Grèce : pourquoi Alexis Tsipras insiste sur la question des réparations allemandes

Le chef du gouvernement hellénique a annoncé qu'il relancerait les demandes de réparations de guerre dues par l'Allemagne. Un mouvement tactique logique dans la situation actuelle de la Grèce.
Alexis Tsipras va soulever à nouveau la question des réparations
Alexis Tsipras va soulever à nouveau la question des réparations (Crédits : © Kostas Tsironis / Reuters)

Preuve supplémentaire, s'il en était besoin, que le bras de fer entre Athènes et Berlin se poursuit, le premier ministre grec Alexis Tsipras a confirmé mardi 10 mars au soir dans un discours devant le parlement, la Vouli, que « le gouvernement soutiendra de toutes ses forces l'initiative de reconstruire et de mettre à jour la Commission sur les Réparations allemandes à la Grèce. » « Nous sommes prêts à offrir toute l'assistance légale et politique nécessaire pour que cette commission porte ses fruits », a ajouté le chef du gouvernement hellénique. Autrement dit, Athènes entend clairement formuler des exigences sur ce terrain envers Berlin. Tout en insistant sur la responsabilité de son gouvernement devant l'histoire (« nous le devons aux victimes de la seconde guerre mondiale, nous le devons à l'Europe et à ses peuples qui ont le droit à la mémoire et à un futur libre de toute sorte de totalitarisme »), ce discours était cependant clairement un discours de combat s'inscrivant dans la très difficile négociation actuelle. Ceci ressemblait même à une forme de riposte.

Rappeler à l'Allemagne son histoire

Aussi Alexis Tsipras a-t-il beaucoup souligné la magnanimité des vainqueurs de la seconde guerre mondiale envers l'Allemagne, notamment sur le terrain de la dette. « L'Allemagne, malgré les crimes du troisième Reich et des hordes hitlériennes qui ont réduit en cendres le monde, malgré les maux totalitaires de l'Holocauste, a bénéficié - avec raison - d'une série de soutiens. La plus importante d'entre elles a été la restructuration des dettes de la première guerre mondiale avec le traité de Londres de 1953 », a indiqué le premier ministre grec. Le parallèle avec la situation actuelle est évident. Ce qu'Alexis Tsipras tente d'avancer, c'est qu'il n'est guère justifiée de refuser aujourd'hui à une Grèce bien moins coupable que l'Allemagne d'alors ce qui a été accordé à la RFA. C'est donc, indirectement, lier la question des réparations - directement issue du traité de Londres - à celle de la restructuration de la dette hellénique que le gouvernement grec voudrait ouvrir.

Balayer les arguments moralisateurs

De même, la réouverture de la question des réparations permet au premier ministre grec de balayer les arguments moralisateurs souvent avancés dans la question de la dette grecque. A la nécessité morale affichée de rembourser ses dettes et de « respecter les règles », Alexis Tsipras peut répondre qu'il convient aux moralisateurs de balayer devant leur porte. Il l'a même fait en se payant le luxe, lui qui avait refusé de prêter serment sur la bible, de citer les Evangiles et le sermon sur la Montagne (Matthieu, 7-3) où Jésus proclame : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? » Et de dénoncer, dans la foulée, les « ruses légales » du gouvernement allemand pour éviter de faire face à ses obligations issues de la seconde guerre mondiale. « La moralité ne peut pas être invoquée à la carte », a-t-il affirmé avant de conclure : « nous ne donnons pas de leçons de morale, mais nous ne voulons pas accepter non plus de leçons »,

Respect des obligations

Pour finir, le chef du gouvernement hellénique a clairement placé la question des réparations sur le même terrain que celui de la dette grecque. « Le gouvernement va travailler pour honorer ses obligations, mais dans le même temps, il travaillera à ce que les obligations envers la Grèce et le peuple grec soient remplies », a-t-il indiqué. En clair : si le nouveau gouvernement grec doit, comme ses « partenaires européens » l'ont exigé, accepter les engagements pris par ses prédécesseurs depuis 2010, alors le gouvernement fédéral allemand va devoir accepter les engagements pris à la fin de la guerre par ses prédécesseurs. Il s'agit donc, pour Alexis Tsipras, de rétablir un équilibre entre les partenaires.

