Pourquoi la Grèce provoque-t-elle l'Allemagne sur les réparations de guerre ?

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La Grèce demande 278,7 milliards d'euros à l'Allemagne. Pourquoi ?
La Grèce demande 278,7 milliards d'euros à l'Allemagne. Pourquoi ? (Crédits : reuters.com)
Les 278,7 milliards d'euros que la Grèce pourrait demander à l'Allemagne au titre des indemnités de guerre provoquent la colère des politiques et des médias européens. Mais pourquoi le gouvernement Tsipras soulève-t-il cette question ?

Le gouvernement grec joue-t-il avec le feu ? La question mérite d'être posée alors que la nouvelle majorité élue le 25 janvier a lancé plusieurs initiatives ces derniers jours : l'évaluation de la « dette de guerre » allemande, la mise en place d'une commission d'évaluation de la dette et la mise en place d'une commission parlementaire sur les conditions du « sauvetage » de 2010.

Une absurdité risquée ?

En Europe, c'est surtout la première question qui provoque des cris d'orfraies, surtout après que le vice-ministre aux Finances, Dimitris Mardas, a estimé à 279 milliards d'euros ce que devrait l'Allemagne à la Grèce. Le vice-chancelier social-démocrate allemand Sigmar Gabriel a jugé cette demande « stupide. » Comment, a priori, ne pas lui donner raison ? La somme est considérable et il est certain que l'Allemagne ne versera jamais à la Grèce un tel montant. On sait aussi que seule la Grèce demande le versement de telles indemnités, alors que les autres pays victimes du nazisme se taisent.

On peut s'arrêter à cette stupidité. Et estimer donc que la Grèce joue là un jeu dangereux. Le quotidien Le Monde estime ainsi qu'Athènes prend trois risques. Le premier, celui de tenter de « désigner un responsable extérieur » à sa situation ; le second, de s'ôter l'argument du pragmatisme en demandant ce qu'on lui demande, le paiement d'une dette impossible à payer ; le troisième, enfin, celui de détruire le principe de la solidarité européenne en remettant en cause le principe sur l'Union européenne serait fondée, « le dépassement du cycle de guerres et d'humiliations qui a conduit l'Europe à la ruine. »

La Grèce isolée ? C'est déjà fait !

En réalité, le jeu peut être un peu plus fin que celui que l'on croit. Rappelons d'abord que la Grèce n'a pas besoin de cette question (comme elle n'a pas davantage besoin d'un rapprochement avec Moscou) pour se retrouver isolée en Europe. Elle l'est depuis le 26 janvier, autrement dit depuis la constitution du nouveau gouvernement. Les réunions de l'Eurogroupe ont montré cet isolement et le dialogue de sourd depuis le 20 février l'a confirmé. L'utilisation de cette question des réparations de guerre répond donc à une logique de bras de fer et de rapport de force dans lequel la Grèce joue, quoiqu'il arrive, seule contre tous. Il est évident, n'en déplaise à beaucoup, que les leaders grecs ne sont pas plus stupides que la plupart des journalistes européens. Ils savent donc pertinemment que l'Allemagne ne fera jamais un chèque de 279 milliards d'euros à la Grèce. Pourquoi alors soulever cette question ?

Message à l'opinion grecque

D'abord, parce que c'est un message envoyé à l'opinion grecque. Les élections du 25 janvier a été une révolte contre le sentiment d'humiliation très fort qu'ont représenté les années « troïka » en Grèce. Alexis Tsipras sait que l'essentiel de sa popularité réside dans sa capacité à résister aux demandes des créanciers. Cette question des réparations entre dans la même logique : il s'agit de montrer aux Grecs que la Grèce parle d'égal à égal à l'Allemagne et peut évoquer les sujets qui fâchent. Longtemps, les gouvernements grecs ont évité le sujet, sans néanmoins obtenir de véritable respect de la part des Européens. Cette époque est terminée et le gouvernement grec souhaite montrer qu'il ose désormais mettre ces sujets sur la table. Dans l'esprit des nouveaux dirigeants grecs, à tort ou à raison, ceci répond à deux besoins. Le premier est que l'économie nationale ne se redressera que si les Grecs reprennent confiance en eux et retrouvent donc cette « fierté nationale » que les cinq dernières années leur ont largement ôtée. Le second est que, si les négociations viennent à prendre un tour négatif, le gouvernement aura besoin du soutien populaire, il doit donc ménager sa popularité.

La recherche de responsables extérieurs ?

Contrairement à ce qu'affirme Le Monde, le gouvernement grec n'a jamais cherché à établir un lien entre l'absence du paiement de réparations et la situation actuelle du pays. Si l'on lit le discours d'Alexis Tsipras sur le sujet prononcé le 10 mars devant la Vouli, le parlement grec, on cherchera en vain un tel raccourci. Du reste, l'actuelle majorité a lancé deux commissions distinctes pour établir la légitimité de la dette et du « sauvetage » de 2010. Mais ces commissions elles-mêmes ne visent-elles pas à éviter les responsabilités du pays dans l'actuelle crise ? Là encore, c'est un procès d'intention récurrent adressé aux Grecs, mais qui est peu fondé. Compte tenu de l'ampleur de la crise, l'établissement des responsabilités n'est pas un luxe superflu.

La Grèce n'est pas seule dans ce domaine : les deux chambres du parlement irlandais (Oireachtas) ont lancé également une commission d'enquête sur les causes de la crise bancaire et de la crise de 2010-2011. Ces démarches apparaissent en réalité comme des signes de responsabilité : on cherche à comprendre les causes d'une crise pour pouvoir éviter sa reproduction. Ce qui est plutôt étonnant, c'est le refus des Européens de prendre leur part de responsabilité. Ainsi la BCE et son président d'alors, Jean-Claude Trichet a-t-elle toujours refusé de se présenter devant la commission de l'Oireachtas, arguant du fait qu'elle n'avait à s'expliquer (ce qui n'est pas rendre des comptes) que devant le parlement européen. Un parlement européen qui a refusé, à la demande des conservateurs allemands, une commission d'enquête officielle sur les actions de la troïka. Et l'on se souvient que la Commission européenne, à la différence du FMI, n'a jamais accepté son erreur sur sa stratégie d'austérité des années 2010-2012. Où est alors la fuite devant les responsabilités ?

Là encore, l'attitude du gouvernement grec tranche avec celle des Européens. Car, la responsabilité grecque ne sera certainement pas dissimulée par ces commissions. Pour preuve : Nouvelle Démocratie a voté contre l'établissement de la commission sur 2010. Et c'est bien le but : montrer aux Grecs que l'on n'évite aucun sujet désormais, à la différence des précédents gouvernements. Et, en passant, mettre en exergue l'absence de responsabilité des Européens.

Valeur comparative des demandes grecques

La question des réparations a en fait surtout une valeur « comparative. » Il s'agit de montrer ce à quoi l'Allemagne a « échappé » grâce à la bienveillance des vainqueurs. Il s'agit de montrer précisément que si une dette de 278,7 milliards d'euros est un fardeau « absurde » pour l'Allemagne dont le PIB est de 3.000 milliards d'euros, une dette de 320 milliards d'euros l'est d'autant plus pour un pays comme la Grèce dont le PIB est de 192 milliards d'euros. Soulever cette question n'affaiblit donc pas le « pragmatisme » de Syriza, comme le soutient Le Monde, il le renforce. S'il est en effet légitime que l'Allemagne juge «absurdes » les réclamations grecques, si l'on considère que le temps doit effacer les responsabilités allemandes, comment peut-on ne pas juger tout aussi « absurde » d'exiger de la Grèce qu'elle rembourse intégralement et pendant 39 ans une dette qui est insoutenable pour son économie ? Une dette est une dette. Le temps ne change rien à l'affaire. Le Royaume-Uni a remboursé récemment ses dettes émis pour financer la guerre de 1914-1918. Pourquoi l'Allemagne serait-elle exemptée de faire face à ses responsabilités d'il y a 70 ans ? Rejeter la dette allemande doit amener à rejeter la dette grecque. Voilà pourquoi Athènes à tout intérêt à renoncer à cette somme due par l'Allemagne... en échange évidemment d'une position plus souple de ses créanciers.

