Le marché de la dette s'offre un petit répit

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(Crédits : KAI PFAFFENBACH)
Le marché de la dette s'est détendu mercredi, rompant avec plusieurs semaines de tension liée à l'anticipation d'un contexte économique plus porteur et à des banques centrales moins généreuses.

"Le marché obligataire s'octroie une petite respiration aujourd'hui alors que, depuis mi-décembre, la tendance est à la remontée des taux d'emprunts", a souligné auprès de l'AFP Daniel Stefanetti, un gérant obligataire de la société de gestion luxembourgeoise Ethenea.

"Dans un premier temps, la remontée des perspectives de croissance pour 2018 par la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne et le fait que les investisseurs s'attendent à une remontée de l'inflation ont entraîné une tension des taux d'emprunts", a-t-il développé.

"Il y a eu ensuite une deuxième couche fin décembre, avec des déclarations de responsables de la BCE laissant entendre que les achats de l'institution dans le cadre du programme de soutien monétaire n'iraient pas au-delà de septembre 2018", a-t-il poursuivi. "Tout cela a donc tiré les taux vers le haut".

"La bonne tenue des pays du sud de l'Europe et une émission obligataire qui s'est bien passée en Irlande ont aidé le marché aujourd'hui", a complété l'expert, en notant toutefois que "les volumes sont très maigres, ce qui accentue la tendance".

A 18H00 (17H00 GMT), le taux d'emprunt à dix ans de l'Allemagne a reculé à 0,442%, contre 0,467% lundi à la clôture du marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise.

Le rendement de même maturité de la France a suivi le même chemin, terminant à 0,797%, contre 0,823%, tout comme celui de l'Espagne à 1,598%, contre 1,614%, et celui de l'Italie à 2,067%, contre 2,095%.

En dehors de la zone euro, le taux britannique a également connu une détente à 1,213%, contre 1,287%.

A la fermeture des marchés européens, les taux d'emprunt américains baissaient aussi, celui à 10 ans s'établissant à 2,438%, contre 2,463% lundi, et celui à 30 ans à 2,786%, contre 2,814%, tandis que celui à deux ans s'affichait à 1,911%, contre 1,919%.

(avec l'AFP)

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