Riposte logique à la pression européenne

Beaucoup en Europe s'étonnent et s'indignent de voir le gouvernement grec ressortir cette question des réparations. Mais ce mouvement est rien de moins logique : Athènes est, depuis la fin du mois de février, en position de faiblesse dans la négociation avec les Européens. Le discours moralisateur est émis à chaque Eurogroupe pour justifier le maintien d'une pression constante sur l'exécutif hellénique afin qu'il abandonne ses objectifs et se soumettent à ceux définis en 2012 dans le mémorandum. Rien n'est alors moins logique que cette réaction : Alexis Tsipras se défend et répond, avec les armes dont il dispose. On peut les juger peu légitimes, mais leur usage est normal : il vise à rétablir une forme d'équilibre. La recherche de cet équilibre traverse du reste l'ensemble du discours d'Alexis Tsipras.

Message interne

Ce mouvement est d'autant plus logique, qu'il vise à rétablir la situation intérieure de son gouvernement, alors même que les Européens, eux, tentent d'affaiblir cette même situation en lui faisant accepter un retour à la situation d'avant le 25 janvier, date des élections en Grèce. On oublie souvent que le vote Syriza a été un vote de rejet de l'humiliation du peuple grec par la troïka, les dirigeants et les médias étrangers. Or, la politique des pays de la zone euro, en cherchant à maintenir sa tutelle sur la politique européenne, en insistant pour imposer « son » programme, en refusant de discuter de la nécessaire restructuration de la dette grecque, poursuit cette politique d'humiliation dans laquelle abondent tant de médias européens, français ou allemands, par exemple. Logiquement, Alexis Tsipras tente donc de montrer aux Grecs qu'il défend leur droit et leur dignité.

Des biens immobiliers allemands saisis ?

On comprend donc que la Grèce soit prête à faire flèche de tout bois pour mettre en avant cette question des réparations qui est un des rares moyens de pression dont elle dispose. Le ministre hellénique de la Justice, Nikos Paraskevopoulos, s'est dit prêt à saisir des biens immobiliers allemands en Grèce afin de garantir le remboursement de ces réparations. Là encore, il s'agit bien de faire monter la pression pour tenter de reprendre la main dans les négociations. Rien ne dit que la méthode soit efficace, car le gouvernement allemand est particulièrement ferme sur cette question des réparations, mais dans la situation actuelle, la Grèce ne peut se permettre de ne rien faire. Ceci conduirait inévitablement à une humiliation du gouvernement et à sa mise au pas qui scellerait la fin de l'expérience Syriza.

Une demande légitime ?

Reste à savoir si la Grèce est légitime à soulever cette question des réparations. On trouvera ici un résumé de la question. En 1947, le paiement de réparations a été convenu. Après quelques livraisons de matériel, leur versement a été suspendu en 1953 par les accords de Londres jusqu'à la signature d'un traité de paix. Ce traité de paix n'a jamais été formellement signé, mais certains estiment que le traité « 4+2 » qui a autorisé la réunification allemande a valeur de traité de paix et ouvre donc droit au remboursement des réparations. A cela s'ajoute le prêt forcé de l'Allemagne à la banque de Grèce en 1942 qui n'a jamais été remboursé. De son côté, l'Allemagne estime avoir réglé en 1960 son différend avec la Grèce par le paiement de 115 millions de marks (environ 57,5 millions d'euros). Mais ce traité ne visait, en réalité, qu'à indemniser les victimes du nazisme. C'est du reste la position officielle de Berlin qui n'indemnise que les victimes du régime hitlérien et refuse tout paiement d'indemnités de guerre.

On trouvera ici l'intégralité du discours d'Alexis Tsipras traduit en anglais.