Eviter de répéter les erreurs du passé

Ce que cette affaire permet de soulever, c'est donc le risque d'un « deux poids, deux mesures » en Europe, qui briserait la solidarité européenne. Car les cas de l'Allemagne de l'après-première guerre mondiale et de la Grèce d'aujourd'hui ne sont pas si dissemblables. Ce que les alliés ont, après la première guerre mondiale, imposé (en vain, du reste) à une Allemagne vaincue au nom de la morale, autrement dit le paiement des réparations, n'est pas très différent de l'exigence de remboursement intégral imposé aussi au nom de la morale à une Grèce qui a déjà connu une baisse d'un quart de son PIB (un record en temps de paix). En 1953, les créanciers de l'Allemagne avait fait preuve de solidarité et évité l'humiliation de 1919 par une restructuration de la dette. Le gouvernement grec ne demande rien d'autres aujourd'hui.

Nul doute que la Grèce acceptera un règlement « symbolique » de cette question si l'Allemagne favorise un règlement « raisonnable » du problème hellénique. Mais c'est seulement en soulevant cette question des réparations que la Grèce peut aujourd'hui, compte tenu de l'inflexibilité des Européens, de relativiser la « morale » affichée par les créanciers de la Grèce.

Dans le dialogue de sourd actuel, discuter n'est plus possible. En augmentant la tension par une demande immense, les Grecs peuvent donc espérer que l'Allemagne aura tout intérêt à éviter l'escalade sur cette question. Et donc à faire tomber la tension. Il ne s'agit donc pas de rouvrir des plaies, mais d'éviter d'en ouvrir de nouvelles. Sans prise en compte du problème de la dette publique, la Grèce restera longtemps un problème et un fardeau pour l'Europe. Acculé par l'inflexibilité européenne, le gouvernement grec doit contre-attaquer. Mais son but pourrait être de parvenir à un compromis acceptable, pas davantage. Ce dont les créanciers ne veulent pas entendre parler pour l'instant. Mais pour prendre conscience de certaines situations, un électrochoc est parfois nécessaire.

