense effort envers le pays. Il n'y a donc pas un effort côté grec et rien ailleurs qu'une dette qui roule. la solution serait alors d'en prendre conscience. Qualifier les efforts grecs et qualifier les efforts des autres pays. Pour ce faire la situation impose une devise hybride. Une devise euro serait émise dans le pays ne pouvant être échangée à l'extérieur, elle servirait aux dépenses internes en rendant le pays compétitif. Elle serait adossée en variable à l'euro classique contre lequel seul elle pourra être échangée à conditions variable. Il faut penser à un serpent monétaire inversé. Plus les chose s'améliorent dans le temps, plus la devise hybride se rapproche de celle classique. Les entrepreneurs du commerce extérieurs utiliseront la devise classique pour leurs échanges internationaux. Chaque citoyen bénéficiera d'une franchise quantifiée de change 1 pour 1 ou très proche pour ses voyages. Cet euro hybride pourra être utilisé par tout pays en difficulté ou en situation d'adhésion lente. Nous allons bientôt voir cette mise en place inévitable.
a écrit le 26/06/2015 à 13:15 :
Un peu de courage mesdames et messieurs les politiques. On sait qu'ils ne rembourseront jamais. Doit-on demander au contribuable européen de continuer à se sacrifier. NON, arrêtons la mascarade et virons la Grèce illico presto de l'UE !!!
a écrit le 25/06/2015 à 22:37 :
Quant à la Grèce, c'est absolument sans espoir. Qu'est ce que Tsipras accepte ? Quelque part, c'est 30 ans de tutelle absolue de la part des créanciers, emprunts perpétuels !

Les Grecs veulent rester dans l'euro : est ce que si on leur avait expliqué en 2010, que rester dans l'euro signifiait :
- un doublement du taux de pauvreté,
- un triplement du chômage,
- une baisse moyenne de 30% des salaires,
- une baisse moyenne de 45% des retraites...
.. on leur aurait présenté ce package, et on leur aurait dit : voulez vous rester dans l'euro ? Vous pouvez imaginer quelle aurait été la réponse !?

Là, les Grecs sont comme la grenouille dans la casserole qu'on met sur la bouilloire.. : ils sont en train de mourir, ils n'ont même plus la force de sauter hors de la casserole, c'est pourtant ce qu'ils devraient faire !!
.. [...] parce que, qu'est ce qui se passera s'ils sortent de l'euro ? Comme l'Islande, ils retrouvent leur autonomie : la Banque centrale retrouve une marge de manoeuvre salutaire retrouvant sa souveraineté...
Réponse de le 26/06/2015 à 8:32 :
quand déjà les dossiers sont pipés depuis le départ c est a dire mentir sur sa situation financière pour intégrer l euro on voit mal le contribuable français abonder un puits sans fond ! on a déjà donner 40 milliards d euros d aide que les français ont financer par la dette eux, permettez moi d avoir une pensée pour les dindons de la farce que sont les contribuables français que je fais parti ! merci d avoir une petite pensée pour eux !
Réponse de le 26/06/2015 à 9:57 :
En l'occurence les grecs ont subi effectivement tout cela et sont pourtant encore majoritairmeent (et de loin) pour rester dans la zone Euro.

La raison est simple: contrairement a certains autres européens bien a l'abris ils ont compris que la sortie de la zone euro serait encore pire que ce qu'ils ont vécu: les grecs n'ont absolument pas envie de connaitre a nouveau les taux d'inflation qu'ils ont connu avec la Drachme, ils n'ont pas non plus envie de voir le prix de leur energie quasiment doublé, et idem pour l'alimentation qu'ils importent. Ils n'ont pas envie non plus de devoir passer a la caisse pour reconstruire un secteur bancaire en faillite apres avoir pedu leur épargne.
Pas fous les grecs.
Réponse de le 26/06/2015 à 10:45 :
@KidA
Les Grecs n importent pas la majorité de leur alimentation. Encore un gros cliché pour faire passer les Grecs pour des paresseux qui ne produisent rien ! Mais bon sang, visitez un supermarché grec avant de proférer des mensonges ! Regardez le nombre de produits avec un petit drapeau grec... Je peux vous citer 30 marques d agroalimentaire !
Réponse de le 26/06/2015 à 14:53 :
@ kida Le FMI qui poussait à la roue pour l'entrée de la Grèce dans l' UE savait que les dés étaient pipés comme vous dites, pourquoi avancer un ..contre argument à l'usage des gogos !!
a écrit le 25/06/2015 à 22:18 :
Comment pourrait-on être assez imbécile pour titrer qu'aucune proposition ne fait l'unanimité dans un foirail d'antagonistes, si ce n'est au sein d'un sérail maffieux strictement dirigé ?
a écrit le 25/06/2015 à 22:03 :
Les oligarques de l'Union Européenne nous fatiguent par leur incapacité à résoudre le problème grec depuis tant d'années : ou les Grecs obtiennent ce qu'ils veulent, ou les Grecs s'en vont. Mais qu'on arrête de nous bassiner avec ces oligarques qui se donnent surtout tant d'importance !
a écrit le 25/06/2015 à 20:54 :
"il va y avoir des discussions avec le gouvernement grec et nous allons continuer jusqu'à ce que nous trouvions une solution"

La meilleur solution, en tout cas pour les grecs, c'est le "défaut" et le Grexit dans la foulée.