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Commentaires 89
à écrit le 12/03/2015 à 14:44
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Apparamment, le gouvernement grec préfère le théatre grec à l'état de droit. Le différent juridique entre les deux gouvernements qui a déjà été adressé lors de la visite du président allemand en Grèce l'année dernière doit être porté par la Grèce dev...

le 12/03/2015 à 19:02
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Effectivement les Grecs devraient porter cette affaire en justice. La dette qu'ils ont à rembourser est, en effet, illégitime et pourrait, devant les tribunaux être réajustée comme l'ont été les dettes de l'Equateur et de l'Argentine. Une grosse part...

à écrit le 12/03/2015 à 13:18
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Ils sont fous ces Grecs. Personne ne peut plus les prendre au sérieux !

à écrit le 12/03/2015 à 9:07
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Moi je conseille aux allemands de quitter l europe avec les pays du nord et laisser se debrouiler les grecs les francais moralisateurs etc etc....

à écrit le 12/03/2015 à 9:03
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Tsipras a tout a fait raison de demander un remboursement. Et nous devrions faire de meme : exigeons le remboursement des dettes cree par Jules Cesar et autres romains. et meme je suis sur qu on va trouver quelques dettes greques quand ceux ci sont v...

le 12/03/2015 à 9:40
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Sauf qu'en pratique on ne leur a pas prêté un seul centime. Ce soit disant prêt n'a eu pour but que d'enrichir encore un peu plus certaines banques française et allemande (cf le reportage arte "La troika: puissante et incontrôlée"). Quand à l'Etat mo...

à écrit le 12/03/2015 à 8:36
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Le problème lorsque l'on convoque l'Histoire, c'est de savoir à quel moment on s'arrête. La Grèce ayant fait défaut 6 ou 7 fois depuis 150 ans, ses créanciers spoliés et leurs descendants sont aussi en droit de lui demander des comptes. La dette gre...

le 12/03/2015 à 12:15
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Justement, l'Europe empeche la Grece de procéder aux reformes qu'elles voudrait engager, et pour lesquels a été élu le gouvernement de Tsipras. Il y a donc bien ingérence de l'etranger et on peut bien dire que le problème vient "de l'etranger" !

le 12/03/2015 à 16:45
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L'Europe n'empêche rien. Elle se contente de demander comment sera utilisé son argent, qui ne ne l'oubions pas, est notre argent. La souveraineté commence par ne pas dépendre des autres. Lorsque l'on est démagogue avec l'argent que l'on pense pouvoir...

le 13/03/2015 à 7:55
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Notre argent? En êtes vous si sûr ? S'identifier au discours du dominant n'est pas une preuve de vérité! La création monétaire n'obéit pas à la morale renseignez vous.

le 07/04/2015 à 20:02
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RB83 a tout a fait raison dans sa démarche. Depuis son indépendance en 1830, grâce à l'action de la France, la Grande Bretagne et la Russie, à la Grèce a eu des dizaines de subventions tout le XIXème siècle de ses 3 pays, pour soutenir les divers roy...

à écrit le 12/03/2015 à 1:16
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Merci pour votre article Une précision : Les accords de Londres ne furent que le constat d'un défaut de paiement sur une dette souveraine et l'acceptation d'une aide financière à un pays et une nation qui venaient de piller l'Europe, massacré des po...

le 12/03/2015 à 6:23
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Si on suit votre logique, faudrait que les Grecs dédommagent tous les peuples qu'ils ont envahis et massacrés dans l'antiquité : egypte, turquie, irak, iran jusqu'en inde, (surtout avec alexandre le petit)

à écrit le 12/03/2015 à 0:00
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Ce que certains commentateurs ne veulent, ou ne peuvent, pas comprendre, c'est que des traités de paix signés dans le passé sans clause de réparations ne peuvent donner lieux à paiement... de réparations. Par contre quand les traités existent, rien...

à écrit le 11/03/2015 à 22:24
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Plusieurs points : - le reproche, discutable, fait à l'Allemagne, ne concerne pas les 26 autres pays européens! - la Grèce, si elle n'a pas l'intention de dédommager tous les pays envahis par les grecs depuis l'Antiquité (de l'Égypte au Pakistan !)...

