Pourquoi le projet de réforme français de la zone euro va échouer

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Les projets européens d'Emmanuel Macron ont-ils la moindre chance ?
Les projets européens d'Emmanuel Macron ont-ils la moindre chance ? (Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)
Emmanuel Macron a proposé une "union de transferts" à l'Allemagne contre des réformes. Une stratégie qui n'a que peu de chances de réussir.

Il est un point sur laquelle la plupart des dirigeants européens sont d'accord : la zone euro telle qu'elle existe aujourd'hui n'est pas viable.  « Si rien ne bouge, il n'y a plus de zone euro dans dix ans », a même affirmé Emmanuel Macron, le ministre français de l'Economie. A Bruxelles, Francfort et dans les grandes capitales européennes, on réfléchit donc beaucoup ces temps-ci sur une nouvelle architecture de l'union monétaire qui permettrait « davantage d'intégration », comme l'a défendu jeudi 1er octobre à New York Mario Draghi, le président de la BCE. Mercredi 7 octobre, dans une mise en scène volontairement solennelle et inédite depuis 25 ans, Angela Merkel et François Hollande viendront défendre cette idée devant le parlement européen.

La proposition française

Tout le monde est donc d'accord sur l'idée. Mais dès lors que l'on entre dans le détail, l'unanimité prend fin. Cette nouvelle phase d'intégration pose, en effet, deux questions centrales : de quelle intégration parle-t-on ? Et comment y parvenir ? Et sur ce point, les divergences sont notables. La France plaide pour une intégration profonde, incluant des transferts financiers importants et un gouvernement économique de la zone euro. Emmanuel Macron, profitant de sa bonne image outre-Rhin, a tenté de convaincre les Allemands de cette réforme dans les colonnes de la Süddeutsche Zeitung. « Si les Etats membres ne sont pas prêts comme jusqu'à aujourd'hui à toute forme de transferts financiers au sein de l'union monétaire, on peut oublier l'euro et la zone euro », a-t-il martelé, non sans raison, avant d'ajouter : « une union monétaire sans péréquation, ça n'existe pas. » Le commissaire à la zone euro que propose Paris sera donc amené à « déclencher des investissements. »

La stratégie de Paris

La position du gouvernement français est assez logique, car, effectivement, les maux principaux de la zone euro sont liés à cette absence de péréquation et de solidarité. L'idée centrale de Paris, c'est de « vendre » cette solidarité à Berlin en échange de « réformes. » La France et l'Italie devraient donc améliorer leur compétitivité et l'Allemagne, voyant les déséquilibres se réduire, accepterait l'idée d'une union de transferts. C'est l'aboutissement de la stratégie française menée depuis octobre 2010 et « la promenade de Deauville » entre la chancelière et Nicolas Sarkozy : la France acceptait le durcissement de la surveillance macroéconomique et budgétaire en espérant la solidarité de l'Allemagne. La nouveauté, c'est que, cette fois, Paris semble prête à prendre ouvertement à rebours un des principaux tabous de la vie politique allemande : l'union des transferts.

Le rejet de l'Allemagne

L'intention est donc louable. Mais Emmanuel Macron réussira-t-il dans sa volonté de « briser les tabous » là où tous les autres ont échoué ? C'est peu probable et Angela Merkel a déjà rejeté cette idée. L'Allemagne voit l'union des transferts comme une trahison du « contrat » qui est l'origine de la création de la zone euro : l'Allemagne réunifiée donnait « son » mark à l'Europe à condition que cela ne lui coûte rien de plus. Un contrat sans doute peu crédible, mais qui est le fondement depuis près de 25 ans de l'attachement du centre-droit allemand à l'euro. Angela Merkel a déjà plusieurs fois fait violence à ce contrat par la mise en place de garanties de l'Etat fédéral pour les plans de « sauvetage » des pays périphériques. Tous ses plans ont été adoptés avec des défections croissantes au sein de la CDU/CSU. Jusqu'ici, ces défections provenaient de l'aile la plus eurosceptique de ce parti. Accepter une union des transferts, ou même le premier pas vers une telle union risque d'élargir cette mauvaise humeur, notamment à son ministre des Finances Wolfgang Schäuble.

La zone euro selon Wolfgang Schäuble

Ce dernier est certes un « Européen convaincu », mais il refuse absolument toute « socialisation des dettes. » Pour lui, le traité de Maastricht renforcé par des mesures budgétaires coercitives est l'horizon de l'union monétaire. Dans la conception de Wolfgang Schäuble, chaque pays a le devoir de « gagner » sa place dans l'UEM par une stricte discipline budgétaire. En 2011, déjà, le ministre des Finances fédéral allemand affirmait que « l'union monétaire n'a jamais été pensée comme un système de redistribution des pays riches vers les pays pauvres. » Pour se convaincre que son opinion sur ce point n'a pas changé, on se souviendra que le locataire de la Wilhelmstrasse, a, cet été, tenté de mettre en pratique avec la Grèce, cette conception : il s'agissait d'exclure le pays de la zone euro « temporairement » afin, affirmait-il de lui permettre de revenir une fois son « économie assainie. » De même, Wolfgang Schäuble s'est opposé à toute garantie sur les dépôts dans le cadre de l'union bancaire pour l'instant. Dans cette conception, l'union des transferts est inutile puisque la zone euro est une union d'économies sans déficits.

