Pourquoi l'Allemagne veut un Allemand à la tête de la BCE

La CSU, alliée bavaroise d'Angela Merkel, veut un Allemand comme prochain président de la BCE. Le retour d'une vision "ethnique" de la politique monétaire qui est préoccupante.

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L'Allemagne voudra-t-elle en 2019 un président allemand à la tête de la BCE ?
L'Allemagne voudra-t-elle en 2019 un président allemand à la tête de la BCE ? (Crédits : © Ralph Orlowski / Reuters)

La CSU, petite sœur bavaroise de la CDU d'Angela Merkel, ne cesse de vouloir se démarquer de la chancelière. On l'a vu durant l'automne et l'hiver sur la question des migrants où elle réclamait une position plus dure de la part de Berlin. Désormais, cette question passe, dans le débat public allemand, au second plan en raison de la baisse des arrivées de migrants en Allemagne. Cette baisse est, du reste, explicable par l'application sur le sol grec des « zones de transit » jadis proposées par la CSU aux frontières de la République fédérale. Le débat du moment outre-Rhin porte sur la douleur des épargnants et donc des futurs et actuels retraités que l'on considère « sacrifiés » par la BCE à sa politique non-conventionnelle. La critique de la BCE dirigée par Mario Draghi est donc devenu sport national en Allemagne. Et la CSU, toujours à l'affût d'une proposition pouvant améliorer sa popularité dans la riche et conservatrice Bavière, l'a bien compris.

Aussi l'ancien ministre fédéral CSU de l'intérieur Hans-Peter Friedrich, aujourd'hui vice-président du groupe CDU/CSU au Bundestag, a-t-il réclamé dans le journal populaire Bild Zeitung de ce lundi 18 avril, que « le prochain président de la BCE devra être un Allemand ». Son collègue de la CSU, Hans-Peter Uhl, porte-parole du parti a, quant à lui, réclamé la présence d'un « expert financier allemand » à la tête de la banque centrale. Voici donc déjà la course à la succession de Mario Draghi, qui est officiellement en poste jusqu'en novembre 2019, ouverte. Et elle est ouverte désormais sur un critère précis : celui de la nationalité du futur chef de la politique monétaire européenne.

La CSU, combien de divisions ?

Certes, on peut considérer que la CSU n'est pas l'Allemagne et que son influence sur les décisions finales du gouvernement allemand reste limitée. Il est vrai que, sans être totalement ignoré par Angela Merkel, son allié bavarois pèse assez peu dans sa politique, notamment au regard du bruit que font les polémiques qu'elle lance régulièrement. C'est que la CSU est dans une position impossible : son positionnement politique l'éloigne de plus en plus d'une CDU « recentrée », notamment sur les questions de société, mais elle sait qu'elle n'a pas d'alternative à l'alliance avec la CDU, n'étant qu'un parti « régional » qui profite largement de l'absence de la CDU en Bavière. Bref, la CSU provoque, crie, s'indigne, mais elle ne fera jamais tomber un gouvernement dirigé par la CDU et ne divorcera jamais de la CDU. Pourquoi alors se préoccuper de tels propos ? C'est que, sur ce sujet, beaucoup plus que sur la question des réfugiés, la CSU se veut le reflet de l'opinion allemande et rencontre une approbation - tacite ou ouvertement affirmée - d'une immense majorité du monde politique. Ce n'est, du reste, pas un hasard si cette proposition émerge en pleine polémique sur la politique de la BCE outre-Rhin.

Le pacte à l'origine de l'union monétaire

Car cette revendication d'un patron allemand pour la BCE renvoie à un pacte implicite à l'origine de l'union monétaire. Lorsque la République fédérale a accepté de « dissoudre » le mark allemand dans l'euro en 1992, elle ne l'a fait qu'à condition que la nouvelle monnaie soit un équivalent de la devise allemande. Le pacte de croissance et de stabilité de même que l'indépendance de la BCE devaient être les piliers d'une politique similaire à celle de la Bundesbank depuis sa création en 1957. L'installation de la nouvelle banque centrale à Francfort gravait dans le marbre cet accord implicite : l'Allemagne « donnait » au continent la puissance du mark moyennant une conversion de ce même continent à la « culture de stabilité » allemande. Restait la question de la direction de la BCE qui devait garantir cette conversion. Dès le début, la question s'est révélée épineuse.

Méfiance originelle

La France de Jacques Chirac voulait en effet imposer « son » candidat, Jean-Claude Trichet. Mais l'Allemagne était méfiante, malgré les « galons » de stabilité du gouverneur de la Banque de France, un des artisans de la « politique du franc fort ». Berlin poussait pour la candidature du Néerlandais Wim Duisenberg, jugé « naturellement » plus proche des convictions allemandes. Un compromis en résulta : le Néerlandais prendrait la tête pour un demi-mandat, le Français lui succédant en 2002. L'idée dominante en Allemagne était que le premier président de la BCE devait assurer l'ancrage de la « culture de la stabilité » et la « crédibilité » de la nouvelle banque centrale.