à écrit le 11/03/2015 à 19:44
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En effet les pays africains et autres anciens pays colonisés demandent aussi des réparations à la France et aux autres colonisateurs. Cela ne conduit pas à grand chose. Ils ont aussi saisi les biens de français rapatriés. Les pays qui se sont dével...

à écrit le 11/03/2015 à 19:42
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Comment se fait-il que Tsipras ne demande rien à l'Italie. C'est pourtant bien Mussolini, complexé par les victoires de l'Allemagne, qui, pour en remontrer à son allié, a envahi la Grèce pour en faire une colonie, forçant son partenaire de l'Axe. Hit...

le 11/03/2015 à 21:14
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Oui, mais le cas de l'Italie n'est pas dans le "circuit légal", c'est donc difficile à quantifier et sujet à controverse, sans compter que ça ouvrirait de nombreuses possibilités dans d'autres pays. A contrario, l'Allemagne a forcé un prêt sur la Grè...

à écrit le 11/03/2015 à 17:39
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si chaque pays européen ayant du subir des dommages de guerre de l'allemagne demande des réparations, l'allemagne va être à genoux et on va se retrouver comme après le traité de versailles, mais ça fait 70 ans déjà , il fallait régler ça avant. Je p...

le 11/03/2015 à 22:00
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Non ca ne fait pas 70ans, renseignez vous. Jusqu'à la reunification, l'allemagne était encore officiellement en guerre, et refusait donc de repondre aux demandes de la Grece (qui ne datent pas d'hier). Lors de la reunification, l'Allemagne s'est decl...

le 07/04/2015 à 11:39
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Faux FX, la RFA ne pouvait pas étre en guerre en 1990 tout simplement parce qu'elle n'existait pas encore en 1945. C'est avec le 3 Reich que les alliés était en guerre or celui ci a cessé d'exister. Et entre mai 45 et la création de la RFA et la RDA...

à écrit le 11/03/2015 à 17:32
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Quand on sait qu'aucune des personnalités dirigeantes allemandes n'était née à l'époque nazie, la "lourdeur" grecque frise l'incorrection ! Quelle mauvaise diplomatie...

le 11/03/2015 à 22:02
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Je propose donc qu'on efface une grosse partie de la dette grecque, puisque contractée avant la naissance de Tsipras, et dont le montant actuel ne représente quasiment que ses intérêts.

à écrit le 11/03/2015 à 15:54
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La fausse "morale" sur laquelle repose le "devoir" de remboursement des créanciers explose quand on prend quelques minutes pour réfléchir et c'est cela que Tsipras veut faire comprendre aux Européens. L'UE doit faire comprendre aux banques qui est le...

le 11/03/2015 à 17:21
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+ 10000 Vous avez parfaitement raison !!!!!!!!!!!!!

le 11/03/2015 à 18:29
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+ 10001

le 11/03/2015 à 19:51
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sauf que la dette n'et pus du aux banques mais aux états européens entête. vous ne voulez plu de votre retraite ? pas de problème, vous pouvez la donner aux grecques.

le 11/03/2015 à 21:11
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Très bonne idée Ludo, ouvrez cette boîte de Pandore: Pourquoi les états européens ont-ils acceptés de se substituer aux banques au lieu de leur laisser gérer la situation greque? Le boulot d'un banquier c'est de vérifier la solvabilité de son emprun...

à écrit le 11/03/2015 à 15:46
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M. Godin, vous devriez faire référence aux emprunts russes. Ces derniers sont bien plus anciens, et pourtant ils font encore l'objet de demande de remboursement de la part des créanciers. Cela invalide les arguments reposant sur une guerre trop ancie...

le 11/03/2015 à 19:05
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@alextpe: les emprunts russes n'ont rien à voir avec la dette grecque. Les emprunts étaient des titres boursiers souscrits par des individus, et comme j'aime à le dire: tout investissement comporte des risques, dont celui de perdre son argent. D'autr...