L'équation politique difficile d'Angela Merkel

Or, cette vision est beaucoup plus présente au sein de la CDU/CSU que celle des « frondeurs » de ces deux dernières années. En se lançant ouvertement dans une union des transferts, Angela Merkel s'exposerait à un conflit avec son ministre. Or, ce conflit est impossible politiquement. Wolfgang Schäuble est aujourd'hui davantage populaire qu'Angela Merkel qui est confronté à une véritable crise provoquée par sa politique migratoire au sein de la CDU/CSU. La chancelière ne prendra sans doute jamais le risque de l'aggraver pour satisfaire Emmanuel Macron. D'autant que sur sa droite, les Eurosceptiques d'Alternative für Deutschland (AfD) remontent et n'attendent qu'une telle opportunité pour attaquer la politique économique du gouvernement. Autrement dit, Angela Merkel ne peut pas accepter le plan de Paris.

L'Allemagne demandera encore des « efforts »

L'Allemagne va donc rejeter cette ambition française, comme elle le fait depuis 2010, en avançant que le besoin de réformes et le rétablissement des grands équilibres budgétaires doivent précéder tout autre pas. Elle s'appuiera sur le fait que la France apparaît encore en Allemagne comme le « mauvais élève » de la zone euro. « La France elle-même montre malheureusement le mauvais exemple », a indiqué le mois dernier en réponse à Emmanuel Macron le député CDU Eckhardt Rehberg. Bref, avant de passer à toute autre étape, Berlin va réclamer une surveillance encore renforcée des budgets nationaux et des politiques de « réformes » accélérées. Or, face à un refus d'Angela Merkel, ni Emmanuel Macron, ni François Hollande ne peuvent réellement agir. La France refuse toute épreuve de force avec l'Allemagne, même sur des sujets centraux. Elle se voit donc en permanence dépourvue de moyen de pression au sein de la zone euro et contrainte d'accepter les reproches allemands qui sont utilisés comme des moyens d'imposer la logique définie à Berlin.

La forme de l'intégration

Le scénario « l'intégration renforcée de la zone euro » qui se dessine est sans doute donc le suivant : Berlin va accepter formellement une « nouvelle étape », mais va refuser toute avancée vers l'Union des transferts. Cette « nouvelle étape » comportera sans doute une surveillance renforcée des budgets nationaux avec la création d'un « ministre des Finances de la zone euro » ou d'un « commissaire de la zone euro » qui aura pour charge d'imposer un rythme de consolidation aux « mauvais élèves. » La question de savoir si cette charge doit être dans la Commission, comme le voudrait Jean-Claude Juncker, ou en dehors, comme le veux Wolfgang Schäuble, offre finalement à l'Allemagne un levier de négociation : en acceptant de l'intégrer à la Commission, on peut obtenir encore un « durcissement » de sa fonction. Le « Rapport des Cinq Présidents » présenté en juillet prévoit un « semestre européen plus intégré » avec un « rôle renforcé de l'Eurogroupe. » Le président de l'Eurogroupe pourrait donc occuper ce rôle de « ministre des finances de la zone euro. » Or, on le sait, l'Eurogroupe est dominée politiquement et idéologiquement par Wolfgang Schäuble...

La solidarité a minima et plus tard...

Et en échange ? La question risque de se centrer sur la taille et la nature du budget dédié à la zone euro. Emmanuel Macron voulait que ce dernier soit alimenté par des impôts dédiés ou une partie des recettes de certains impôts. Cette option de « mise en commun » des revenus fiscaux semble peu probable compte tenu de l'opposition allemande. S'il peut y avoir un budget de la zone euro, il sera réduit, comme l'a proposé le « rapport des 5 présidents » - qui exclut toute union des transferts - à des interventions en cas de crise. Dans ce cas, ce « budget » pourrait être un Mécanisme de Stabilité européen (MES) élargi. Mais le problème, c'est que le MES est régi par un traité propre qu'il faudra donc amender. Berlin risque d'utiliser ceci pour ralentir la partie « redistributive », même modeste, de la nouvelle zone euro. Là aussi, les propositions Macron risquent donc de faire long feu.

Echec de la stratégie française

Encore une fois, la stratégie française semble peu adaptée à une situation européenne où l'Allemagne est sortie renforcée de la crise grecque et refuse en réalité toute véritable intégration. Elle est aussi peu adaptée à une situation économique qui aurait besoin d'une relance européenne. Certes, Paris ne manquera pas de se cacher derrière le « compromis » qui comportera des « avancées » et laissera la possibilité de transferts massifs pour l'avenir. Mais ce discours ressemble à la flèche de Zénon d'Elée : plus on se rapproche du but, plus on s'en éloigne. Une fois le "rééquilibre atteint", s'il est atteint, l'Allemagne pourra affirmer que la nouvelle étape vers la solidarité est inutile. La réalité est plus crue : l'union des transferts est inimaginable politiquement et économiquement pour l'Allemagne.

