Le gouvernement allemand soutient la BCE après les critiques de la justice

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La BCE a prouvé que ses achats étaient proportionnés, assure Olaf Scholz.
La BCE a prouvé que ses achats étaient proportionnés, assure Olaf Scholz. (Crédits : Fabrizio Bensch)
Ce soutien public de la part du ministre allemand des Finances intervient à la suite des critiques exprimées par la plus haute juridiction allemande à l'encontre du programme anti-crise de la BCE.

Le ministre allemand des Finances a apporté son plein soutien aux programmes d'aide de la Banque centrale européenne (BCE) à la zone euro, à la suite des critiques exprimées par la plus haute juridiction allemande dans un jugement retentissant.

Ces plans d'aides massifs sont bien "proportionnés" et "de notre point de vue la Bundesbank", la Banque centrale allemande, est "habilitée à continuer à participer à leur mise en oeuvre", écrit Olaf Scholz dans un courrier adressé au président de la chambre des députés allemands, dont l'AFP a eu copie ce lundi.

Ce courrier intervient en réponse au récent jugement de la Cour constitutionnelle allemande en mai, qui avait fait craindre un arrêt des plans d'aide de la BCE à l'économie européenne, et ce en pleine pandémie de coronavirus.

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La juridiction allemande avait rendu un arrêt très critique à l'égard des rachats massifs de dette sur les marchés de la part de la BCE.

Elle avait remis en cause leur "proportionnalité", douté de leur efficacité et souligné leurs effets secondaires néfastes à ses yeux, comme celui de ruiner les épargnants allemands en poussant les taux d'intérêt à des niveaux très bas.

Les juges suprêmes avaient donné trois mois à la BCE pour s'expliquer et justifier plus en détail son action. Elle avait aussi demandé son avis au gouvernement allemand et à la chambre des députés.

Le soutien apporté ce lundi par le ministre allemand des Finances est donc un élément crucial dans la résolution du conflit juridico-financier.

Sous peine d'une réponse adéquate, la Cour constitutionnelle allemande a en effet menacé d'interdire à la Bundesbank allemande de participer aux plans d'aide de la zone euro.

Or, sans l'appui financier de la première économie européenne, ces programmes de rachats de dette perdraient grandement de leur efficacité.

Olaf Scholz a indiqué dans son courrier avoir mené "au cours des dernières semaines de multiples conversations avec la Bundesbank et la BCE".

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Commentaires
a écrit le 30/06/2020 à 15:43 :
Les Etats de et de l'UE sont gérés démocratiquement par des élus et en aucun cas par des juges qui n'ont aucune compétence de gouvernance. Chose élémentaire que les égos tentent de masquer.
a écrit le 29/06/2020 à 18:48 :
L' Allemagne est sur la bonne voie, d'autant plus qu'elle va profiter pleinement des milliards d'€uros déversés dans l'économie européenne.
Réponse de le 29/06/2020 à 20:29 :
Donc pourquoi la France n'est pas capable de faire le meme chose en fois ses reclamations eternenels aux ceux qui font mieux?
a écrit le 29/06/2020 à 18:16 :
Les juges de Karlsruhe ont dû faire une attaque cérébrale...
Réponse de le 29/06/2020 à 23:48 :
Pas si vite, c'est encore à eux de prendre la décision finale, pas à Olaf Scholz...
Réponse de le 30/06/2020 à 14:37 :
Les juges allemands n‘ont pas mis en question la proportionalité de propramme de la BCE, mais ils ont critiqué le manque de transparence dans les communications de la BCE pour permettre aux parlements et gouvernements nationaux de vérifier si la BCE reste dans le cadre de sa mission.
a écrit le 29/06/2020 à 17:57 :
Scholz n'a pas bien compris ce que voulait dire le mot ' independance'
les banques centrales n'ont pas a recevoir l'approbation de politiciens, elles ne sont pas au service de leur reelection
il peut par contre proposer que l'Allemagne emprunte, et prete genereusement a ses partenaires a taux defiant toute concurrence; mais la il court un risque politique a titre perso, donc il ne va pas le faire ( alors que le resultat economique est le meme)
a écrit le 29/06/2020 à 17:55 :
Les vieux juges allemands font comme si l'argent accumulé dans les paradis fiscaux avait la même valeur que celui utilisé dans l'économie réelle, ils planent pas mal là dedans quand même hein, tandis que les autres eux savent bien que tout ceci n'est qu'hypocrisie et qu'il n'y a pas d'alternative il faut continuer de faire semblant sinon tout va obligatoirement s'écrouler et les banques allemandes avec.

La seule façon de remettre de l'ordre dans les comptes publics serait d'interdire les paradis fiscaux et d'y récupérer les dizaine de milliers de milliards qui y sont planqués mais ça m'étonnerait que les vieux juges allemands soient pour, ils feraient mieux de réfléchir pour une fois dans leur vie ou lieu de compter sans arrêt. C'est ce que doit leur dire poliment le ministre allemand des finances.

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