à écrit le 11/03/2015 à 15:38
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Les propos évoqués permettent d'en exposer d'autres. Tout d'abord sur la question : L'Allemagne (et l'Italie) a bien payé des dommages de guerre mais discrets. ce n'est pas directement de l'argent qui a été échangé par de l'influence des entreprises,...

à écrit le 11/03/2015 à 15:08
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Que l'Allemagne indemnise, et que l'Europe fasse -1 dans ses membres. Et qu'on laisse les Grecs à leur problèmes. Car après avoir dilapide l'indemnisation ils se retrouverons vite a sec dans un pays qui considère que les taxes et autres impôts sont i...

le 11/03/2015 à 17:13
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Ne vous inquiétez pas ce sont les entreprises allemandes du type Siemens et Daimler qui iront dilapider les indemnités perçues avec le système de corruption qui les caractérisent. Elles arrosent tout le monde y compris aux US, mais là elles sont tomb...

à écrit le 11/03/2015 à 14:58
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C'est le seul point sur lequel je lui donne raison. Par 3 fois, l'Allemagne s'est servie des autres pour se redresser: 1) la dette de 14-18 n'a jamais été acquittée 2) celle de 39-45 non plus et 3) celle de la réunification de l'Allemagne, qui n'aura...

le 11/03/2015 à 19:31
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changez d'abord la vôtre cher Monsieur, & allez vite au travail ! https://ijsbergmagazine.com/breves/19399-les-grecs-sont-les-europeens-qui-travaillent-le-plus/

le 11/03/2015 à 19:54
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et vous monsieur gh, vous avez d'autres sources qu'une équipe de 8 jeunes gauchistes ?

le 12/03/2015 à 14:01
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@gh: 1) les Grecs qui travaillent ? Tu dois pas bien connaître le pays. 2) Malgré que je sois à la retraite, je continue de travailler, pas particulièrement pour l'argent, bien qu'il ne faut pas cracher dans la soupe, mais parce que j'aime cela :-)

le 17/03/2015 à 21:08
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j'ai passé mes vacances en grece tous les ans entre 1975 et 1995 et ensuite plus sporadiquement....des membres de ma famille y vivent et je n'ai jamais vu mes oncles, mes tantes et mes cousins ne rien faire : éleveurs, cultivateurs, indépendants, em...

à écrit le 11/03/2015 à 14:40
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Ça devient comique....

à écrit le 11/03/2015 à 14:31
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Pendant la Seconde Guerre Mondiale 13% de la population grecque à péri, les nazis ont volé l'or de la banque de Grèce et ils ont obligé le gouvernement à emprunter pour eux, l'économie grecque a été détruite à 80%, il y a eu 70 Oradour-sur-Glane . ...

le 11/03/2015 à 16:15
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Vous etes les premiers à dire : faut oublier le passé, faut oublier les colonisations, faut oublier l'esclavage, faut arrêter la repentance, bla bla bla bla ! Mais quand il s'agit de trucs qui vous touchent, vous dites, faut pas oublier. C'est de l'h...

le 11/03/2015 à 17:43
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@ Fil d'Ariane A force de traîner les Grecs dans la boue, on en oublie à quel point ils ont toujours montré le plus grand courage face à l'adversité !

à écrit le 11/03/2015 à 14:29
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L'action et les paroles de Tsipras démontrent un talent de négociateur économique, mais aussi une profonde erreur politique. erreur politique en Grèce où il favorise la montée d'un nationalisme violent et grandissant, erreur politique en Europe où il...

le 11/03/2015 à 17:36
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L'allemagne aussi !

le 11/03/2015 à 21:16
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Pourquoi erreur politique? Le calcul de l’Europe était de favoriser la paix par la prospérité. Quelle prospérité la situation actuelle accorde t'elle aux grecs? C'est un calcul froid et rationnel qu'aujourd'hui la Grèce n'a pas d'intérêt dans l'Eur...