Berlin fait donc tout pour l'éviter en feignant d'accepter "plus d'intégration" La zone euro qui se dessine n'est pas celle d'une zone intégrée voulue par Emmanuel Macron, mais celle voulue par Wolfgang Schäuble. On resserrera donc simplement la "cage de fer". Les seules avancées tangibles depuis 2010 sont celles vers une zone euro « répressive » basée sur l'application générale du modèle allemand et la compétition interne. Et donc non viable.

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a écrit le 09/10/2015 à 19:35 :
Nous sommes dans un système de parasitisme. Une caste fonctionnaire parasite la population avec des salaires supérieurs pour les mêmes qualifications. Des mandarins et des janissaires de la déprédation. On est directement promu à la direction des entreprises publiques sans expérience. On fait des usines à gaz financières, trop de monnaie sans politique d'offre, on souffle sur les bourses mais l'industrie est déglinguée, l'agriculture serait en friches, on décourage le travail, on fait dans le kmer monétaire. Pour la dette on rembourse en piastres ou en roupies? Le libéralisme à 57% de dépenses, on fait dans l'humanisme de type fumoir jamaician? Dire libéral c'est être condamné, tout le monde n'a pas une défiscalisation de niche en économie administrée, un poste en compagnie d'Etat qu'on recapitalise. La France n'a-t-elle pas formé les pires kmers du monde, ne doit elle pas etre mise à l'index pour les faux droits?
a écrit le 07/10/2015 à 11:25 :
On a tous vu avec la Grèce à quoi mène une politique de transferts.
Il n y a pas que l Allemagne qui s oppose farouchement à une telle « solution » . En fait c est la position claire de tous les pays de la zone situés à l Est du Rhin .

De plus il faut garder en mémoire que la classe politique allemande a toujours insisté (comme des moulins à prière) à l époque de l introduction de l Euro qu´il n´y aura jamais de politique de transfert et de socialisation des dettes dans la zone Euro , et que ceci etait exclus par les traités de Masstrich.
Un changement est impensable et ne sera jamais accepté par les populations du Nord et de l Est de l Europe et encore moins par les Allemands.

Le scénario à venir est simple : il n y a qu´à regarder ce qui se passe chez
Air France. Le sort de la France n´est pas tellement différent de celui d´Air France !

Il y a en effet des transferts entre les Lands (Länder) en Allemagne mais sujet à des confrontations permamentes, surtout en provenance de Bavière et du Baden-Württemberg qui ne sont plus d accord de payer pour les «Cigales du Nord ».
L Ecosse, la Catalogne, le Tirol du sud etc …. Même tableau, aucun ne veut continuer à payer pour les autres.
a écrit le 04/10/2015 à 22:10 :
LES AMERICAINS NE SE SONT PAS POSSE TANT DE QUESTIONS POUR FAIRE/// LES ETATS UNIES D AMERIQUE/// M r MACRON A RAISON ON ATTEND QUOI POUR FAIRE/// LES ETATS UNIES D EUROPE ///???
Réponse de le 06/10/2015 à 6:05 :
C'est sur qu'à voir comment ça s'passe là bas, ça donne vachement
envie de faire pareil et ensuite, de devenir pareil hein ?
Beau programme en effet ? Digne de CEUX QUI NOUS DIRIGENT ... droit à l'abîme ! SUPER IDÉE !!!
a écrit le 04/10/2015 à 14:19 :
Konrad Adenauer ( chancelier fédéral allemand de 1949 à 1963 ) disait :
"La seule chose que les socialistes comprennent à l'argent, c'est qu'ils veulent avoir celui des autres."
a écrit le 04/10/2015 à 12:38 :
Le jour ou l'on sera exemplaire , on pourra édicter les règles ! Thats All
a écrit le 04/10/2015 à 10:50 :
