Face aux périls de la crise sanitaire et du réchauffement climatique, la Banque européenne d'investissement (BEI) a décidé d'appuyer sur l'accélérateur de la transition écologique en France. Après avoir engagé un montant colossal de 10 milliards d'euros en 2020, l'institution bancaire a annoncé ce lundi une enveloppe encore plus importante pour 2021. "Cette année, le volume pour la France est particulièrement important avec 14 milliards d'euros. C'est un record d'activité. Pour la première fois dans l'histoire de la BEI, la France est le principal bénéficiaire des fonds. La lutte contre le réchauffement climatique représente les deux tiers des sommes investies (environ 9 milliards d'euros)" a déclaré Ambroise Fayolle, le vice-président de l'organisme bancaire lors de la présentation des résultats annuels devant la presse ce lundi 31 janvier.
Sur ce total, 9,2 milliards sont directement issus de la BEI et 4,7 milliards proviennent du Fonds européen d'investissement (FEI) destiné principalement au financement des PME. "Avec un montant d'activité record en 2021 et près de 5 milliards d'euros pour les PME françaises, l'action du FEI a été l'an dernier focalisée sur la relance de l'économie tout en posant les fondations pour la croissance de demain que nous voulons soutenable, verte et numérique", a ajouté Alain Godard, directeur général du fonds européen d'investissement cité dans le communiqué. Selon le groupe, plus de 50.000 PME et 420.000 emplois ont été soutenus à travers tous ces financements.
Le bailleur de fonds a décidé de mettre l'accent sur la transition écologique. Il faut rappeler que les objectifs réhaussés de la Commission européenne de baisser de 55% les émissions de CO2 d'ici 2030 par rapport à 1990 ("fit for 55") risque de mettre la pression aux Etats, et particulièrement la France en retard sur ses propres ambitions. D'après les résultats dévoilés lors du point presse, 6 milliards d'euros ont été débloqués "en faveur de l'efficacité énergétique des bâtiments, de moyens de transport propres, des énergies renouvelables et de l'adaptation aux effets des changements climatiques."