à écrit le 11/03/2015 à 14:05
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Il faut bien que Tsipras rapporte en Grèce une petite gloriole après avoir renoncé devant les ministres de l'euro-groupe à son programme. C'est le troisième effet faux-cul. Le second, c'est précisément de renoncer à son programme trois semaines après...

le 11/03/2015 à 14:27
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Renoncer a son programme ? Je vis en Grece, et ce n'est pas vraiment l'avis des Grecs, qui sont encore a 80% satisfait de Tsipras. Il faut dire que pour une fois qu'un politique applique son programme, et aussi rapidement, ca change : Chasse a la co...

le 11/03/2015 à 14:46
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Reconnaissez que quoi qu'il fasse il aura tort! S'il résiste, il sera traité de rigide fou, s'il négocie, il sera traité de traitre. Alors...

le 17/03/2015 à 21:13
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Costa Gavras l'a bien dit : L'Europe ne fera pas de cadeau à Tsipras et donc au peuple grec, elle effacera la dette une fois qu'elle aura réussi à faire revenir la droite au pouvoir...

à écrit le 11/03/2015 à 13:28
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Tsipras sait tres bien que sur le fond, c'est la Grece qui a raison, plusieurs juristes l'ont récemment confirmé. Il a donc en main un excellent atout pour négocier et faire céder les allemands, dont le discours actuel ressemble plutôt a "faites ce ...

le 11/03/2015 à 13:50
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Nous vivons tous sur un continent qui a 2000 ans d'histoire et 2000 ans de conflits. Les guerres et les invasions ont marqué l'Europe, dessiné les frontières, construits les peuples... Jusqu'à quelle année allons nous pouvoir remonter pour demander r...

le 11/03/2015 à 14:11
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La seule différence, que vous occultez volontairement ou par ignorance crasse, est que l’allemagne a été de nombreuses fois condamnée par des cours de justice internationales et actuelles pour non-paiement de ses dettes de guerre. Il ne s’agit pas de...

le 11/03/2015 à 14:18
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Pas besoin de remonter tres loin, puisque c'est a la reunification de l'Allemagne que celle ci, alors déclarée officiellement en paix, aurait du solder ses dettes de guerre. De plus, il existe des contrats concernant la dette de l'Allemagne a la Gre...

le 11/03/2015 à 14:41
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Si les Grecs sont dans la mouise, personne ne les a forcés ! Ils ont voulu rentrer dans l'euro, car c'était un pays misérable dans les années 80, je m'en souviens encore. Et ils ont voulu dépenser des milliards dans des armements super modernes , c...

le 11/03/2015 à 14:47
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Personne n'a obligé les grecs à emprunter ces milliards d'€. Trop facile d'aller prendre le pognon des autres puis de s'en laver les mains. Que les grecs remboursent ou se déclarent en faillite. L'UE ne doit plus donner 1 € .

le 11/03/2015 à 17:40
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Justement, on a forcé la Grece a emprunter, pour renflouer ses banques, dont la faillite aurait mis en peril bon nombre de banques allemandes et françaises, renseignez vous un peu ! Et pour enfoncer le clou, vous parlez de dépenses militaires, qui é...

le 11/03/2015 à 17:47
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@réponse à réponse "Pleurnicheurs " ? Moi, je les trouve plutôt punchy. Alors que le gouvernement Grec proposait un programme pas franchement révolutionnaire, il s'est retrouvé seul devant l'eurogroupe soudé comme jamais. Bravo à Syriza.

le 11/03/2015 à 18:42
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@Fx c'est les Grecs qui ont voulu rentrer dans l'UE et jouer aux riches, ils ont voulu vivre au dessus de leurs moyens avec des crédits.Renseignez vous. Et si ces dépenses militaires étaient des conditions, pourquoi les Grecs ont accepté ? Personne...

le 11/03/2015 à 22:05
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Le peuple grec n'a rien emprunté, ce sont les ministres successifs; donc c'est eux qui ont signé et qui sont endettés car ils n'ont jamais demandé l'avis du peuple

le 11/03/2015 à 22:10
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Je ne defend rien, je rapporte juste ce que je sais, vivant et travaillant en Grece. Et bien figurez vous que si, c'est bien l'Europe sous la pression de l'allemagne qui a fait rentrer la grece dans l'euro, en maquillant ses compte grace a l'aide de...