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a écrit le 01/07/2015 à 10:05 :
On ne va pas étaler des palabres, l'Allemagne doit une somme colossale à la GRECE, elle paie. Ainsi la GECE ira beaucoup mieux.
Toute l'Europe doit soutenir cette demande de la GRECE;
La dette, c'est à l'Allemagne qu'il faut l'imputer, et quelle dette comparé à ce que doit la Grèce.
a écrit le 09/04/2015 à 23:14 :
Quelles qu'aient été les aides apportées par l'Allemagne après 1958, "l'emprunt forcé" n'a jamais été remboursé. Et le sujet date de bien avant 2010, renseigne toi un peu mieux TrollWagen! (un peu come les marbres d'Elgin)
Après, quitte à l'Allemagne de se plaindre et on aura tout entendu!
a écrit le 09/04/2015 à 0:25 :
Une petite remarque.
La plus grande partie des sommes reclamées par la Grèce ne concerne pas des réparations de guerre comme il sá gissait dans la plupart des cas des autres pays européens.
Il s'agit du remboursement de l' "emprunt forcé" imposé à la Banque de Grèce par les occupants nazis. Il s'agit alors d'une dette en bonne et due forme.
Alors, si -comme l'affirment les Allemands aujourd'hui- une dette c'est quelque chose de presque sacré et il faut tout faire pour l'honnorer, qu'ils commencent par la leur!
Réponse de le 09/04/2015 à 9:03 :
Commentaire de l'historien grec Nicolas Bloudanis a ce sujet "les chiffres hypothétiques avancés par le gouvernement grec sont faux. La question des réparations allemandes de la Seconde Guerre mondiale a été réglée par le Traité de Londres en 1953 d'une part, puis par des accords intereuropéens après la réunification en 1992. Les seules sommes "discutables" seraient celles de l'"emprunt forcé" de 1942-43 qui s'élèverait actuellement entre 10 et 15 milliards en valeur constante (230 millions de $ en 1944) et, d'autre part, un certain nombre de réparations individuelles dues à des collectivités ou des victimes d'exactions et leurs descendants, qui portent sur des sommes "minimes" au regard de budgets d'Etat. Pour ces derniéres, des procès ont eu lieu, certains sont en cours, des sommes ont même été versées. C'est donc une question juridique, non de relations internationales, et elle n'a en tous cas aucun rapport avec la dette grecque actuelle. Au surplus, concernant l'"emprunt forcé", il est fort possible que la question ait été réglée tacitement au début des années 1960, lorsque la Grèce a reçu une importante aide économique de l'Allemagne. A la même époque, il en a d'ailleurs été de même avec l'Etat d'Israël... Aucun dirigeant ou politicien grec n'a en tous cas évoqué la question jusqu'en 2010... Quels qu'aient été les dommages énormes infligés par l'Allemegne nazie de 1941 à 44 à la Grèce, on peut affirmer que, sur le plan matériel, cette dernière a davantage recu de l'Allemagne fédérale depuis 1958 qu'elle n'a perdu pendant la guerre. Il est désolant pour un Grec de constater que son gouvernement recourt à la falsification et au mensonge xénophobes dignes d'une dictature bananière pour tenter vainement de résoudre ses problèmes actuels..."
Réponse de le 10/04/2015 à 15:08 :
Pourtant ce n'est pas ce que pensent les dizaines d'experts venus du monde entier, et meme d'Allemagne, réunis en ce moment pour en debattre.
Vous devriez leur envoyer votre avis, je pense qu'ils le considereront avec le plus grand soin !
a écrit le 08/04/2015 à 23:08 :
d'autres ont été remboursés pour la 2eme guerre
a écrit le 08/04/2015 à 20:23 :
Que de rodomontades de la part de ce gouvernement grec, toujours teintées d'une fierté pointilleuse à devoir respecter . Il semblait pourtant que la principal caractéristique des gens censés être fiers était de reconnaître et d'assumer "fièrement" leurs erreurs et d'en payer sans broncher, quitte à en baver, les conséquences sans sourciller et surtout, sans essayer lourdement, pitoyablement, d'essayer de rejeter sur d'autres les responsabilités des erreurs passées. Comme celles, entre autres, de gaspiller les aides reçues pendant un quart de siècle, notamment en inutiles achats d'armements, alors que son appartenance à l'Europe et dans l'OTAN garantissaient son intégrité.
Réponse de le 09/04/2015 à 0:41 :
Vu que la Grèce avait -et continue à avoir- des problèmes frontaliers avec la Turquie, membre aussi de l'OTAN et pendant longtemps "gendarme des Etats Unis" au Proche Orient, son intégrité n'était pas garantie, ni par l'Europe, ni par les Etats-Unis.
Et il ne faut pas oublier que, au plus profond de la crise, pendant que le pays démantelait son Etat-providence, avec 1.500.000 de personnes privées de sécurité sociale (le 15% de la population) hollande et Merkel effectuèrent des visistes à Athènes en VRP de leurs industries d'ermement, exercant des pressions sur le gouvernement grec pour qu'il gaspille encore plus d'argent.
Car cet argent se traduisait en points de croissance francaise et allemande...
Réponse de le 01/07/2015 à 10:07 :
On ne va pas étaler des palabres, l'Allemagne doit une somme colossale à la GRECE, elle paie. Ainsi la GECE ira beaucoup mieux.
Toute l'Europe doit soutenir cette demande de la GRECE;
La dette, c'est à l'Allemagne qu'il faut l'imputer, et quelle dette comparé à ce que doit la Grèce.
a écrit le 08/04/2015 à 16:54 :
Article intéressant . Le problème de l'Ue, donc en fait de Berlin ; c'est de ne pas pouvoir intégrer dans leur schéma de pensée que les Grecs peuvent certes être pauvres , mais qu'ils ont une fierté . En France, non plus, on ne sait plus ce qu'est la fierté , depuis 10 ans .
a écrit le 08/04/2015 à 16:27 :
excellent article qui met en exergue les difficultés d'un petit pays qui fut grand et dont tous les habitants n'ont pas fauté mais qui paye très cher les" largesses" de l'Europe (= prêts qui ont servi à acheter des produits ....souvent inadaptés (exemple du Tram d'Athènes) ... à l'Allemagne... ).
L'Allemagne qui s'est construite sur les aides de l'après guerre (et "l'oubli" de ses exactions qui furent particulièrement violentes en Grèce où les forces de l'axe -italiens- essuyèrent leurs premiers revers -ce qui , aux yeux de nombreux spécialistes, a obligé le commandement allemand à détourner à un moment crucial des troupes essentielles au front russe en permettant à ce dernier de résister ce qui fut essentiel pour la suite- ) ne saurait oublier son devoir d'assistance alors qu'elle même a profité de la clémence des alliés (et donc de la Grèce à l'époque alors que ce pays est probablement un de ceux qui ont le plus souffert de ses exactions)
Réponse de le 09/04/2015 à 0:34 :
parmi les produits allemands que la Grèce a achetés figurent à la première place les armes. Et les entreprises allemandes faisaient la promotion de leurs produits avec des pots-de-vin.
Et, en plus, dans certains cas, il s'agissait des armements de pacotille qui n'avaient rien à voir avec la supposée qualité allemande. Le scandale des sous-marins allemands qui sont inutilisables parce qu'ils présentent une forte gîte en est caractéristique...
a écrit le 08/04/2015 à 15:08 :
Combien de MMMMMMMMMMMM..de sesterces demandera-t-elle à l'Italie pour l'assassinat
d'Archimède ?
Réponse de le 09/04/2015 à 0:43 :
Comme je l'ai souligné dans mon commentaire, il ne s'agissait pas de réparations mais d'une dette de l'Etat allemand nazi, contractée en bonne et due forme
a écrit le 08/04/2015 à 13:46 :
Certains pays européens n'ont pas hésite (et prêts d'argent exclusivement contre une seule marchandise) c'est à dire à vendre à la Grèce des milliards d'euros d'armement en faisant croire que le gros croquemitaine turque allait les envahir.
Les grecs ont déjà largement payé en intérêts leur dette. Je ne suis pas grecque mais je les comprends totalement. Banquiers toujours égale à mafia.
Réponse de le 08/04/2015 à 14:10 :
Surtout que pendant le meme temps, les memes vendeurs d'armes vendaient aussi a la Turquie, avec les memes arguments !
Réponse de le 08/04/2015 à 19:30 :
@Fx: 1) J
Réponse de le 08/04/2015 à 19:37 :
@Fx: 1) je parle par expérience puisque je suis atcuellement en Grèce (à Nauplie pour être précis). 2) on a bien compris que ta copine était grecque et qu'alors que moi je cite ce qui m'entoure, tu portes des verres fumés pour faire plaisir à ta dulcinée. 3) Thomas Jefferson disait qu'on a jamais que le gouvernement que l'on mérite, et on ne peut rendre les autres responsables des achats d'armes de guerre (dans ce cas) par des gens "démocratiquement élu" comme tu aimes à le répéter :-) Conclusion: ce sont bien les Grecs qui tenaient le stylo lors de la signature des prêts et maintenant, comme pour ton hypothèque, il faut rembourser :-)
Réponse de le 08/04/2015 à 20:07 :
Tout comme Hitler était democratiquement élu alors ? Dans ce cas pourquoi l'Allemagne ne veut elle pas rembourser ses dettes contractées avant et pendant la guerre ?
Réponse de le 08/04/2015 à 21:29 :
Oui oui vous etes en Grece, le blabla habituel. Pourtant a vous lire, vous ne savez pas grand chose du pays. Je doute meme que vous y ailliez passé vos vacances un jour !
Réponse de le 09/04/2015 à 11:12 :
@Patrickb Si les Grecs sont responsables des malversations commises par leurs dirigeants élus, nous électeurs français sommes alors responsables du fait que nos dirigeants ont trouvé intelligents de prêter à un pays manifestement insolvable des sommes folles qui ne servaient qu'à éviter que des banques françaises et allemandes boivent le bouillon (bail out de 2010). Lorsqu'on prête à quelqu'un d'insolvable, il fait s'attendre à s'assoir sur ses remboursements. Conclusion, les 320 milliards, ca ne va pas être possible.
Réponse de le 09/04/2015 à 23:22 :
Ah? les croquemitaines turcs n'ont pas annexé la moitié de Chypre? Et malgré des dizaines de résolutions de l'ONU, rien n'a bougé! (base américaine en Turquie et en Grèce, donc on s'en lave les mains!)
a écrit le 08/04/2015 à 12:15 :
Parce qu'en ayant imposé un modèle d'intégration européenne fondé sur la solidarité (il ne peut en être autrement avec l'Euro) les Allemands ne peuvent refuser les conséquences de cette même construction, alors qu'ils ont bénéficié de mesures d'annulation de leur propre dette et de la solidarité européenne par deux fois. Pour les réparations de guerre et pour la réunification. Le deux poids deux mesures que veut ignorer l'Allemagne est ce que soulève cette demande grecque.
Réponse de le 08/04/2015 à 17:26 :
Si on pousse votre raisonnement plus loin, on pourrait demander aux pays qui empruntent à des taux historiquement bas sur la signature de l'Allemagne de verser à ce pays la différence entre ce qu'ils auraient du payer en intérêts et ce qu'ils paient réellement. Vous voyez bien que cette solidarité fonctionne déjà. De plus chacun sait que la solidarité n'est pas un chèque en blanc, c'est le principe de fonctionnement du FMI.
a écrit le 08/04/2015 à 11:28 :
Ils sont forts ces grecs. Pas fichu de mettre en place un cadastre et de collecter des impôts mais ils arrivent à déterminer précisément le montant des dettes allemandes. Maintenant ce serait bien si ils pouvaient mettre autant de zèle pour mettre en place une administration efficace dans leur pays.
a écrit le 08/04/2015 à 11:18 :
Merci Mr Godin. J'apprécie vos analyses fouillées et surtout subtiles. Le Monde est plus que décevant et montre chaque jour davantage son inféodation à la pensée unique. Je suis de près ce qui se passe en Grèce et suis convaincue que la volonté de transparence à l'égard des peuples finira par payer (Commission de la dette en direct sur la chaine parlementaire grecque). Ils nous aideront, nous, les toutous de Merkel, à retrouver aussi notre dignité en sortant des griffes des conservateurs allemands.
a écrit le 08/04/2015 à 11:14 :
Pourquoi ils font ça, parce que ce gouvernement grec et les grecs ont des corones contrairement aux français et le syndrome de Vichy.
Cette Ue, on le voit est une dictature au pire, au mieux une autocratie autiste et irresponsable.
Stop à cette europe là, qui sont ces soit disant responsable qui refuse d'assumer leur responsabilité et rendre des comptes aux citoyens européens qui les payent?!
Ca se passerait en Afrique, on aurait déjà envoyé une coalition pour libérer les pays sous le joug d'omnipotents et autocrates dirigeants
a écrit le 08/04/2015 à 11:01 :
On voit ici la nécessité d'un gouvernement européen digne de ce nom car la Grèce n'est qu'une région et peu peuplée de surcroit où l'incurie et la gabegie règne . Le niveau de vie européen auquel pensaient accéder les pays du Sud n'était que leurre et utopie.
a écrit le 08/04/2015 à 10:14 :
Cette demande de réparations de guerre après 70 ans frise le ridicule.
Ce sont les Américains qui ont reglé le problème début des années 50 :
Plus de revendications de réparation de tous cotés en contre partie de l aide US du plan Marschall. Ce sont aussi les Américains qui en même temps ont réarmé l´Allemagne devant la menace d`une invasion soviètique.
Il y a eu des crimes de guerre de tous les côtés.
C est comme si l´Allemagne ou le Japon revendiquaient aujourd hui des compensasions pour les bombarbements de villes de Dresden ou Hiroshima qui n´ont touché que des populations civiles, chose proscrite par la convention de Genève.
Fait est que la politique actuelle de Tsipras est naive et dangereuse.
Les menaces n aboutiront à aucun resultat, au pire de voir la revendication grecque atterrir devant la cour de justice internationale ce qui va prendre des années avant de voir un verdict.
L autre conséquence est qu il ne faudra plus compter sur l´Allemagne pour fournir de nouvelles aides à la Grèce. A. Merkel sait qu elle n aura plus de majorité au Bundestag pour faire approuver un nouveau plan d aide à la Grèce.
Rira bien qui rira le dernier !
Réponse de le 08/04/2015 à 10:56 :
Ca vous semble ridicule parce que vous n'etes pas au courant de la réalité des faits, et forcement vu la pietre couverture médiatique du sujet.
Et quand vous parlez de 70 ans, sachez que ça fait justement 70 ans que la Grece demande reparation a l'Allemagne, et que celle ci refuse. Au début pretextant qu'elle était encore officiellement en guerre, ce qui était vrai jusqu'a la réunification.
Apres la réunification, changement de ton, l'Allemagne refuse de rembourser çar d'après elle le delai est depassé, et tout ça appartient maintenant a l'histoire.
D'après vous, a qui la faute dans cette histoire ?