Dès les prémices de l'union monétaire, la méfiance allemande s'est donc établie sur une base nationale. Le principe a été, d'emblée, qu'un « Latin » était moins susceptible qu'un « Germain » de diriger la BCE « correctement ». Tout le travail du mandat de Jean-Claude Trichet, de 2003 à 2011, s'est donc réduit à prouver à la Bundesbank son engagement dans la « culture de stabilité ». Cette obsession l'a amené à se montrer plus prudent, de 2007 à 2011, que les autres banques centrales et, même, à remonter par deux fois les taux en pleine crise, en juillet 2008, deux mois avant la faillite de Lehman Brothers, et en juillet 2011, alors que la crise de la dette souveraine en zone euro était proche de son paroxysme. Le Français a, en partie, réussi son pari. En 2011, Angela Merkel a ainsi pu croire que, comme lui, Mario Draghi, quoiqu'Italien, pourrait être aussi « allemand » que l'ancien directeur du Trésor français.

Une « double trahison » ?

On comprend alors que, au-delà des raisons financières souvent avancées avec raison pour expliquer la « colère » allemande contre la BCE, la rupture est encore plus profonde. C'est le sentiment d'avoir été doublement « trahi ». Une première fois dans la rupture du « pacte originel » sur lequel la BCE avait été fondée dans les esprits allemands. Une deuxième fois dans le pari qu'avait fait Angela Merkel en 2011 de « concéder » un Italien à la tête de la BCE. Cette deuxième raison est fort importante, car la nomination de Mario Draghi a été le fruit d'une défaite de la vision « ethnique » de la politique monétaire.

Le pari de la chancelière en 2011

Originellement, en effet, le gouvernement fédéral allemand, alors fondé sur une alliance entre la CDU/CSU et les Libéraux de la FDP, avait comme candidat le patron de la Bundesbank d'alors, Axel Weber. Ce dernier avait déjà contesté la politique de Jean-Claude Trichet, notamment les programmes de rachats de dettes souveraines en 2010-2011 (le programme « SMP »). Il se voulait le candidat d'une orthodoxie monétaire « pure » et sa qualité d'Allemand devait en être la garantie. Mais, en pleine crise de la zone euro, cette position était difficile à faire admettre par l'Allemagne à ses partenaires. Axel Weber fut alors la victime d'une entente plus vaste où les pays « du sud » acceptaient un durcissement de la surveillance budgétaire de la zone euro avec les directives Two Pack, Six Pack, le « semestre européen » et le pacte budgétaire, contre le maintien d'un « Latin » à la tête de la BCE. Pour apaiser la crise de la zone euro, la chancelière devait compter sur une BCE « modérée », aussi a-t-elle considérée que Mario Draghi, qui avait montré son engagement pour la « culture de la stabilité » au cours de son mandat à la Banque d'Italie, était un candidat de la « continuité » qui correspondait à ses intérêts. Axel Weber fut donc lâché et il démissionna avec fracas de la présidence de la Bundesbank en mai 2011 avant de rejoindre la direction de Credit Suisse un an plus tard...

Angela Merkel a déjà fait machine arrière

L'évolution de Mario Draghi vers l'assouplissement quantitatif et les taux négatifs est donc perçue outre-Rhin comme une trahison et comme la preuve que l'on ne peut pas faire confiance à un « Latin » pour diriger la politique monétaire. C'est aussi un échec pour Angela Merkel, et la CSU, qui n'est jamais avare de pièges pour la chancelière, le sait parfaitement. Aussi réclame-t-elle le retour du « sérieux » et la « regermanisation » de la BCE. C'est, du reste, un processus que la chancelière a engagé depuis plusieurs années. En décembre 2012, soit trois mois après le lancement du programme « OMT » qui mit fin à la crise de la zone euro, Berlin a refusé de nommer un Espagnol au directoire de la BCE et a imposé le luxembourgeois Yves Mersch, considéré comme un « faucon », partisan d'une politique monétaire plus dure. Après les élections fédérales allemandes de septembre 2013, la chancelière a également « exfiltré » le représentant allemand au directoire de la BCE, Jörg Asmussen, un Social-démocrate très proche de Mario Draghi, en le nommant à un poste gouvernemental subalterne et en le remplaçant par un pur produit de la Bundesbank, Sabine Lautenschläger. Il y a donc une volonté allemande de « contre-balancer » en interne l'influence de Mario Draghi. Jusqu'ici vainement. D'où l'exigence de posséder le principal levier de décision.