le 12/03/2015 à 1:12
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Evidemment, si vous vivez en Grèce, vous n'avez pas pu voir l'émission récente à la télé française qui détaillait que VGE voulait absolument l'adhésion de la Grèce à la CEE que le chancelier allemand a finalement acceptée contre son gré pour ne pas l...

le 12/03/2015 à 6:27
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Trop facile de dire "c'est pas la faute des grecs mais du gouvernement grec". Pourtant c'est pas une dictature la Grèce, les Grecs ont voté et choisit leurs élus, comme par exemple Tsipras, qui agit au nom des Grecs aussi...Ah oui c'est uniquement qu...

le 12/03/2015 à 9:37
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Tout cet argumentation ne sont que des foutaises. La grèce a triché sur l'état des ses comptes pour rentrer dans l'UE et les grecs n'ont qu'a payé leurs impôts. Oui les Allemands ont fait des erreurs comme tout le monde mais ils ont su faire des sacr...

le 17/03/2015 à 21:22
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Yvan : oui, l'ALLEMAGNE a fait des erreurs...mais PAS COMME TOUT LE MONDE !!!! 2guerres mondiales, des millions de morts, l'Europe entière détruite... tu parles d"une erreur... vous en parlez comme si l'Allemagne avait fait juste un mauvais investiss...

à écrit le 11/03/2015 à 13:26
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Pourquoi ? Ben c'est simple : pour noyer le poisson. Et bien si on demandait à la Grèce de payer des réparations à toute l'asie mineure et à l'europe du sud pour les guerres qu'elle a menées dans l'antiquité ?

à écrit le 11/03/2015 à 13:08
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La Grèce doit d'abord commencer à rembourser les albanais d'Epire qui ont été massacrés et spoliés par l'armée grecque après 1945. On estime la somme à 14 milliards d'euros. Et ensuite permettre aux albanais d'Epire de rentrer dans leur terre ancestr...

à écrit le 11/03/2015 à 12:54
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Il est bon de rappeler a l'Allemagne qu'elle n'a pas de lecons a donner sur le "respect des regles" qui leur est cher. Notamment sur les dettes de guerre ... La France de 1870 a payer rubis sur l'ongle avec des trains d'or, depuis lors le declin a s...

à écrit le 11/03/2015 à 12:44
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Regardons toute l'histoire. Je me permet de vous rappeler, que en échange de l'abandon des dommages de guerre par l'Allemagne les pays européen on bénéficie du plan Marschal américain. Il est couramment admis, que cet aide pour la Grèce représente 4%...

le 11/03/2015 à 12:56
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Pouvez-vous citer vos sources. A ma connaissance, le plan Marshall n'a jamais été conditionné à l'abandon des dommages de guerre mais simplement à ne pas demander leur exécution immédiate.

à écrit le 11/03/2015 à 12:25
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Je suis consterné. 50 ans de construction européenne pour ressortir ces dossiers sur lesquels chacun a accepter de faire la paix (difficile sans doute pour ceux qui ont vécu ce traumatisme barbare) et qui ont permis aux peuples européens de dire qu'a...

le 11/03/2015 à 12:55
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C'est la faute première à l'Allemagne qui ne joue pas le jeu européen mais fait continuellement cavalier seul.

le 11/03/2015 à 13:23
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Justement, le probleme est que tout le monde n'as pas accepté de faire la paix. La Grece en particulier réclame ces indemnité depuis la fin de la guerre, mais n'a jamais eu raison, ne pesant rien sur la scène interenationale. Enfin ce n'est pas tan...

le 11/03/2015 à 17:04
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L'Allemagne ne peut pas vendre de la morale aux autres sans l'appliquer à elle même. En plus, il y a faute et faute les leurs étaient monstrueux et répétitifs.