Pour que l'Europe survive, il faut renforcer le gouvernement européen. C'est une question de survie! Que l,Allemagne prenne ses responsabilités, car les autres pays ont montre des gages de bonne volonté. A vouloir faire cavalier seul, elle court a sa perte et a celle de l'Europe. Il et évident que la solidarité ne jouera pas sans un minimum de contreparties.
Réponse de le 06/10/2015 à 6:07 :
Cette Europe À LAQUELLE UNE MAJORITÉ D'ENTRE NOUS (français et autres) A DIT NON, n'est pas viable, ne l'a JAMAIS ÉTÉ ET NE LE SERA JAMAIS ! C'EST UN MIROIR AUX ALOUETTES, un "machin" TOTALEMENT anti démocratique et une gabegie sans nom ! FAUT SORTIR DE LÀ ! ÇA PRESSE !
a écrit le 04/10/2015 à 9:40 :
D'après des statistiques récentes sur la compétitivité mondiale, l'Allemagne est arrivée à se placer assez à la tête du peloton, pourtant après les États-Unis, poids lourd de l'économie mondiale, alors que la France se trouve au rang 22. Si c'était l'inverse, on ne voit mal que la France permettrait à l'Allemagne de diluer ses résultats.
a écrit le 03/10/2015 à 17:54 :
Les patrons sont les allemands . /
a écrit le 03/10/2015 à 16:26 :
Nul besoin de transfert , des tirages spéciaux feront l affaire ! Cela fait maintenant 5 à 6 ans qu il n y a plus d inflation en France et le manque à gagner des impôts de l ordre de 300Mds . Ce sera donc le montant maximum des tirages spéciaux auxquels nous aurons droit , et qu on nous doit en vertu des traités n en déplaise à Mr Schauble et à la réaction .
a écrit le 03/10/2015 à 16:16 :
Peut-on créer l'euro européen à l'encontre des principes économiques de base, et donc les conséquences politiques qui en suivent? Comment réconcilier les économies qui ne tournent pas à la même pédale?
a écrit le 03/10/2015 à 12:40 :
Bien sur, le transfert des fourmis du nord vers les cigales du sud !Et les fourmis du nord serraient contentes !!!!Ca prouve le désarroi des pays à économies faibles, et c'est un vrais message de faiblesse que cache cette demande française .Il n'y aura pas de transfert ,d'ailleurs dans les pays fédérés comme les USA et l'Allemagne y a t il transfert entre les états et land riches et pauvres !Et en France ,la péréquation entre departements et régions riches et pauvres elle en est ou ? Bien sur elle existe au niveau de la DGF ,si peu d'ailleurs ,mais on voit comment l'état est en train de l'attaquer incapable d'équilibrer son budget .La sortie de l'€ (mais non de l'Europe )est dans tous les cartons et les scenarios possibles sont deja bien étudiés .La France y perdra beaucoup plus que les pays du Nord .Son incapacité à reduire efficacement ses déficits et sa dette ,surtout si elle retourne au franc, va finir pas enerver les marchés et ce ne serra plus à 1 % sur 10 ans auquel que la France pourra emprunter mais bien plus !Et là ,la fiscalité et tout son cortege d'inefficacité et de sclerose économique va exploser aggravant les problemes.Le serpent monetaire avant l'€ avait bien des mérites et la solidarité existait bel et bien puisque si une monnaie sortait des marges de fluctuations decidées en commun ,les autres banques centrales intervenaient !Ce fut le cas quand le franc fut attaqué par les fonds de pensions US et que la Bundesbanq lui est venu en aide .A chaque état ses problemes, comme les états US, malgrés le fait qu'ils forment un meme pays et aient une meme banque centrale .Le parasitisme entre état doit cesser car c'est lui qui nous conduira dans le mur .Tous les pays ,y compris les pays riches du nord de l'Europe ont des problemes sociaux et je doute fort que leurs populations acceptent des transferts vers les cigales du sud .
Réponse de le 04/10/2015 à 0:19 :
"d'ailleurs dans les pays fédérés comme les USA et l'Allemagne y a t il transfert entre les états et land riches et pauvres !"