Voila tous les points etudiés en ce moment par le comité de spécialistes mondiaux mis en place par le gouvernement grec, en ce moment a Athenes :

- La dette commerciale de l'allemagne envers la Grece, antérieure a la guerre, dont Hitler a décidé de suspendre le paiement, et qui n'a depuis jamais été remboursée.

- Les dommages de guerre, la Grece étant le pays qui a subit les plus lourdes pertes pendant la guerre. Ce point est toutefois considère comme resolu, la Grece ayant signé l'accord après la guerre.

- Le vol des reserves centrales de la Grece par les nazis (or, mais aussi d'autres biens).

- Le prêt forcé de la Grece vers l'Allemagne, qui est un prêt tout a fait légal, avec contrats signés, que l'Allemagne s'obstine a ne pas vouloir rembourser depuis des decennies, malgres les demandes incessantes de la grece.
Réponse de le 08/04/2015 à 11:59 :
fx Vous essayez de nous faire croire que les problèmes actuel de la Grèce serait à cause du non paiement des dettes de guerre et bien je vous dit que c'est faux! Vous en avez fait quoi des aides du plan Marshall? Des aides de l'UE? Pourquoi malgré tous les milliards que vous avez reçu (dont une grosse partie a ete payer par l'Allemagne) votre pays est encore en faillite? Commencez donc à vous poser les bonnes questions au lieu de jouer les pleurnichards.
Réponse de le 08/04/2015 à 13:03 :
Vous me prenez des propos que je n'ai pas tenu. Je n'ai jamais dit que la Grece était en faillite a cause de ces dettes, je ne vois pas comment vous avez pu en déduire ça de ce que j'ai écris ?
Et ne parlez pas de "votre" pays, mon pays c'est la France, meme si je vis et travaille en Grece, ce qui me permet d'avoir des informations plus facilement !
Réponse de le 08/04/2015 à 13:04 :
Mais c'est un beau lapsus :

"Vous en avez fait quoi des aides du plan Marshall? Des aides de l'UE? Pourquoi malgré tous les milliards que vous avez reçu (dont une grosse partie a été payer par l'Allemagne) votre pays est encore en faillite?"

Pourrait tout a fait s'appliquer a la France ;)
Réponse de le 08/04/2015 à 16:48 :
Sauf que la France mon cher n'est pas en faillite. La France a des problèmes mais comparativement a la Gréce ce n'est rien. Il faut que les Grecs comprennent qu'un état moderne ne peut pas fonctionner sans une fonction publique saine, non corrompue, sans système fiscal, sans contrôle fiscaux et sociaux, sans cadastre, sans collecte de TVA et d'impôts. Les jérémiades de Tsipras concernant les dettes de guerres ne changeront rien a cet état de fait.
a écrit le 08/04/2015 à 9:50 :
Une fois de plus, un article de M. Godin qui éclaire les choses, loin des imprécations (téléguidées ?) de bien d'autres de ses "collègues".
Si tous les journalistes faisaient leur métier comme lui, ce serait bien.
Réponse de le 08/04/2015 à 19:50 :
Du calme Messieurs : tout est dans le pseudo de "Trollwagen".....
a écrit le 08/04/2015 à 8:10 :
Depuis plus de vingt ans l'Allemagne a un excédent de la balance commerciale énorme (quelques 16 Milliards PAR MOIS en moyenne et 220 Milliards en 2014). Excédent réalisé principalement en Zone Euro et grâce à l'endettement des pays importateurs de biens allemands (y compris l'armement pour la Grèce, la Grèce qui été le cinquième importateur d'armement au monde avant la crise). Malheureusement les bénéfices ainsi réalisés par les grosses entreprises allemandes ont très souvent été réinvestis en dehors de la Zone Euro, ce qui équivaut a une fuite de capitaux énorme, réinvestis souvent dans les anciens pays du bloc soviétique avec pour conséquence le chômage des jeunes dans les pays déficitaires ; Espagne, Grèce, Portugal, Italie et même la France. En ce faisant L'Allemagne déplace le centre de gravité économique et politique de l'Europe vers l'Est, ce qui la met au centre de celle-ci. Une nouvelle forme de néocolonialisme menace les petits pays périphériques de l'Union Monétaire aboutissant ainsi à un système de « républiques bananières » comme l'était jadis l'Amérique Latine pour les USA . Si c'est cela l'UE alors, non, on n'en veut pas!
a écrit le 08/04/2015 à 7:57 :
Outre cette dette de guerre, n'y aurait il pas les réserves en or de la banque centrale grecque qui auraient ete confisquées par le 3e Reich?
Réponse de le 08/04/2015 à 10:47 :
Il y a plusieurs points :

- Une dette commerciale de l'allemagne envers la Grece, antérieure a la guerre, dont Hitler a décidé de suspendre le paiement, et qui n'a depuis jamais été remboursée.

