Italie : référendum à risque, en pleine vague populiste, pour Matteo Renzi

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Cette réforme prévoit une réduction drastique des pouvoirs du Sénat, qui ne votera plus la confiance au gouvernement et la majeure partie des lois, une limitation du pouvoir des régions et la suppression des provinces, l'équivalent des départements français.
Cette réforme prévoit une réduction drastique des pouvoirs du Sénat, qui ne votera plus la confiance au gouvernement et la majeure partie des lois, une limitation du pouvoir des régions et la suppression des provinces, l'équivalent des départements français. (Crédits : ALESSANDRO BIANCHI)
Le chef du gouvernement italien se prépare à vivre dimanche l'un des moments les plus importants de sa fulgurante carrière politique, avec un référendum constitutionnel dont l'issue, incertaine, décidera en partie de son avenir.

J-1 pour le chef du gouvernement italien. Matteo Renzi se prépare à vivre dimanche l'un des moments les plus importants de sa fulgurante carrière politique, avec un référendum constitutionnel dont l'issue, incertaine, décidera en partie de son avenir.

Vendredi soir, les deux principales forces politiques du pays, le Parti démocrate (PD, centre-gauche) de Matteo Renzi et le Mouvement 5 étoiles (M5S) de Beppe Grillo, ont lancé leurs dernières forces avec de grands meetings, à Florence pour le premier, à Turin pour le second.

Les derniers sondages donnent une avance pour le "non"

Mais les derniers sondages qui remontent à deux semaines - ils sont interdits pendant les quinze jours précédant le scrutin - donnaient 5 à 8 points d'avance au non.
Matteo Renzi a pressé ses partisans de venir à bout des réticences des indécis, pour qu'ils votent en faveur du référendum.

"Si je perds le référendum constitutionnel, j'abandonnerai la politique", affirmait il y a un an Matteo Renzi, 41 ans, arrivé au pouvoir en février 2014 avec la volonté de tout changer en Italie. Il a depuis expliqué que cela avait été une erreur de trop personnaliser le scrutin.

Convaincre du bien-fondé de "sa" réforme

Il s'est efforcé depuis, à grand renfort d'interviews, de meetings ou d'interventions sur les réseaux sociaux, de convaincre du bien-fondé de "sa" réforme, censée simplifier la vie politique dans un pays qui a vu défiler 60 gouvernements depuis 1948.

Cette réforme prévoit une réduction drastique des pouvoirs du Sénat, qui ne votera plus la confiance au gouvernement et la majeure partie des lois, une limitation du pouvoir des régions et la suppression des provinces, l'équivalent des départements français.

Mais la vaste majorité de la classe politique, de l'extrême-gauche à l'extrême-droite en passant par les populistes du Mouvement 5 Etoiles (M5S) ou de la Ligue du Nord, le parti Forza Italia de Silvio Berlusconi et même des "frondeurs" du PD, appellent à voter non.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 04/12/2016 à 23:27 :
Depuis le brexit Renzi aurait du savoir que les referendum peuvent être mortels.

Et surtout, lier sa propre démission au résultat, c'est s'assurer que le peuple ne répondra pas à la question posée, mais à celle de savoir s'il vire Renzi de son poste ou pas.

Je ne suis pas un spécialiste en politique italienne... Ils font souvent des referendum?
a écrit le 04/12/2016 à 16:52 :
On ne voit pas bien comment le "oui" pourrait l'emporter? Aujourd'hui pour etre dans le coup, il faut être contre ceux qui gouvernent. En tout cas pour ma part même si je suis plutôt joueur je ne miserai pas un euro dessus.
a écrit le 04/12/2016 à 11:51 :
Beaucoup de politiciens qui abandonnent la politique, il faut croire que plus ça va et moins ils peuvent gouverner, il y aurait un excellent article à faire de ce point de vue là. Il faut croire que les actionnaires milliardaires leurs signent de plus en plus souvent des CDD dorénavant.

Bon par la suite l'avantage c'est qu'ils vont aller pantoufler dans le privé car les ayant bien servis se verrons récompenser d'un emploi fictif supplémentaire à la charge de tous les salariés de l'entreprise, inertie financière mortifère qui gangrène notre économie.

Ils ont les pieds et poings liés par l'oligarchie européenne, ils n'ont quasiment aucune marge de manœuvre, le politicien honnête envers lui même et ses électeurs n'a que ça à faire, démissionner.

Bravo à Hollande pour son geste courageux on attend des autres profiteurs politiciens professionnels, de TOUS les autres, qu'ils fassent de même.
a écrit le 04/12/2016 à 9:25 :
L ITALIE A BESOIN DE STABILITE? SI IL VEUT SUPRIME LE SENAT C EST QU IL A SES RAISONS ? IL MERITE DE GAGNIER CE REFERENDUM. EST LA FRANCE DEVRAIS FAIRE PAREIL AVEC SONT SENAT???
a écrit le 03/12/2016 à 18:45 :
Encore un politique qui vit dans le monde des Barbies ! L'Europe c'est terminé, l'Italie est en faillite totale, la corruption est hallucinante avec une mafia bien réel, que tout le monde retourne dans sa maison et fasse le ménage devant sa porte ! La France commence à comprendre, l'Allemagne va avoir la plus grosse faillite de son histoire avec la Deutchbank et pas question que EUX sauvent leurs banques après avoir ruiné la Grèce , et l'Autriche sera surement à droite. Bref tout se termine ... enfin !
Réponse de le 04/12/2016 à 19:23 :
Bravo à Mr Renzi, de Gaulle avait proposé une réforme similaire sur notre Sénat, mais les soutiens de son propre camp l'on contré et les citoyens français ont rejeté cette réforme, il ne s'agissait pas de la supression du Sénat mais du changement de son organisation. Par 2 fois de Gaulle a accepté de gouverner aprés la Libération et en pleine guerre d'Algérie, c'est à lui que l'on doit l'élection du Président, de la République, lui qui a subi la guerre de 1939 1945 a agi en pacificateur, ce dont les bénéficiaires lui ont été bien peu reconnaissants. Bonne chance à Mr Renzi. Quand au lien de ce référendum avec l'Europe il faudrait expliquer celà je ne vois pas le rapport, par contre la démission pratiquement forcée de Berlusconi par les européistes a été un déni de démocratie, n'oublions pas ce coup insensé porté aux italiens, qui étaient notre président et premier ministre dans ce coup fourré. J'espère tout au moins que les Italiens sauront ne pas trop se laisser influencer par les sondages comme l'on fait Anglais et Américains.
a écrit le 03/12/2016 à 12:54 :
"référendum à risque, en pleine vague populiste, pour Matteo Renzi"

N'écrivez pas ça.
Renzi se maintiendra quel que soit le résultat de ce referendum.

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