Grèce : grève générale de 48 heures

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Les bateaux sont restés au port vendredi matin, les transports publics étaient fortement perturbés et les bâtiments publics fermés au début de ce mouvement social auquel se sont aussi joints les journalistes.
Les bateaux sont restés au port vendredi matin, les transports publics étaient fortement perturbés et les bâtiments publics fermés au début de ce mouvement social auquel se sont aussi joints les journalistes. (Crédits : Reuters)
Le Parlement grec doit voter ce week-end de nouvelles mesures d'austérité afin d'obtenir des liquidités pour rembourser environ cinq milliards d'euros de dette arrivant à échéance d'ici à la mi-juillet. Le pays espère ainsi convaincre ses partenaires européen qu'il est capable de tenir ses engagement budgétaires.

Les Grecs ont entamé vendredi une grève générale de 48 heures à l'appel des principaux syndicats du secteur privé et de la fonction publique pour protester contre les très impopulaires réformes fiscales et des retraites que le Parlement devrait voter dimanche sous la pression des créanciers d'Athènes.

La Grèce a un besoin urgent de liquidités pour rembourser environ cinq milliards d'euros de dette arrivant à échéance d'ici à la mi-juillet et espère ainsi convaincre ses partenaires européens, dont les ministres des Finances se réuniront lundi, qu'elle est capable de tenir ses engagements budgétaires.

     | Analyse Non, la Grèce n'a pas reçu l'aide à la Grèce...

Transports fortement perturbés, bâtiments publics fermés

Les bateaux sont restés au port vendredi matin, les transports publics étaient fortement perturbés et les bâtiments publics fermés au début de ce mouvement social auquel se sont aussi joints les journalistes.

Le principal syndicat du secteur privé, GSEE, a qualifié les réformes examinées au Parlement de "dernier clou dans le cercueil" des travailleurs et des retraités qui ont déjà payé le tribut le plus lourd à six années d'austérité.

"Ils [le gouvernement et le Parlement] essaient de prouver à l'Eurogroupe qu'ils sont de bons élèves mais ils détruisent le système de sécurité sociale de la Grèce", a déclaré un dirigeant du GSEE en évoquant la réunion de lundi à Bruxelles.

Un vote test pour Tsipras

Une commission parlementaire a commencé jeudi à examiner les projets de loi qui visent à augmenter les rentrées fiscales et à réduire les dépenses consacrées aux retraites, qui représentent actuellement 17% du produit intérieur brut (PIB). Outre ce projet de loi, le Parlement doit débattre d'un projet de loi sur la réforme de l'impôt sur le revenu prévoyant l'augmentation des taxes et de l'imposition pour les moyens et hauts revenus.

Le vote des députés sera un test important pour la capacité du Premier ministre Alexis Tsipras à mener à bien le programme de réformes qu'il a accepté l'an dernier en contrepartie d'un nouveau plan d'aide, son gouvernement de gauche ne bénéficiant que d'une courte majorité de 153 élus sur 300.

La grève de ce week-end est la quatrième grève générale contre le gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras depuis son arrivée au pouvoir en septembre dernier après un premier mandat entre janvier et août 2015.

>> Aller plus loin Grèce : l'impossible résistance d'Alexis Tsipras

(avec Reuters et AFP)

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Commentaires
a écrit le 06/05/2016 à 19:39 :
Entre 2 maux, il faut choisir le moindre dit le proverbe. Dans le cas de la Grèce, le moindre des 2, au train où vont les choses, ne serait-il pas de déclarer faillite, quitte à devoir sortir de la zone euro et même de l'Europe si nécessaire, d'envoyer paître tous les créanciers, de créer un nouvelle monnaie et de commencer à vivre strictement selon ses moyens, plutôt que de rembourser des milliards ad nauseam pour combler un trou sans fond. La vie serait difficile quelques années mais avec au moins l'espoir que les choses s'amélioreront avec la formidable compétitivité retrouvée, grâce a une monnaie plus faible et un secteur touristique battant toute concurrence.
Réponse de le 07/05/2016 à 20:42 :
+ 1000
a écrit le 06/05/2016 à 14:28 :
Voter des mesures qui ne sont jamais appliquées et faire des promesses qui ne sont jamais tenues ne mène à rien ! Tsipras doit remettre de l'ordre dans ce pays bordélique avant toute chose :-)

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