Oui.
D'autres questions?
a écrit le 03/10/2015 à 10:43 :
Comprendre pourquoi l'Union de transfert ne peut être acceptée par l'Allemagne, c'est réaliser que les fondations de l'UE sont très instables dès le départ. Ce n'est pas l'Euro qui peut donner une convergence à des modèles économiques divergents : il n'y a pas de fédéralisme possible au sens allemand ou étatsunien . J.Sapir a chiffré le montant annuel du transfert auquel devrait consentir l'Allemagne : environ 280 Md / an . Macron est un rêveur !
http://russeurope.hypotheses.org/4291
a écrit le 03/10/2015 à 7:46 :
Pourquoi aider les cigales grecque ou francaise ???
La fourmi allemande ne veux pas donner et il faut la comprendre

Les cigales n'ont aucune parole et ne veulent finalement que les réserves des fourmis
Réponse de le 05/10/2015 à 13:38 :
Pour poursuivre votre métaphore hasardeuse, la fourmi désire que les autres paraissent cigales pour qu'ils soient fourmis à son service et qu'elle devienne cigale. Les Grecs et les Français ne travaillent pas moins que les Allemands, le chômage et la crise sont juste entretenus pour faire rouler et réduire la dette des fourmis.
Il y en aura toujours pour supporter la loi du plus fort, la servitude volontaire paye dans cette Europe inique. Macron peut attendre la solidarité, ce sera toujours austérité sans rien à la clé, même pas la croissance tant espérée. L'austérité est le but de cette Europe et la cause de nos soucis. Mendier des miettes est ridicule quand c'est l'ensemble du fonctionnement de cette zone qu'il faut revoir, pourquoi Merkel le souhaiterait ? Elle est à ses pieds, jusqu'à la fin...dans le mur.
a écrit le 02/10/2015 à 22:05 :
Quel est l intérêt de ce débat? Dans 15 ans et peut-être même avant l UE aura explosé.
a écrit le 02/10/2015 à 21:52 :
L'Allemagne n'acceptera de boucher les trous de ses partenaires que pour autant qu'ils aient fait la preuve de leur capacité de ne plus les creuser, c'est aussi simple que ça. Personne n'a aidé l'Allemagne à financer sa réunification (dont le coût cumulé explique à lui seul plus de la moitié de la dette allemande), et en plus l'Allemagne a beaucoup aidé les pays d'Europe de l'Est à redécoller. On comprend aisément qu'elle ne s'engage pas à la légère à payer les déficits de pays trop mal gérés.
Réponse de le 03/10/2015 à 12:58 :
Je ne suis pas sur que l'Allemagne n'ait pas bénéficié d'une aide de l'Europe lors de la réunification.
Par ailleurs cette réunification est un leurre. L'ex RDA n'est pas encore au niveau de l'ouest. Je pense que cette différence de niveau a favorisé l'acceptation des réformes allemandes (niveau de vie plus faible et chomage plus fort à l'Est ). L'Allemagne se sert de cela pour développer son industrie. Elle bénéficie aussi de sa proximité culturelle avec d'autres pays de l'ex URSS. Elle a une position privilégiée.
Personnellement je comprends très bien qu'elle refuse de payer les dettes des autres mais il faudrait au moins qu'elle accepte un mode de fonctionnement équitable entre les différents pays de l'union européenne.
Réponse de le 04/10/2015 à 10:41 :
L'Allemagne n'a pas bénéficié d'aides spécifiques de l'UE pour la réunification. Bien entendu pour les nouveaux Länder elle a bénéficié des mêmes aides (notamment via le Feder) que tous les autres pays de l'UE pour leurs régions défavorisées et lesdits nouveaux Länder ont bénéficié de l'entrée directe dans l'UE contrairement aux autres pays de l'Est qui ont dû attendre 15 ans pour adhérer...
a écrit le 02/10/2015 à 21:45 :
L'Europe ne peut pas exister sans la France, ni l'Allemagne. Que l'un des 2 sorte et c'en est terminé de l'UE.C'en est donc terminé de l'UE et de l'Euro dans un délai proche. Et ce sont certainement les Allemands qui ont le plus à perdre.
Réponse de le 03/10/2015 à 8:52 :
L'importance économique de la France ne cesse de reculer, l'Europe survivrait sans réelle difficulté à une sortie de la France... d'autant plus que ses grands groupes implantés en Europe s'empresseraient d'aller implanter leur siège à Bruxelles ou à Amsterdam. Par contre sans Allemagne, effectivement plus d'UE, du moins sous sa forme actuelle, ce serait le triomphe de la conception britannique de l'UE, une vaste zone de libre-échange sans plus.
Réponse de le 03/10/2015 à 12:44 :
L'UE existait avant l'€ et se portait bien mieux avec le serpent monetaire qui donnait beaucoup plus de souplesse aux états pour la conduite de leurs économies .
a écrit le 02/10/2015 à 21:36 :
On connaît la mantra de Romaric Godin, tout est de la faute de l'égoïste Allemagne, alors qu'il s'agit du pays probablement le plus altruiste d'Europe, ainsi que l'a montré la crise des migrants. Et l'Allemagne finira par payer, comme d'habitude, mais pour le moment elle a raison de refuser de verser de l'eau sur le sable. En France, par exemple, ce devrait être la fin des rentes de situation, ouverture de toutes les professions réglementées, fin des rentes de situation comme le statut des fonctionnaires, réforme profonde du marché du travail, suppression de 99,9% du code du travail, fin du RSA sans contrepartie de travail style mini-job...
a écrit le 02/10/2015 à 20:53 :
Les socialistes sont trop pressés de clore le sujet avant leur défaite de 2017. Cependant on a déjà vue ce que ça donnais si on laissais la droite faire...

L’Allemagne ne vois l’Europe que sous un angle économique et du bénéfice, elle est la seul gagnante de l'euro. Nous devrions plutôt parler d'elle quand nous parlons de mauvais élève. Le but de l'Europe n'est pas de promouvoir un quelconque égoïsme national au détriment des autres européens et des allemands les plus pauvres!

Le cycle économique post crise auto entretenu que nous subissons est absurde. Des crises ils y en a eu plein et nous savons nous en sortir. Ceux qui ne sont pas dans l'euro se portent déjà mieux même si le délire libéral y est présent.

Le système actuel est le plus avantageux pour les allemands les plus aisés. Si l'euro prenais fin, les ajustement des taux de changes ferraient perdre leur compétitivité par la concurrence des bas salaires. Si l'on prenais l'Europe où les salaires se ferraient en fonction de la richesse du pays, l’Allemagne y perdrait. Si on fait un gouvernement unique qui a vocation à équilibrer la concurrence etc etc... L’Allemagne y perdrait. Le système actuel un des plus efficace pour les allemand les plus aisés.

A ceux qui ne font que prôner la fin des 35h et de diminuer les dépense publiques de l'état, je vous conseil de vous ouvrir l'esprit à d'autres thèses économique. Il y en à plein qui vont vous contredire de manière simple et efficace.

D'un autre coté, je souhaiterais parler de Mme Merkel, histoire de comprendre l'individue particulier a laquelle nous avons affaire. En faite non, allez lire la page Wikipédia, vous allez comprendre sont coté dogmatique et antisociale. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle en a bravée mais révèle aussi le cas psychologique.
Réponse de le 03/10/2015 à 9:01 :
Ah oui, l'Allemagne est seule bénéficiaire de l'€. A part que la France se refinance à bien meilleur compte qu'à l'époque du franc, au niveau de notre dette actuelle on paierait 100 milliards d'intérêts de plus par an si on se finançait au taux qui était celui sur le franc au milieu des années 1990. Le seul ennui est qu'on a fait mauvais usage de cette facilité en laissant filer les déficits publics et sociaux donc la dette.
Réponse de le 03/10/2015 à 11:29 :
Ça ne fait que 40 ans que l'on emprunte sur les marchés. Cet impôt qu'ont imposés les banques sur les états et les particuliers n'est pas nécessairement indispensable.
Réponse de le 03/10/2015 à 12:56 :
Il est faux de dire que l'Allemagne est la seule gagnante de l'€ .Avec le mark (pour ceux qui s'en souviennent ) leur économie se portait trés bien et le niveau de vie des allemands était bien superieur à celui des français .Elle doit sa réussite à ses seules vertues ,et vous pourrez penser quoi que se soit et quoi qu'il arrive ,rien n'empechera les couches sociales moyennes et superieure de tous les pays d'acheter des Mercedes ,BMW ,Porsche ,Bosch ,Gardena ext......L'Allemagne doit pour l'essentiel sa croissance decenale passée à ses exportations vers les BRICS en plein boum économique ,et malgrés le fort ralentissement actuel ,ils repartiront et les exportations allemandes avec .Et l'économie française ,elle a prise quelle part dans ces fabuleux marchés, et pour quelles raisons est elle restée à la traine (à part le luxe et l'aéronautique )........
Réponse de le 03/10/2015 à 22:07 :
@ quiz

Mais je suis curieux de savoir quels sont ces vertus que nous français n'avons pas face à nos amis allemand.

Que des cadres bossent 45 heures par semaine pour acheter des joujou BM ou autre me laisse froid je doit l'avouer. Et je doit avouer, aussi, que je ne vois pas le rapport.

L'autre grosse partie des exportations de l’Allemagne se fait en zone euro, car son niveau de qualification et ses bas salaires relatif à son économie la rende plus compétitive que la France par exemple.

Si nous voulons nous mettre a pied d'égalité, ce qui serais la logique si on veux penser l'Europe comme un pays (le SMIC est le même pour tout le monde et les zones pauvres profitent des zones plus avantagés), il faudrait soit, que nous baissions tous nos bas salaire (comme actuellement), soit que certains montent leurs bas salaires et que nous fassions baisser l'euro. Ce qui reviendrais au même mais de manière plus ou moins douloureuse.

Mais je doit avouer que j'ai été un peux sévère en disant qu'ils étaient les seuls a profiter de l'euro: il y a les américains qui profitent d'un euro fort, les chômeurs qui profitent des aides sociales (c'est une connerie hein ;)), les partis d’extrême droite aussi, etc etc...
a écrit le 02/10/2015 à 20:48 :
Macron a très certainement raison sur le fond, mais sa négociation est très mauvaise.

Il propose à l'Allemagne quelque chose qu'ils ont déjà, nous allons être contraint à réformer ne serait-ce que sous la pression des marchés (même pas la peine de parler d'UE ici).
a écrit le 02/10/2015 à 20:24 :
Bon pour moi je vais faire une demande a François Hollande et Emanuelle Macron
a une uniom des transferts de mon compte avece les leurs ainsi qu 'une socialisation de mes dettes vue que je suis en liquidation judiciaire sa tombe bien en + il ne pourons pas refuser vue que c leurs idées.
a écrit le 02/10/2015 à 19:27 :
D’accord avec le contenu de cet article. L’union des transferts serait beaucoup plus facile à faire, malgré des obstacles culturels, historiques et surtout linguistiques, si la zone euro avait réalisé ce que ses concepteurs avaient dit qu’elles feraient, c’est à dire apporter le plein emploi et la croissance de partout. Or elle a aggravé les divergences économiques entre pays membres : qui était bon avec une monnaie forte a profité de l’euro en affaiblissant ce qui n’étaient pas bon et qui demandent maintenant une union des transferts à ceux ont profité de l’euro, l’Allemagne principalement (sous-entendu elle doit payer davantage pour ceux que l’euro a affaibli). L’Allemagne va y réfléchir à deux fois avant d’accepter une union de transferts d’autant que les pays que l’euro a affaiblis ont vu aussi leur endettement exploser à la hausse. Je pense que le gouvernement allemand sait faire un calcul de la masse de dettes que cela représente, en comptabilisant celles de l’Italie, de la France, de l’Espagne, de la Grèce, du Portugal, etc. C’est pourquoi pour l’Allemagne une gouvernance renforcée de la zone euro aura surtout pour objectif de forcer les États membres à respecter le pacte budgétaire européen qu’ils ont signés, et on va découvrir, une fois de plus, que l’enfer est pavé de bonnes intentions.
Réponse de le 02/10/2015 à 21:18 :
Le pacte budgétaire européen est une absurdité engendrée par l'histoire allemande. Il y a une peur sur la dévaluation de la monnaie entretenue par le besoin de garder une monnaie forte pour que les grandes fortune ne perdent pas leurs valeur à l’internationale. Il y a aussi le confort d'être le pays qui fonctionne autour de ceux qui galèrent.

Un pays en crise et avec un taux de chômage qui explose se doit d'investir afin de contenir l'éclatement de son économie, donc son déficit publique grimpe provisoirement. Il convient évidement d'être rigoureux sur l’allocation de ces dépenses.

En France, nous avons un chômage aux alentour de 12%, ce taux de chômage nous coute très chère et explique notre déficit publique nécessaire à faire fonctionner la machine économique. Cependant le faire de manière à le réduire avec un taux de chômage si élevé va engendrer une tension énorme sur les salaires les plus faible et derrière, ils vont nous demander de rompre avec certains acquis sociaux. C'est la dévaluation interne.

Or si nous faisons tous pareil, le résultat sera nul. Il faudrait dévaluer les cout salariaux (donc les salaires) en deçà de ceux pratiqués en Allemagne. Autant dire que c'est infaisable en France...

Tout ça pour dire que imposer 3% de déficit publique est idiot.
a écrit le 02/10/2015 à 18:54 :
En d'autres termes, la France réclame des "transferts" pour compenser ses déficits récurrents. Ce projet "d'union des transferts" n'est qu'une nouvelle forme de la mendicité chère à nos socialistes qui sont incapables de tenir leurs engagements européens. Les Allemands auront bien raison de refuser ce marchandage minable. Le titre de l'article est un bon diagnostic.
a écrit le 02/10/2015 à 18:38 :
La seule chose que doit faire ce pays , c'est se réformer et changer complètement la mentalité des gens plus soucieux que leurs enfants deviennent haut fonctionnaire qu'entrepreneur ... La pays est malade de cette fonction publique omnipotente et obèse et de la fiscalité confiscatoire qui en résulte.
Le salut ne peut venir que des fonctions génératrices de croissance : chercheurs , ingénieurs , entrepreneurs, commerciaux , le reste c'est de la blague ... Quant à attendre une éventuelle solidarité des pays riches , c'est un peu comme espérer être sur l'héritage de son grand oncle d'amérique.
a écrit le 02/10/2015 à 18:26 :
La France ne fera pas de réformes. Ce n'est pas un pays fiable car il est prisonnier de ses fonctionnaires et autres ayant-droits sur l'argent public qui perdraient leurs privilèges à la réforme. La France finira en faillite. En plus sa folie fiscale lui fait perdre ses entreprises. Le piège est refermé. Les Allemands savent ça.
a écrit le 02/10/2015 à 18:13 :
Notre salut: l'explosion de la G.B et de l'Espagne...et fin de partie pour cette U.E autoritaire !!!
Réponse de le 03/10/2015 à 9:13 :
Le Royaume-Uni est trop peu européen pour qu'une éventuelle indépendance écossaise (Ecosse qui s'empresserait d'ailleurs de demander son adhésion à l'UE voire à l'€ puisqu'elle a clairement indiqué qu'une éventuelle sortie du Royaume de l'UE relancerait le processus d'indépendance) ; quant à la Catalogne, outre que le vote pour les partis indépendantiste est pour le moment minoritaire en voix (et n'est surtout qu'une marque d'égoïsme d'une région riche envers le reste du pays moins favorisé, comme en Flandre et en Lombardie... en fait cet indépendantisme est avant un refus des transferts interrégionaux sur le modèle de ceux dont rêve la France au niveau européen ...), ceux-ci sont divisés entre une extrême-gauche europhobe et un autre parti pro-européen, par ailleurs une Catalogne hors-Espagne et hors UE n'aurait guère de viabilité économique et serait condamnée à un rapide appauvrissement. dans les indépendantismes écossais et catalan ce n'est pas l'UE qui est en cause !
a écrit le 02/10/2015 à 16:57 :
Ce pessimisme de Romaric Godin est sans doute justifié. Pour deux raisons : l'ordo-libéralisme protestant allemand d'une part ... mais aussi, et surtout, l'égoïsme naturel propre à tous les humains en ce monde !
Réponse de le 03/10/2015 à 9:15 :
Ah oui, vous voulez dire l'égoïsme qui sous-tend les revendications indépendantistes lombardes, catalanes ou flamandes, dont le principal moteur est justement le refus des transferts interrégionaux entre régions riches et régions qui le sont moins ?
a écrit le 02/10/2015 à 16:44 :
y a un pb !!!
' french promise', tout le monde sait a l'international ce que ca veut dire!!!!!!!!!!!!
les grecs sont des tricheurs patentes, certes, mais reconnaissons honnetement qu'ils ont quand meme fait de gros efforts sur la fin!
la france? rien, neant! hormis le mariage pour tous il n'y a eu aucune reforme et aucune baisse de la depense
( un alcoolique qui boit 14 bouteilles de vin par jour au lieu de 15 ' prevues' peut difficilement affirmer qu'il est sobre!)
Réponse de le 02/10/2015 à 21:28 :
Difficile de résumer mieux la situation...
a écrit le 02/10/2015 à 16:00 :