à écrit le 11/03/2015 à 12:24
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"...cette question des réparations qui est un des rares moyens de pression dont elle dispose..." No, monsieur. Ce n'est pas un moyen de pression. C'est un moyen de renforcer l'isolation grecque en Europe. Quel pays soutien pour la Grece en cette ...

le 11/03/2015 à 13:26
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Le retour de la croissance ? Vraiment vous y croyez ? A votre avis pourquoi une nouvelle recession depuis décembre 2014 ? Vous pensez vraiment que Syriza a tellement de pouvoir pour avoir pu inverser les chose en si peu de temps ? Ou bien alors reco...

le 11/03/2015 à 13:36
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Retour de la croissance au Q2 et Q3 ? C'est sûr, faire -32% sur le PIB entre 2008 et 2013 puis +0.4%, c'est un véritable progrès économique. On fait ça sur votre feuille de paye et on en reparle ?

le 11/03/2015 à 13:41
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"La Grece se peut permettre de suivre les reformes qui ont vu le retours de la croissance en Q2 et Q3 de 2014"... Ceci dit avec 33 % de recession antérieure, je suis pas sur que la croissance de 0.1 % puisse vraiment s'appeler " le retour de la croi...

le 11/03/2015 à 14:26
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Messieurs, en Q3/2014, la Grece a registre la croissance la plus haute des pays de la zone euro. C'etait un bon commencement. Jusqu'au janvier 2015, les projections pour l'annee 2015 etaient environ 2,5% - 3,0% par la commission europeenne et l'IM...

le 11/03/2015 à 15:11
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Ah les fameuses previsions de la Troika. Pouvez vous nous dire combien de fois elles se sont revelées justes ? Moi je peux vous le dire : aucune ! Je vous laisse chercher les chiffres, tapez "projection économique troika grece" sur google, c'est le ...

le 11/03/2015 à 15:53
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Trop drôle ! La Troika n'a cessé de prétendre le retour à la croissance en Grèce pour l'année suivante, à chaque fois dans l'erreur ! La troika avait-elle dit que son "aide" provoquerait un effondrement du PIB ? Non bien entendu, elle soutenait même ...

le 11/03/2015 à 16:40
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Monsieur, la Grece avait en fait battu les projections des economistes (non seulement des economistes de l'IMF/EC mais aussi des banques independents) a partir de jan. 2014 jusaqu'a nov. 2014. (+0.8% en Q1, +0.4% en Q2, +0.7% en Q3). C'etait une bonn...

à écrit le 11/03/2015 à 12:20
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il me paraît logique que la Grèce demande des réparations de guerre si celles sont justifiées. Quand on se fait passer pour un modèle (l´Allemagne) pour l´Europe, il faut d´abord rembourser ce qu´on doit avant de demander aux autres de le faire.

à écrit le 11/03/2015 à 12:17
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Vous chantiez? J'en suis fort aise, et bien dansez maintenant.. pauvres grecs manipulés par un gugusse..

à écrit le 11/03/2015 à 12:06
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Ils ont raison, l’Allemagne a eu des gros coups de pouces en sortant de la guerre. L’Allemagne est devenu forte grâce à nous, arrogante Allemagne avec son plan d’austérité qui mènent à rien sauf à faire éclater l'Euro. Elle devrait sortir de l'eur...

le 11/03/2015 à 12:57
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+1

le 11/03/2015 à 13:14
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tu es américain ?

le 11/03/2015 à 13:21
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Alors avant de dire n'importe quoi en public vaut mieux lire l'histoire de la fin de la 2eme guerre mondiale et ses conditions , ceux qui ont payé ou non et ceux qui ont reçu des dédomagements et pour vous aider un peu pourquoi la France et l'Allemag...

le 11/03/2015 à 13:47
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La Grèce aura son plan étalé sur 200 ans si il le faut avec tes taux bas. sinon ce sera la fin de l'euro et la fin du capitalisme moderne à la mode CEE..

le 11/03/2015 à 16:14
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Tsipras a tout à fait raison de contre-attaquer de la sorte puisqu'une certaine Allemagne le tient pour quantité négligeable et lui fait quotidiennement la leçon. Je suis totalement d’accord avec « Révolution » et « Jean-Pierre ». Les historiens de t...

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