La nature du débat allemand

On le voit : l'exigence de la CSU n'est pas une demande en l'air. Angela Merkel ou son successeur, aura du mal en effet à défendre le choix d'un non Allemand à la tête de la BCE en 2019 après le pari « raté » de 2011. D'où la réémergence en Allemagne d'une vision « ethnique » de la politique monétaire. Derrière la demande de Hans-Peter Friedrich se dessine le retour de l'idée que seul un Allemand peut être le vrai garant de la stabilité monétaire et d'une politique « sérieuse » et que, partant, sans Allemand à la tête de la BCE, le « pacte originel » de l'union monétaire sera brisé. Le danger est donc réel que le débat outre-Rhin se limite à une discussion entre cette vision et celle de l'extrême-droite eurosceptique et xénophobe d'Alternative für Deutschland (AfD) fondée sur l'idée que l'euro était un « corps étranger » à la culture allemande et que la crise de la zone euro révélait l'incapacité des autres pays à se « convertir » à la « culture de la stabilité. »

Une BCE qui doit être « renationalisée » au service des intérêts allemands ?

Mais cette exigence pose un problème grave aux partenaires de l'Allemagne. Ces derniers sont-ils prêts à accepter cette « vision ethnique » de la politique monétaire ? Sont-ils prêts à se laisser « faire la leçon » par un « expert allemand » dont la principale qualité aura été d'être précisément un Allemand ? Ce serait accepter l'idée que la politique monétaire est le « domaine réservé » de l'Allemagne dans la zone euro. Or, la BCE est, à ce jour, la seule institution réellement fédérale de la zone euro. On peut critiquer assurément Mario Draghi, mais il a introduit dans la BCE une vraie nouveauté : il a fondé sa politique sur l'intérêt général de la zone euro, fût-il contraire à celui de l'Allemagne. On l'a trop oublié, mais la politique de Jean-Claude Trichet a été une des clés de la dévaluation interne réalisée par l'Allemagne avant la crise de la zone euro. Les deux hausses des taux de 2008 et 2011 n'avaient aucun sens au niveau de la zone euro, elles n'en avaient qu'au regard des tensions salariales allemandes. C'est ce temps béni que la CSU regrette.

Car, sous couvert de savantes théories, les milieux d'affaires allemands veulent surtout que la BCE mène une politique dans leur intérêt, fût-ce au détriment des Etats du sud de la zone euro. C'est le vrai moteur de la « renationalisation » recherchée de la BCE. Et cela reflète la vision que la droite allemande a de la zone euro : un instrument au service de l'économie allemande, ou rien. Reste à savoir si, en 2019, les partenaires de l'Allemagne sauront s'opposer à cette vision.  Dans cette querelle se joue en partie l'avenir de la zone euro.

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Commentaires 25
à écrit le 27/04/2016 à 5:37
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De toutes façons ouvrir les vannes du crédit à fond ne change pas la réalité de l'investissement qui est déterminé par le "marché libre" qui favorise la compétition et le dumping, donc l'atonie de la demande, le chômage, et l'appauvrissement des trav...

à écrit le 19/04/2016 à 13:47
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OK banco. Mais ce nouveau directeur de la BCE sera t il independant du pouvoir allemand ? ou la volonté de faire faire à la BCE la politique qui interesse exclusivement le gouvernement conservateur allemand. Le gouvernement allemand est aveugle à l...

à écrit le 19/04/2016 à 9:52
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Peuvent piailler, mais le rapport de force ne leur est pas favorable. Si il étouffent leurs débiteurs, le retraité allemand peut faire une croix sur son épargne. Si ils sortent de l euro? Ben on garde notre dette libellé en euro et vous voyez votre n...

à écrit le 19/04/2016 à 8:40
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Une Europe dirigée par l'Allemagne... Retour en 40? ils ne se sont calmés les Teutons...

à écrit le 18/04/2016 à 23:43
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Bon chacun reprend sa monnaie et sa route!

à écrit le 18/04/2016 à 22:34
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La fiabilité et l'intégrité des patrons allemands n'est plus à démontrer, il faut donc un allemand à la tête de la BCE. Par exemple un ancien patron de VW ou de Siemens. Des exemples de probité.

à écrit le 18/04/2016 à 21:33
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Toujours à l'affût d'une proposition pouvant améliorer sa popularité> Ils sont presque tous comme ça, en Allemagne comme en France ou ailleurs, et c'est pour cela qu'ils ruinent la démocratie. Aucune morale. Aucune vision long terme. Aucun sens du de...