macron a 100fois raison et il n'est pas le seul à le dire. Transfert direct ou indirect, il devra y en avoir : Si M Schauble ne veut les traités rien que les traités alors il doit accepter une procédure de la commisson contre ses excédents excessifs qui déséquilibre tout le système financier européen et mondial... ces deséquilibres en Zone Euro ne se résoudront pas par l'opération du Saint Esprit. La politique de dévaluation interne poussée par l'Allemagne dans les pays du sud (y compris la France) a ses limites qu'on voit tous les jours. les pays qui reprennent "du poils de la bête" ne font que compenser (en partie seulement pour certains) les fortes récessions qu'ils ont connu, et n'ont pas gagné en compétivité "intrinsèque" (ie productivité, productivité hors prix). L'Europe entière perd en compétitivité et souffre d'une perte de capital humain, industriel gigantesque. Elle s'auto détruit, au moment où des puissances émerges en Asie, où l'Amérique réaffirme une puissance économique bien qu'ayant été à l'origine même de la crise. Le gouvernement allemand depuis 2008 est myope. Il gère très bien son budget et gère ed manière catastrophique toute question internationale : européenne ou internationale... laissant tomber la Grèce au pire moment de la crise monétaire avant de se raviser, soutenant M. Poutine pour garantir ses livraisons de gaz pour ensuite hurler (doucement) à l'invasaion de l'ukraine, refusant de soutenir la france au moment du Mali ou de la crise syrienne , la crise des réfugiées ouvrant les portes de l'Europe pour ses besoins de mains d'oeuvre puis les reformant tout à coup voyant l'ampleur de la crise. Bref ce gouvernement - comme d'ailleurs celui de quasi tous en Europe aujourd'hui - est compensé de petits gestionnaires comptables tres efficaces mais sans aucun homme d'état à leur tête ayant une vision et une compréhension de ce qu'est le monde aujourd'hui et de que devrait être l'Europe. Où sont passés les Konrad Adenauer ? les Helmut Schmidt (qui critique vertement MMe Merkel), les Helmut Kohl de l'autre coté du Rhin .... ?
Réponse de le 02/10/2015 à 18:29 :
Excédents excessifs? La réussite peut-elle être excessive? La France aura ce qu'elle mérite compte tenu de sa mentalité. C'est la justice.
Réponse de le 03/10/2015 à 9:18 :
en quoi une Allemagne en moins bonne santé économique arrangerait-elle nos affaires -à part la cruauté de la comparaison des situations économiques et financières franco-allemandes qui fait qu'on ne peut plus nier le décrochage français ?
a écrit le 02/10/2015 à 16:00 :
macron a 100fois raison et il n'est pas le seul à le dire. Transfert direct ou indirect, il devra y en avoir : Si M Schauble ne veut les traités rien que les traités alors il doit accepter une procédure de la commisson contre ses excédents excessifs qui déséquilibre tout le système financier européen et mondial... ces deséquilibres en Zone Euro ne se résoudront pas par l'opération du Saint Esprit. La politique de dévaluation interne poussée par l'Allemagne dans les pays du sud (y compris la France) a ses limites qu'on voit tous les jours. les pays qui reprennent "du poils de la bête" ne font que compenser (en partie seulement pour certains) les fortes récessions qu'ils ont connu, et n'ont pas gagné en compétivité "intrinsèque" (ie productivité, productivité hors prix). L'Europe entière perd en compétitivité et souffre d'une perte de capital humain, industriel gigantesque. Elle s'auto détruit, au moment où des puissances émerges en Asie, où l'Amérique réaffirme une puissance économique bien qu'ayant été à l'origine même de la crise. Le gouvernement allemand depuis 2008 est myope. Il gère très bien son budget et gère ed manière catastrophique toute question internationale : européenne ou internationale... laissant tomber la Grèce au pire moment de la crise monétaire avant de se raviser, soutenant M. Poutine pour garantir ses livraisons de gaz pour ensuite hurler (doucement) à l'invasaion de l'ukraine, refusant de soutenir la france au moment du Mali ou de la crise syrienne , la crise des réfugiées ouvrant les portes de l'Europe pour ses besoins de mains d'oeuvre puis les reformant tout à coup voyant l'ampleur de la crise. Bref ce gouvernement - comme d'ailleurs celui de quasi tous en Europe aujourd'hui - est compensé de petits gestionnaires comptables tres efficaces mais sans aucun homme d'état à leur tête ayant une vision et une compréhension de ce qu'est le monde aujourd'hui et de que devrait être l'Europe. Où sont passés les Konrad Adenauer ? les Helmut Schmidt (qui critique vertement MMe Merkel), les Helmut Kohl de l'autre coté du Rhin .... ?
Réponse de le 02/10/2015 à 20:31 :
vous vous contredisez plusieurs fois... bon, pas grave...
l'homme que vous cherchez en Allemagne s'appele Schäuble, il est né a Freiburg im Breisgau, parle francais couramment
il exige de chacun de respecter les regles, comme il est d'usage en Allemagne... et apres on peut voir ' avec les gens meritant' ( j'ai pas souvenir de tirades contre l'Espagne et le Portugal ' en reformes')
maintenant des gens qui expliquent que grace a l'europe ils vont se dispenser de gerer LEURS pbs, en refilant la patate chaude, ca pose effectivement des pbs de gouvernance.... dans les pays en cause!!! france en premier lieu ( oui je sais c'est du french bashing que de dire que ce pays est sur la tres mauvaise voie)
pour Merkel, c'est une Osis ( si vous connaissez les Allemands....)... et Mutti commence a payer tres cher certaines erreurs....

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