Tous les espoirs des marchés financiers seraient-ils balayés ? Alors que ces derniers anticipent une baisse des taux directeurs dès le début de 2024, des nuages menacent maintenant leur scénario optimiste. Après pratiquement deux ans de hausse brutale des taux qui a amené la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (Fed) à les porter respectivement à les porter entre 4 et 4,75% dans la zone euro et entre 5,25 et 5,5% outre-Atlantique, les gardiennes de l'euro et du dollar avaient laissé entendre en fin d'année qu'elles pourraient bientôt desserrer la vis. Et pour cause, l'inflation se dirigeait progressivement vers les 2%, la cible d'inflation pour toutes les banques centrales de la planète. En zone euro, la BCE table en effet sur une hausse des prix à 2,7% en 2024, 2,1% en 2025, puis 1,9% en 2026.
C'était sans compter sur un regain de l'inflation en décembre à 2,9% sur un an en zone euro après 2,4% en novembre qui a fait passer l'envie de rire aux investisseurs.
Ce retour vers les 3% déstabilise les professionnels de la finance ayant crié victoire trop vite.