Plus je pense à ça et plus je suis confiant, toutes les difficultés qui en suivraient à cause du Grexit (et il y en aurait un nombre non négligeable), je les vois comme autant d'opportunités pour le peuple grec de se prendre enfin en mains. Un accord entre les créanciers et la Grèce ne résoudra pas ni le problème des créanciers, ni celui de la dette grec. La meilleur manière pour forcer une restructuration de la dette grecque, c'est de faire "défaut" et mettre les créanciers devant le fait accompli. Soit, ils acceptent une réduction substantielle de la dette grecque, soit ils ne verront jamais la couleur de l'argent. Mieux, la Grèce pourrait négocier créancier par créancier, avec l'Allemagne bien-sur, pas un rond tant qu'elle n'a pas rembourser ses dommages de guerre.
Réponse de le 25/06/2015 à 22:02 :
En cas de défaut, comme vous l'espéré!!!!! J'espère que vous accepterez de faire un chèque avec votre argent, pour rembourse ceux qui ne sont pas d'accord avec vous. A moins que vous ne soyez pas , imposable et la je comprendrais mieux!
Réponse de le 26/06/2015 à 9:59 :
J'imagine que vous avez plusieurs milliards de cotés pour pouvoir genereusement remettre sur pied les banques grecques qui disparaitraient toutes avec votre scenario...en emportant au passage l'épargne des grecs.

Vous ne manquerez pas non plus d'envoyer plusieurs milliers d'euros chaque moi aux grecs pour les aider a payer leur facture énergetiques et alimentaires ;)
Réponse de le 26/06/2015 à 10:56 :
@KidA
Les banques grecques seront nationalisées, pas de souci.
Concernant l épargne des Grecs, elle a déjà fondue à cause des mémorandum (vous ignorez probablement que la restructuration de la dette en 2012 à touché aussi les petits épargnants grecs). Et depuis, beaucoup survivent avec leurs économies, car salaires et pensions ont été drastiquement réduits, tandis que le coût de la vie très peu. Donc tout ca, c est du pipo.
a écrit le 25/06/2015 à 20:41 :
"Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a déclaré que la porte restait ouverte pour que la Grèce accepte les propositions des créanciers."

Et les grecs ont déclaré que la porte restait ouverte pour que les créanciers acceptent les propositions des grecs.
a écrit le 25/06/2015 à 18:36 :
les pouvoirs européens sont des criminels vis a vis de la grece
Réponse de le 25/06/2015 à 19:21 :
Merci pour votre analyse particulièrement fine.
Réponse de le 25/06/2015 à 20:45 :
Il est vrai que si l'on écoute le discours de Ars Industrialis, "La Grèce et le projet européens", si ces faits sont avérés, c'est affligeant.
Aucun peuple ni pouvoir démocratiquement élu ne devrait pouvoir être malmené de cette manière.
Ce qui arrive aux Grecs peut arriver (ou va arriver, dès la prochaine crise financière), à d'autre pays. Lla France n'est pas à l'abri avec une dette de 2000 Milliards, plus autant en "hors bilan". A la première remontée des taux on risque d’être accommodés à la sauce Grecque.
Réponse de le 25/06/2015 à 21:23 :
Sommes-nous dans des sociétés basées sur le droit? Sans droit, sans respect des règles, nos sociétés vont se déliter. Il importe que le droit soit au moins respecté au niveau des états, faute de quoi il sera plus que difficile de le faire respecter au niveau des citoyens. Les grecs, le gouvernement grec, doivent essayer de la comprendre, et faire les efforts nécessaires à la vie commune, y compris le respect de la monnaie commune. C'est bien cela dont il est question..
Réponse de le 25/06/2015 à 23:34 :
De quel droit parlez-vous cher BH? Du droit de la banque conseil de falsifier les comptes de la Grèce en vue de l'entrée dans l'Euro? Du droit des précédents dirigeants grecs qui ont largement spolié le pays avec la bénédiction des "créanciers"? Du droit du plus fort (l'UE) d'appauvrir un peuple qui n'est pour rien dans ce qui lui arrive?
Je suis d'accord avec vous sur le principe du respect du Droit. Mais ce qui a été imposé à la Grèce depuis 5 ans ne relève pas du Droit. Désolé.
Réponse de le 26/06/2015 à 3:32 :
bh le plein respect du droit , voila vraiment ou se situe le probleme. en adherant a l euro la grece s engageait a plein d obligations, elle en a peu respecte....mais la france a peu de lecons a donner en la matiere, au plan particulierement du niveau de son deficit budgetaire.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :