Nouveau test pour Tsipras devant le Parlement grec

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Les premières mesures - hausse de la TVA, réforme des retraites, des règles de négociation collective, du droit de grève et des licenciements, des privatisations - ont été approuvées le mercredi 15 juillet.
Les premières mesures - hausse de la TVA, réforme des retraites, des règles de négociation collective, du droit de grève et des licenciements, des privatisations - ont été approuvées le mercredi 15 juillet. (Crédits : © Alkis Konstantinidis / Reuter)
Les députés grecs doivent adopter ce mercredi une deuxième liste de réformes afin d'obtenir un troisième plan d'aide évalué entre 82 et 86 milliards d'euros. Des représentants des créanciers du pays sont également attendus vendredi à Athènes pour rencontrer des membres du gouvernement, et passer au crible l'économie grecque.

Pour la deuxième fois en une semaine, Alexis Tsipras va devoir affronter le vote de la Vouli. Dans la matinée du mercredi 22 juillet, le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, a exhorté les députés du parlement grec à adopter un deuxième train de réformes réclamé par les créanciers d'Athènes.

"Il est extrêmement important de boucler cette procédure afin que nous puissions entamer les négociations vendredi", a ainsi martelé le successeur de Yanis Varoufakis, à la tribune du Parlement.

En échange, si ces mesures voulues par les créanciers sont adoptées, les négociations sur l'adoption d'un troisième plan d'aide à la Grèce débuteront. Mardi, c'est par la voix de sa porte-parole Olga Gerovasili, que le gouvernement grec a fait savoir qu'il espérait qu'un accord intervienne d'ici le 20 août.

La date est loin d'être anodine. Certes, Athènes est parvenue - grâce à un prêt relais de 7,16 milliards d'euros du Fonds Européen de stabilité financière - à rembourser le 20 juillet le FMI et la BCE. Mais, le pays doit aussi honorer 3,2 milliards d'euros d'obligations détenues par la BCE qui arrivent à échéance ... le 20 août.

Réforme de la justice en Grèce

Ce deuxième train de réformes transpose dans la loi grecque des dispositions européennes sur le sauvetage des banques afin de préserver le contribuable du risque d'avoir à renflouer les établissements de crédit en difficulté. Il prévoit également une réforme du système judiciaire pour permettre d'accélérer et de simplifier les procédures tout en réduisant son coût.

Les premières mesures - hausse de la TVA, réforme des retraites, des règles de négociation collective, du droit de grève et des licenciements, des privatisations - ont été approuvées le mercredi 15 juillet.  Pour rappel, 39 députés Syriza ont voté contre ces mesures, validées en revanche par l'opposition du centre et de la droite. Une fronde du camp d'Alexis Tsipras, au pouvoir depuis janvier, qui a conduit le week-end dernier à un remaniement du gouvernement.

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a écrit le 23/07/2015 à 8:57 :
Depuis l'élection de Syrisa , je m'interroge sur la naïveté du gouvernement ! Aprés la lecture de l'article sur le site Lesinrocks http://www.lesinrocks.com/2015/07/16/actualite/la-dette-de-la-grece-est-elle-illegale-11761176/ je suis de plus en plus convaincu de cette naïveté . A écouter Eric Toussain t du CADTM , Tsipra n'aurait pas évoqué les premiers résultats des audits des dettes grecques (demandé par la Vouli) pour ne pas effaroucher , fâcher ! les créanciers ! Même si Paul KRUGMAN ,économiste célèbre du NewYork Time jugent les Eurocrates comme étant "des rigolos qui ne comprennnent rien à la macro économie" , il ya une chose qui est sûre , c'est que les Créanciers qu'ils défendent savent trés bien compter !
Et à mon avis, dés l'élection de Syriza , ils ont eu en tête la certitude que le gouvernement allait remettre en cause une bonne partie de la légitimité des dettes ! Donc la taire pour ne pas fâcher les créanciers est une grossiere erreur qui a fait -sans doute- plus de mal que de bien ! Quoi qu'il en soit , Tsipra avec la culture économique qu'il a acquis -en principe il est nourrit d'analyse Marxiste- sait que lorsque le capital se sent menacé,il réagit impitoyablemment , sans aucun état d'âme ! Alors pourquoi cette naïveté ? Pourquoi ne pas avoir donné suite au plan Varoufakis qui a fait des propositions pour contrer la fermeture des banques sachant ce que cela allait entrainer ? Pourquoi ne pas avoir préparé en amont ce coup tordu de Bruxellles qui était plus que prévisible ?
Réponse de le 23/07/2015 à 10:04 :
@jojoduchateau
" Pourquoi ne pas avoir préparé en amont ce coup tordu de Bruxellles qui était plus que prévisible ? "
Parce que SYRIZA est un parti leurre et que par conséquent les grecs se sont fait "syriser"..
http://www.upr.fr/actualite/europe/les-grecs-vont-maintenant-pouvoir-constater-que-syriza-est-un-parti-leurre
Réponse de le 23/07/2015 à 15:06 :
Non ! je ne pense pas que ce soit un parti leurre et c'est bien ce qui me trouble!
a écrit le 23/07/2015 à 7:26 :
Tsipras continue a manger son chapeau et il fait enfin des réformes

Le comble pour les grecs il faut que l'Europe les oblige à réformer

On est pas loin de la curatel renforce pour tsipras
a écrit le 22/07/2015 à 21:49 :
La Grèce devrait entraîner l'éclatement de l'euro et celle de l'Europe. Des millions de personnes en France et ailleurs ne demandent que ça.
a écrit le 22/07/2015 à 18:05 :
Les Grecs me disent qu'ils ne paieront pas plus. Par exemple, s'ils sefont prendre à ne pas facturer la TVA, il parait que l'amende est de 1000 euros maximum et qu'elle est la seule pénalité. Ce qui voudrait dire que si le quidam estourbit 10 000 euros, il a quand même gagné 9 000 !!! Le fait est que les endroits qui ne demandetn pas un paiement en liquid sont fort peu nombreux. Je parie donc que dans quelques mois, on retombe à la case départ...avec 80 milliards de plus engloutis pour rien :-)
Réponse de le 22/07/2015 à 20:53 :
Ceux qui ont voté pour Tsipras l'appellent maintenant un traître. D'autres disent qu'il est le meilleur espoir grec 'aujourd'hui'. En fait, le peuple grec doit aussi être blâmé pour en réalité avoir cru que Tsipras et Varoufakis pourraient prendre l'UE et qu'ils pourraient voter pour les allemands et leur donner de l'argent. Quel traîne les pieds ! Dieu merci je ne suis pas grec….
a écrit le 22/07/2015 à 17:31 :
Syrisa = Sociaux-traitres
a écrit le 22/07/2015 à 16:37 :
ça me semblait bizarre, et après vérification, il y a une erreur grossière : seulement 39 députés de SYRIZA ont voté CONTRE les réformes, contrairement à ce que dit l'article
Réponse de le 22/07/2015 à 19:29 :
Vous lisez mal, l'article ne dit pas autre chose....
a écrit le 22/07/2015 à 16:35 :
Certains média rapportent que les projets de loi que Tsipras a fait voter ne sont qu'une version dilluée de ce qui q été convenu récemment avec les créanciers. Qu'en dit la LT?
a écrit le 22/07/2015 à 16:29 :
" Seulement 39 élus de Syriza sur 149 ont voté pour ce train de réformes".
c'est le contraire ! 39 élus ont vote CONTRE ...

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