- Des dommages de guerre, la Grece étant le pays qui a subit les plus lourdes pertes pendant la guerre. Ce point est toutefois considère comme resolu, la Grece ayant signé l'accord après la guerre.

- Le vol des reserves centrales de la Grece par les nazis (or, mais aussi d'autres biens).

- Le prêt forcé de la Grece vers l'Allemagne, qui est un prêt tout a fait légal, avec contrats signés, que l'Allemagne s'obstine a ne pas vouloir rembourser depuis des decennies, malgres les demandes incessantes de la grece.

Voila tous les points etudiés en ce moment par le comité de spécialistes mondiaux mis en place par le gouvernement grec, en ce moment a Athenes.
a écrit le 08/04/2015 à 7:55 :
La meilleure réaction, c'est justement de ne pas réagir. Si le gouvernement grec préfère utiliser le temps que leur a laissé l'UE à s'agiter et provoquer que proposer des réformes. C'est leur choix, qu'ils assumeront en temps et en heure. Si on reste dans cette logique, tous les ex pays du bloc de l'Est vont demander des réparations à l'ex URSS...
Réponse de le 08/04/2015 à 10:43 :
Vous etes mal renseigné, le gouvernement grec avance sur plusieurs fronts, et tant mieux, on ne saurait imaginer qu'il délaisse par exemple la santé au profit de l'economie ?
Réponse de le 08/04/2015 à 12:08 :
On peut très bien réformer et maintenir un niveau de santé raisonnable comme le montrent la GB, l'Allemagne, l'Irlande le Portugal, par contre vous pouvez constater que des actifs cotisants de plus en plus nombreux en France indiquent qu'ils doivent renoncer à certains soins. Que je sache la France n'a fait aucune réforme digne de ce nom. Votre raisonnement a ses limites.
Réponse de le 08/04/2015 à 13:07 :
Non c'est votre raisonnement qui n'est pas le bon. J'ai juste dit qu'un gouvernement pouvait avancer sur plusieurs front, contrairement a ce que vous avanciez, et la santé n'était qu'un exemple pour illustrer mon propos, que vous n'avez visiblement pas compris.
a écrit le 08/04/2015 à 6:21 :
M.Tsipras et ses adjoints provoquent tous azimuts, que ce soient des menaces financières (réparations allemandes) ou politiques (envahissement de l'Europe par des émigrés clandestins). M.Garic approuve cela. Est-ce la communication mise en place par Lazard, qui est payé par par la Grèce? M.Tsipras cherche simplement à durer comme 1er ministre en jouissant des avantages de la fonction. On connaît tous ces politiciens de gauche.
Réponse de le 08/04/2015 à 13:08 :
Effectivement, si demander le remboursement des dettes est une menace, alors Tsipras menace. Mais alors que dire de l'allemagne et de l'Europe depuis des mois ?
a écrit le 08/04/2015 à 2:08 :
Godin est à la tribune ce que Filoche est au PS.
Il me plait ce Monsieur, fin analyste !
a écrit le 07/04/2015 à 22:34 :
Pour ceux qui trouvent anormal le montant des réparations après la grande guerre: il faut savoir qu'elle a eu lieu pour tout un tas de raisons autres que ce qu'on raconte à l'école, entre autre la démographie allemande en croissance et surtout son industrie en forte expansion qui menaçait celle de l'Angleterre et dans une moindre mesure celle de la France. Il faut savoir que cette période des années folles qui voit ce fort développement Allemand qu'on appel le "miracle économique Allemand" repose essentiellement sur le pillage des ressources minières de l'Alsace-Lorraine. Les réparations visait à rembourser aux français le pillage du sous-sol en prime de la destruction du sol, sans compter les pensions pour les 2 500 000 d'estropiés de l'armée Française, les fameuses Gueules-Cassées, elles étaient voulus par les Français et ont été fortement atténué sous la pression des anglo-saxons et par la suite, les Américains ont soutenu les Allemands dès qu'ils ont cessé de payé ces réparations tout comme ils ont soutenu Hitler quand il a commencé à remilitariser la Rhénanie et à montrer des signes de velléités expansionnistes. Vous devriez vous renseigner sur quoi reposait le complexe militaro-industriel nazi avant d'accuser les réparations de guerre d'être les principales responsables de l'"humiliation Allemande" et du déclenchement de la seconde mondiale.
a écrit le 07/04/2015 à 21:46 :
Je cite RG:"En augmentant la tension par une demande immense, les Grecs peuvent donc espérer que l'Allemagne aura tout intérêt à éviter l'escalade sur cette question. Et donc à faire tomber la tension." Quelle absurdité! La méchante Allemagne tremble certainement, car la guerre fut mondiale, les demandes des pays du monde entier pourrait éponger la dette mondiale alors? Mais RG nous explique que la Grèce est isolée...Et cela est la seule "analyse" concevable; même très, très isolée. Mais comment peut concevoir un tel article? La méchante Allemagne paiera près de 0 à environ 0 € sur ces nombreux milliards. Enfin rien, mais vraiment rien du tout. L'opinion allemand est maintenant mûr pour une sortie de la Grèce de la ZE. Le gouvernement des près-ados risque 1. de se retrouver devant la porte des "négociations" et 2. de revoir un nouveau recul d'un quart du PIB en basculant le pays dans une phase de récession sans précédents qui a d'ailleurs déjà débuté! La stratégie? Pitoyable comme le gouvernement et la gestion du pays et l'état de l'économie. Aurons-nous pitié avec des provocateurs Mr Godin? Faites une analyse sur les stratégies des mendiants dans les rues de Paris!
Réponse de le 07/04/2015 à 22:08 :
Je me demande si votre commentaire n'est pas le plus absurde. Forcer un pays a rembourser une dette aussi importante relève tout autant de l'absurdité.
Réponse de le 08/04/2015 à 8:44 :
L'absurdité est de vivre au dessus de ces moyens. Ce que l'état grec a fait depuis quelques dizaines d'années. Il est facile maintenant de se plaindre. De toute façon une dette se doit d'être honorée, ou alors plus personne ne prêtera de l'argent à ce pays ce qui est bien pire.
Réponse de le 08/04/2015 à 9:41 :
Une dette se voit d'être honorée ? Mais c'est justement ce que réclame Tsipras concernant l'emprunt forcée des Nazis. Emprunt tout ce qu'il y a de plus légal, avec contrats et signature (on ne parle pas ici des dommages de guerre).
L'allemagne pourtant s'y refuse. Pourquoi ? Le paiement de la dette marche il uniquement dans un sens ?
a écrit le 07/04/2015 à 21:17 :
L'Allemagne a rejeté en qualifiant de "stupide" la demande de la Grèce. La situation de ce pays devient de plus en plus pathétique avec un gouvernement qui demande un tas de choses sans obtenir quoi que ce soit et qui n'obtiendra sans doute jamais quoi que ce soit, à part l'humiliation totale de la soumission à toutes les conditions qui lui seront imposées. c'est le dernier choix qu'il lui restera, du moment qu'il exclu de sortir de l'euro.
Réponse de le 08/04/2015 à 9:43 :
Nuance, c'est le ministre de l'économie qui a qualifié la demande de stupide. Plusieurs partis allemands au contraire jugent la demande fondée. Mais c'est bien représentatif de l'Europe, de traiter de stupide ce qui devrait être un de ses partenaires. C'est ça l'Europe : un maitre (l'Allemagne) et des valais (les autres pays).
Réponse de le 08/04/2015 à 17:22 :
Ne dites pas de bétises. A part quelques politiciens de l'extréme gauche allemande personne ne trouve cette demande fondée.
Réponse de le 08/04/2015 à 18:19 :
Bien sur, c'est forcement l'extreme gauche. Meme le service technique du Bundestag a reconnu la demande fondée !
Réponse de le 09/04/2015 à 0:02 :
Ce a quoi vous faites référence fx est en fait un rapport fait par les juristes du services économique du Bundestag. (Pas les services techniques qui eux s'occupent des bâtiments). Ils estiment que l'emprunt fait par les nazi ne rentre pas forcément dans le cadre du contrat de réparation de 1960 conclu entre la Grèce et l'Allemagne. Il n'y a eu ni confirmation ni démenti de leur part.
a écrit le 07/04/2015 à 20:59 :
Félicitations à Monsieur Godin pour son article et son analyse approfondie et objective de la situation conflictuelle entre la Grèce et l'Allemagne. C'est décidé, je quitte le Monde et j'achète désormais la Tribune.
Encore bravo pour votre sérieux
Réponse de le 07/04/2015 à 22:50 :
@Loucras: Absolument en accord avec vous !
Après un mois de lecture comparée sur le sujet, entre le traitement médiocre et conformiste que fait du sujet Le Monde et celui, ''éclairé'' de La Tribunne, j'ai fait le même le parcours que vous. Pour m'informer, j'ai abandonné la lecture de ce quotidien que je commence à croire ''toxique'' et pas uniquement que sur sur le sujet Grec,
Il est frappant de constater combien les articles sont subtilement mais indéniablement orientés. Je suis étonné, sans doute tout comme vous, d'y lire un journaliste devenu sourd à tout autre principe de réalité que ceux qu'expriment les technocrates de Bruxelles ou de Francfort.
Un comble, quand on connaît les idéaux des fondateurs de ce journal et de ces collaborateurs pendant de longues années.
(Évidemment, on savait qu'au Monde les choses avaient changées depuis quelques années, mais tout de même!)

Je me joins à vos félicitations et encouragements à l'adresse de M. Godin.
Réponse de le 08/04/2015 à 0:10 :
Les chroniques d'Arnaud Leparmentier, en particulier, sont un exemple tout à fait révélateur de ce qu'est devenu le Monde, un quotidien adepte de la bien-pensance néo-libérale et qui se préoccupe bien peu de la souffrance des peuples.
Où est donc l'éthique de MM. Beuve-Méry, Fauvet, Fontaine, Fotorino...
Réponse de le 08/04/2015 à 9:58 :
Le Monde, journal éthique ? Plongez dans ses archives, lisez par exemple ce qui y était écrit sur les Kmers rouges quand ceux-ci évacuaient de force la capitale du Cambodge, relisez les tribunes de M. Fauvet et voyez sa conception de la démocratie quand le résultat des élections ne lui plaisaient pas ...
Réponse de le 08/04/2015 à 10:42 :
Effectivement, pour les expatriés en Grece (dont je fais partie) ou pour les gens un peu informé sur le sujet, les articles de la Tribune sont agréable a lire car bien documentés et argumentés. A mille lieux de la propagande du monde qui en devient ecoeurante. Malheureusement les commentaires sont souvent gâchés par un petit nombre de troll (Patrickb, Churchill, ...) qui viennent déverser leur bile sur un pays qu'ils ne connaissent visiblement pas, on ne sait trop pour quelle raison d'ailleurs ?
a écrit le 07/04/2015 à 20:05 :
Il y a dans toute cette histoire beaucoup d'hypocrisie. On fait croire que la Grèce est endettée à cause de l'austérité qu'on lui impose. Faux ; depuis 1995 la dette a toujours été supérieure à 95% du PIB. Et depuis 2010 (intervention de l'Europe) la dette a baissé (320 milliards contre 356).
On dit que les Grecs s'en sortiraient si on leur laissait avoir une politique de croissance. Faux : entre 2001 et 2007 la Grèce a eu la croissance la plus forte d'Europe après l'Irlande (4% par ans, de quoi rêver !). Résultat : ses dépenses publiques ont augmenté plus vite que le PIB et la dette est passée de 103 à 109%.
Alors il faut arrêter de raconter des histoires. La Grèce ne sera jamais en capacité de rembourser sa dette. Elle devra sortir de la zone euro... mais le peuple grec n'a pas fini de payer les inconséquences et la démagogie de ses dirigeants. Elas !
Réponse de le 08/04/2015 à 10:39 :
Effectivement, tellement d'hypocrisie. On a l'Allemagne (pas toute l'allemagne heureusement) qui veut forcer par tous les moyens la Grece a rembourser sa dette, qui a faire mourrir en masse les Grecs, parce qu'une dette "doit être remboursée", alors que cette meme allemagne ne veut pas rembourser les siennes.
Tres hypocrite, effectivement !
a écrit le 07/04/2015 à 20:02 :
ce comportement ne suscite pas la colere, mais plutot la pitie de voir des gens aux abois prets a faire ca...
cela dit vous avez entierement raison, c'est fait pour ressouder le peuple grecs par rapports a leurs ennemis europeens ( qui leur ont annule 105 milliards et vont en perdre 320 de plus), parce que ca va derouiller, faudra serrer les rangs ( dans 2 jours officiellement, mais on ne verra ca qu'un peu plus tard...)
a écrit le 07/04/2015 à 19:48 :
Ils jouent à quoi tous ces politiques, à remuer la boue, néanmoins les méprisés grecs ont d'une certaine manière raison de provoquer les orgueilleux allemands toujours aussi lourds. La différence entre eux c'est que les uns ont une histoire bien plus ancienne que l'autre, ceci dit tout ça ne mène qu'à la rancoeur.
a écrit le 07/04/2015 à 19:16 :
A ceux qui trouvent normal que l'allemage n'ai jamais payé de dommage de guerre, n'oublions pas que la France paya 5 milliards de francs or rubis sur l'ongle à a prusse suite à la guerre de 1870. Un quart du pib de la France à l'époque. Un peu comme si l'allemagne d'aujourd'hui payait 750 milliards d'euro de dommages.
a écrit le 07/04/2015 à 18:43 :
Pas mal ce délire de dingo
Réponse de le 08/04/2015 à 10:37 :
Argument ? Début de réflexion ?
a écrit le 07/04/2015 à 18:31 :
Analyse serrée et subtile.
Nous ne sommes plus beaucoup accoutumés à cette qualité d'information et de réflexion !
a écrit le 07/04/2015 à 18:29 :
L'attitude grecque est juridiquement et moralement fondée.
Les Grecs devraient aller jusqu'à saisir des actifs allemands pour se faire rembourser.
Je pratique (un peu l'investigation spirituelle), dans cette mesure je puis vous indiquer que l'arrogance allemande va évoluer vers une attitude beaucoup plus penaude.Les affaires de corruption vont aider à ce dénouement...La référence à l'électrochoc appartient à la face sombre de la psychiatrie.Au fond ce qui ,aujourd'hui ,parait censé, est considéré comme indigne depuis les plans supérieurs de l'existence.
Réponse de le 07/04/2015 à 18:56 :
@couvercle...: oué, même qu'on devrait demander des indemnités à Jules César pour avoir franchi le Rubicon, aux Arabes pour être monté jusqu'à Poitiers, etc. Allez, on est moderne, on achète une cocotte SEB pour que le couvercle arrête de danser sur la casserole :-)
Réponse de le 07/04/2015 à 19:52 :
@patrickb
Ca fait 50 fois que vous nous ressortez le même discours.
Puisque vous vous vantez d'habiter en Grèce, ce dont je doute fortement, pour rester poli, avez-vous parcouru les dizaines de villages brûlés, rasés ?
Allez-vous vous cotiser pour rembourser aux Grecs l'or de leur Banque Nationale volé par les Allemands ? [un prêt forcé est un vol]
Oseriez-vous aussi critiquer l'indemnisation des déportés par la SNCF, 70 ans après ?
Réponse de le 07/04/2015 à 20:07 :
les croates devraient porter plainte contre les grecs, au meme titre que l'egypte! et la russie devrait porter plainte contre la france napoleonnienne, et l'inde contre l'angleterre, les ecossais contre les suedois qui les ont envahis, et les peuples d'europe centrale contre les descendants des huns
Réponse de le 07/04/2015 à 20:44 :
@Lionel Gilles: 1) pourquoi paierais-je les impôts des autres. Je paie mes propres impôts et j'attends que les autres en fasse autant. 2) je n'ai pas plus que toi parcouru les villages rasés de Grèce, et je m'apitoie sur les nôtres morts pour la France avec médaille de guerre avec étoile d'argent (pour ne citer qu'une personne de ma famille). 4) que vient faire la SNCF ici, les déportés n'ont pas emprunté d'argent que je sache ? Quant au fait que tu crois ou non que je suis en Grèce, franchement je m'en tape :-)
Réponse de le 08/04/2015 à 9:47 :
Patrickb, vous faites toujours semblant de ne pas comprendre. Dans le cas présent, on parle d'un prêt forcé, avec contrat, signé par les deux parties, et donc légal et reconnu juridiquement. Une dette, quoi, que l'Allemagne refuse de payer, on ne sait pour quelle raison. Rien a voir avec vos délires concernant Jules Cesar !
Réponse de le 08/04/2015 à 11:05 :
@Fx: les Grecs ont avalisé le traité de 1953, sans doute en contrepartie de l'aide du plan Marshall. Ils ne peuvent avoir le beurre, l'argent du beurre et la crémière. Qu'ils remboursent alors toutes les aides reçues depuis 2 siècles et les dommages causés à divers pays depuis Alexandre le Grand. En outre, cette réclamation est contraire à la charte de l'Europe qui prévoit ne pas demander de dommages pour ne pas recommencer le cycle de guerres en Europe :-) Et pourquoi ne demandent-ils pas de dommages aux Ottomans qui sont restés 5 siècles chez eux ??? Je me répète: les Grecs ne sont pas des Européens, mais des Arabes du point de vue culturel et mental. Mieux ou moins bien, c'est un autre débat, mais il faut les virer de l'Europe :-)
a écrit le 07/04/2015 à 18:21 :
Très bonne analyse. On est loin du consensus habituel sur la Grèce où on la fait passer pour un pays de "m....e". La Grèce a élu démocratiquement des gens de gauche, c'est son principal tort aux yeux d'une Europe tendance néo-libérale, et on veut lui faire payer cette insolence. Haro donc sur la Grèce. J'espère que la Grèce gagnera la restructuration et l'abandon d'une partiei de sa dette, ce qui offrirait des perspectives pour nombres de pays européens qui ne veulent pas de l'Europe qui est proposée: Anti-démocratique.
a écrit le 07/04/2015 à 18:17 :
La Grèce cherche à se donner une importance qu'elle n'a pas. Tous les européens n'ont cure de la Grèce et de leurs problèmes. La stratégie du nouveau gouvernement va faire pchiit car pour négocier, il faut être deux. Les grecs, leurs dirigeants, ne sont plus crédibles, tout simplement. Chronique d'une mort annoncée...
Réponse de le 08/04/2015 à 10:36 :
La Grece cherche tout simplement a faire entendre la meme demande qu'elle soumet depuis des dizaines d'année a l'Europe. Sauf que cette fois, elle a un gouvernement qui ne se couche pas devant l'Europe, cad l'inverse de ce que nous avons en France !
Réponse de le 08/04/2015 à 13:56 :
Simplement des elus qui tentent de faire le travail pour lequel ils ont ete elus. pas forcement a faire carriere aux ordres de l'oligarchie europeenne. Il y a ceux qui sont pour cette oligarchie, brillamment représentée chez nous par Mr. Hollande, sarkozy, Valls, etc., et ceux qui ne comprennent pas le subtil jeu de negociations qui se passe (heureusement qu'ils ne sont pas aux affaires...) comme toujours entre les directions des pays, D'ou la quantite de trolls en ballade dans ces commentaires.
a écrit le 07/04/2015 à 18:12 :
"Le second est que, si les négociations viennent à prendre un tour négatif, le gouvernement aura besoin du soutien populaire, il doit donc ménager sa popularité."

C'est bien ce que je disais dès le début, tout ça ce n'est que la com destinée aux Grecs pour leur faire "entendre raison" : on fait signe de se rebeller dans les paroles mais lorsqu'il s'agit de passer aux actes, on s'aligne sur les exigences de la Troîka.

La vraie rébellion, elle, serait de sortir de l'UE, de l'Euro et de l'OTAN mais ça... C'est pas avec ce gouvernement de "gauche radicale" que ça risque d'arriver !
Réponse de le 08/04/2015 à 10:35 :
Vous auriez du lire l'article au complet, et pas une petite partie. Effectivement cette demande a le support de la population grecque, mais l'article va plus loin.
C'est un argumentation de negociation. L'allemagne ne veut pas payer ses dettes, on ne sait sous quel prétexte, mais la Grece DOIT payer les sienne, qui a en mourrir.
Belle logique !
Réponse de le 08/04/2015 à 13:31 :
C'est un argument qui est mort dans l'oeuf, si vous voulez mon avis car les institutions européennes et internationales dans leur ensemble savent bien que si un pays cherche à délégitimer une dette ou une partie, c'est la porte ouverte à tous les autres pays surendettés. C'est cette logique qui fait loi aujourd'hui et pas celle de dettes de guerre effacées depuis longtemps. Mais peut être faudra t-il un jour en arriver à la guerre, justement pour avoir droit à ce privilège.

Pour l'heure, l'Allemagne, pas plus que la BCE et le FMI ne céderont sur ce point. Et vous et moi, savons pertinemment qu'en restant dans l'euro et sans restructuration de la dette, ce pays ne sortira pas de l'abîme dans lequel il est plongé.

Manolis Glezos (dirigeant de Syriza) a bien dit qu'il demandait au Peuple Grec de lui pardonner d’avoir contribué à cette illusion (i.e. rester dans l'UE/euro et arriver à négocier au bénéfice de son pays).
a écrit le 07/04/2015 à 17:55 :
On ne peut qu'admirer la virtuosité rhétorique de Romaric Godin pour qui: "Plus c'est pire, plus c'est meilleur".

Compte-tenu des futurs decisions possibles prises en Grèce, j'apporte par avance les réponses de Romaric Godin:

Decision 1: La Grèce decide de porter le SMIC local à 3000 euros: c'est un signe positif envoye à l'Europe et à l'Allemagne en particulier car les Grecs vont acheter plus de BMW!