à écrit le 18/04/2016 à 21:03
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comment peut ton faire l Europe avec des allemands qui se prennes pour la race des seigneurs je pense que MARIO DRAGUI a fait un tres bon bilan alolrs que la budesbank est la derive

à écrit le 18/04/2016 à 19:48
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Décidément l'Allemagne ne changera jamais ! Son obsession de dominer l'Europe et le Monde remonte a la surface! Elle n'a pas retenu les leçons de 1870, 1914 et 1939... Elle recommence une nouvelle fois. Déjà qu'elle est en train de faire exploser l'E...

à écrit le 18/04/2016 à 19:20
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Pour l'instant l'équilibre monétaire se joue entre le dollar, l'euro, le yen et le renminbi. Très monétariste, Draghi a fait baisser le cours de l'euro avec de bons résultats sauf pour la France. Les quatre monnaies sont toutes soumises à des politiq...

à écrit le 18/04/2016 à 18:14
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Nous aurions une BCE, est-ce une Banque Centrale des Enargots ? La Banque Mondiale publie une croissance en constant. Si on relève celle de 12 pays OCDE Euro (Allemagne, France, Italie, Espagne, Pays-Bas, Autriche, Belgique, Irlande, Luxembourg, Por...

à écrit le 18/04/2016 à 17:14
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Les taux négatifs sont ni plus ni moins qu'une punition pour les épargnants .... la solution je ne l'a connais pas .... ! Émettre de l'argent (dont ne voit pas la couleur) de la BCE pour les traders ... ne nous r...

à écrit le 18/04/2016 à 17:04
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Un fervent européen, sincère, devrait considérer Monsieur Schaüble comme le principal danger qui menace l'Europe, plus dangereux que le Brexit !

à écrit le 18/04/2016 à 17:01
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« la « regermanisation » de la BCE »..Il est vrai que la politique de Mario Draghi peut paraitre aberrante pour un allemand. Attention, c’est le retour du, « Deutschland uber alles ». La zone euro s'est dotée d'une monnaie et celle-ci est orpheline ...

à écrit le 18/04/2016 à 16:04
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L´intérêt général de la zone euro et des taux d´intérêt voisins de zéro (approche comptable) a coûté près de 125 milliards d´euros aux retraités allemands. A méditer....

à écrit le 18/04/2016 à 15:59
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L'Allemagne doit augmenter son salaire minimum (8€50 brut) ou sortir de l'Euros !

à écrit le 18/04/2016 à 15:32
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"Les partenaires de l'Allemagne sont-il prês ?"... Quelle rigolade ! Peu importe qu sera à l'élysée et matignon à cette date; Comme sarko et hollande, le polichinelle français en place se déculottera - en disant Danke Schön en plus - devant le panzer...

à écrit le 18/04/2016 à 15:21
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L'Allemagne n'a pas confiance dans les énarques français et on la comprend. Tous formés dans le même moule de l'obéissance comme les clercs qu'ils sont, obéissants au pouvoir, nuls en économie, très partiellement compétents et peu inventifs, sauf en...

à écrit le 18/04/2016 à 15:11
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L'auteur comdamne tout politique qui n'est pas laxiste. Il y a partout en Europe, et pas seulement en Allemagne, des gens qui estiment néfaste la politique de M.Draghi. Mais ici ce message est inaudible.

à écrit le 18/04/2016 à 13:04
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La création de l'euro fut une lourde erreur. La France avec Mitterrand totalement incompétent en la matière, s'est fourvoyée. Son industrie en est presque disparue alors que l'Allemande profitait du taux fixe imposé entre les pays de la zone. Une Peu...

le 18/04/2016 à 13:50
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Ne soyez pas inquiet, l'an prochain tout rentrera dans l'ordre !

le 18/04/2016 à 16:28
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Je pense comme vous. Si certains s'inquiètent que " sans Allemand à la tête de la BCE, le pacte originel de l'union monétaire sera brisé ", nous francais allons nous charger de briser bien plus que le pacte moné+taire....en fait, le travail de déco...

le 18/04/2016 à 17:18
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Mitterrand était un politique pas un financier. Il a vu dans la création de l'euro un moyen d'unir les européens. Il pensait que l'euro serait un facteur de stabilité en Europe qui marginaliserait les nationalismes. L'égoïsme, le laxisme, les intérêt...

le 18/04/2016 à 18:38
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Puisque vous êtes si fort ou en tous cas suffisamment brillant pour juger les autres. Présentez vous aux élections l'an prochain que l'on puisse juger vos performances au lieu de venir vomir caché dans un forum en bon FN.

le 22/04/2016 à 14:45
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Nous demandons à une grande et puissante nation qu'est l'Allemagne de ralentir, de traîner la patte afin de nous permettre de la rattraper au lieu de réformer, de travailler dix fois plus pour atteindre son niveau. Quel honte! Et je comprends parfait...

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