Décision 2: La Grèce nationalise les biens allemands comme dommages de guerre: c'est une bonne nouvelle pour l'Allemagne car de toute façon ils faisaient des pertes! C'est même une subvention au patronat allemand!
Réponse de le 08/04/2015 à 10:23 :
Mais qu'est ce que vous racontez ? C'est du parfait délire !
a écrit le 07/04/2015 à 17:21 :
Non Tsipras cherche à faire oublier qu il n a tenu aucune de ses promesses electorales et agite cela comme un epouvantail en criant meme pas peur meme pas peur..... ou marionette d un jeu bcp plus subtil qui le depasse....dans tous les cas c est un pion de base sur l echiquier
Réponse de le 07/04/2015 à 21:06 :
Attendez Monsieur,Monsieur Tsipras est au pouvoir depuis 2 mois,patience....
Réponse de le 07/04/2015 à 22:49 :
Les Grecs ont le sens du Théatre tragique depuis Sophocle. Avec Romaric Godin ils ont en plus le sens de la comédie.
Réponse de le 08/04/2015 à 10:33 :
Der, je vous trouve mal informé, ou alors volontairement desinformant ?
Renseignez vous, et vous verrez que Tsipras a au contraire tenu TOUTES ses promesses :

- Mise en place d'une aide au plus démunis, et rétablissement de l'électricité aux familles les plus pauvres
- Chasse a la corruption, avec plusieurs affaires en cours, et une centaine de personnes mise en accusation
- Chasse a la fraude fiscale, avec deja un demi milliard d'euros recupere
- Mise en place d'un comité d'audit sur la dette Grecque
- Mise en place d'un comité d'audit sur la dette allemande a l'époque Nazie
- Mise en place d'un comité d'audit sur les premiers mémorandum d'austérité
- Aide a la relance de l'economie, en facilitant le paiement des arrieres d'impôts (+12% de recettes fiscales en mars)
- Embauche de nouveau personnel public pour le milieu médical
- Arret de la mine d'or de Skouries
- Le tout en 2 mois, sans nouvelle aide financiere, et sans sortir de l'europe

Et c'est ça que vous appelez aucune promesse ? Alors que dire de notre ennemi de la finance nationale, c'est du moins que rien alors ?
Réponse de le 08/04/2015 à 15:22 :
Si comme moi, vous habitiez en Suisse, vous pourriez faire l'exercice suivant: Allez le long
de la rive nord du lac Léman de Genève à Villeneuve et comptez le nombre de résidences
luxueuses ou résident des milliardaires, armateurs Grecs, qui ne payent pas d'impôts dans
leur pays d'origine.
Réponse de le 08/04/2015 à 18:27 :
Justement ces riches grecs commencent a serrer les fesses, la Grece ayant récemment demandé des comptes a la Suisse sur ce problème !
Réponse de le 09/04/2015 à 12:27 :
Si, Tsipras a commencé à réaliser certaines de ses promesses (il a pourtant un long chemin devant lui) :
- les retraites n'ont pas baissé comme la troika le demandait et le gouvernement de droite l'avait accepté.
- quelques milliers de fonctionnaires ne furent pas licencieés comme la troika le demandait et...
- la TVA n'a pas augmenté commela troika l edemandait et.... Entre autres, si la TVA de la presse écrite, du cinema et théâtre, des activités culturelles et du livre avait passé du 6,5% au 23% dans un contexte de crise et d'effondrement du pouvoir d'achat, cela aurait conduit à la disparition pure et simple de ces secteurs.
- on est en train de réembaucher des centaines de fonctionnaires licenciés abusivement.
- Le Smic qui a subi des coupes drastiques augmentera de nouveau en octobre, et de manière significative (pour atteindre ainsi la motié di mic francais).
- Tous les chômeurs disposent désormais une couverture médicale.
- il y aura une aide alimentaire à 300.000 pauvres qui se trouvaient face à des problèmes de malnutrition (avec des enfants qui s'évanouissaient le matin à l'école faute d'avoir mangé).
-De dizaines de milliers de foyers pauvres seront de nouveau raccordés au réseau d'électricité.
- Il a mis fin à l'abolition des conventions collectives.
S'il reste encore énormément de choses à faire, tout cela n'est pas rien.
a écrit le 07/04/2015 à 17:20 :
La Cigale et la fourmi… à la sauce grecque.

C'est la dernière adaptation de la fable de la Fontaine : la cigale qui réclame des réparations à la fourmi pour un préjudice remontant aux calendes grecques !
En réalité, les dirigeants grecs sont pris à la gorge par leurs promesses électorales démagogiques et par une dette que leurs prédécesseurs ont créée de toute pièce entre 2000 et 2010 pour financer des dépenses publiques pharaoniques. A cette époque, que Grecs ont effacé de leur mémoire, la Grèce a emprunté à tire-larigot, en truquant ses comptes pour endormir ses créanciers.

En 2010, lorsque le pot aux roses a été découvert, ils ont appelé à la rescousse l'Europe et le FMI qui les ont sauvés de la faillite. En 2012, ils sont revenus demander des délais… qu’on leur a accordés. Aujourd'hui, leur dette est inférieure à celle de 2010 et leurs intérêts ont été divisés par 2 (7 milliards par an au lieu de 15).

Mais comme le peuple grec en a marre de payer pour ses dirigeants, ceux-ci rejettent sur leurs créanciers la responsabilité de leurs malheurs. Et comme les autres pays d’Europe refusent d’être pris pour des nigauds, ils déterrent une « dette de guerre » de 70 ans, qu’ils calculent à leur sauce pour qu’elle règle le problème.

Si ça ne marche pas, ils pourront toujours réclamer des réparations à la Turquie pour l'occupation ottomane, qui n’est guère plus ancienne (100 ans). Pas plus vieux que les emprunts russes qu’on pourrait réclamer à Poutine pour rembourser la dette de la France ? Et puis, tant qu’on y est, pourquoi ne pas demander aux Italiens des réparations pour l’occupation de la Gaule. C’est plus vieux, mais quitte à délirer….

Hélas, toute cette histoire va mal se terminer pour le peuple grec, dont le principal tort est d’avoir fait confiance à des dirigeants de plus en plus irresponsables. On a du mal à croire qu’ils descendent de Périclès.
Réponse de le 07/04/2015 à 19:45 :
@Pierre ESCAICH
"pour un préjudice remontant aux calendes grecques" ??? Connaissez-vous la Grèce, l'histoire contemporaine grecque ???
Les Allemands ont littéralement "ravagé" la Grèce, un pays qui ne les menaçait nullement. Des centaines de milliers de morts par exécution ou famine. Des DIZAINES d'Oradour sur Glane. Rien que sur l'île où j'habite : deux villages brûlés et des dizaines de fusillés. Les Allemands ont volé l'or (appelé pudiquement prêt forcé) de la banque Nationale Grecque; or jamais remboursé !!! Lisez un peu avant de propager des inepties.
Réponse de le 08/04/2015 à 10:28 :
Vous faites une interpretation de l'histoire a votre sauce ?
Les allemands ont emprunté de l'argent a la Grece de manière forcée, avec un contrat en bonne et due forme, signé par les deux parties, et a ce titre reconnu comme légal. L'allemagne n'a jamais voulu rembourser malgré les incessantes demande de la grece depuis la fin de la guerre, arguant que l'Allemagne n'était toujours pas officiellement en paix, et ce jusqu'a la réunification. Apres la réunification, changement de programme, l'Allemagne declare que les délais sont dépassés, et qu'il ne faut pas remuer les histoires du passé.
Pourtant ne vous y trompez, la grece est dans son droit, comme semblent l'indiquer les derniers travaux de la commission chargée d'enquêter sur le sujet. De nombreux avis de spécialistes meme allemands convergent dans ce sens.
Et puis dans ce cas, pourquoi ne pas annuler la dette de la Grece envers l'europe, puisque celle ci a été contracté par des gouvernement précédents et n'a pas profité a la Grece ?
Réponse de le 08/04/2015 à 13:48 :
Sans oublier le petit coup de pouce de GS. Les responsables ne sont pas tous grecs et si pour une fois ils pouvaient etre punis de leur pillage du monde...

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