Royaume-Uni : vers une baisse drastique de l'impôt sur les sociétés

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Mon but n'est pas simplement que le Royaume-Uni ait le taux d'imposition le plus faible du G20, nous souhaitons aussi que celui-ci soit résolument pro innovation, devrait annoncer Theresa May devant un parterre de chefs d'entreprises, lundi.
"Mon but n'est pas simplement que le Royaume-Uni ait le taux d'imposition le plus faible du G20, nous souhaitons aussi que celui-ci soit résolument pro innovation", devrait annoncer Theresa May devant un parterre de chefs d'entreprises, lundi. (Crédits : © Peter Nicholls / Reuters)
Actuellement de l'ordre de 20%, le taux de l'impôt sur les sociétés pourrait rapidement passer sous les 15%, selon le Daily Telegraph. Le gouvernement britannique devrait également renoncer à l'idée d'ouvrir les conseils d'administration d'entreprises privées aux salariés.

Et si le Royaume-Uni s'alignait sur l'Irlande ? Selon une information du Daily Telegraph, publiée lundi matin Theresa May souhaiterait ramener le taux de l'impôt sur les sociétés en dessous de 15%. La Première ministre devrait l'annoncer dès lundi devant un parterre de chefs d'entreprises, à qui elle promettrait également davantage de soutien à l'innovation. "Mon but n'est pas simplement que le Royaume-Uni ait le taux d'imposition le plus faible du G20, nous souhaitons aussi que celui-ci soit résolument pro innovation", devrait-elle préciser.

Lire aussi : Le pays d'Europe avec le taux d'impôt sur les sociétés le plus faible est...

La Grande-Bretagne se placerait donc parmi les 20 pays où l'impôt sur les sociétés est le plus faible dans le monde et se rapprocherait du taux pratiqué en Irlande, où l'IS s'élève à 12,5%. A titre de comparaison, le taux français est de 33,33% - même si les deux finalistes de la primaire de la droite et du centre François Fillon et Alain Juppé souhaitent le réduire de près de 10 points, pour le rapprocher de la moyenne européenne. Le taux le plus faible de l'Union européenne est à mettre à l'actif de la Hongrie, avec 9% seulement.

Machine arrière sur la participation des salariés

Une telle mesure pourrait permettre à la Grande-Bretagne d'offrir une fiscalité plus attractive aux investisseurs étrangers qui hésitent y investir depuis que les électeurs britanniques ont choisi de quitter l'Union européenne. Autre signe en faveur des entreprises, Theresa May devrait renoncer à l'idée d'intégrer des salariés au conseil d'administration des grands groupes.

(Avec AFP)

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a écrit le 22/11/2016 à 0:06 :
Ils battront ainsi Singapour et Hong Kong (16 % et 16,5 %) dont les citoyens sont bien plus riches que les européens. Pragmatisme et réactivité sont des belles qualités britanniques. Une leçon pour les français. J'habite justement entre Singapour et HK.
a écrit le 21/11/2016 à 20:58 :
Si l'Angleterre veut conserver les entreprises sur son sol, la seule solution est le dumping fiscal sous réserve d'une croissance forte pour compenser la perte de recettes .....bonne chance aux Anglais donc.....et nous ? Eh bien supprimons toutes les prestations puisque manifestement beaucoup souhaitent cela....on verra bien l'effet sur l'economie....exprience à tenter....les policiers, les crs, et autres n'ont pas fini de faire du maintien de l'ordre....mais au fond pourquoi pas! Mettons schumpeter à l'honneur!
a écrit le 21/11/2016 à 18:10 :
Le système social français crée du chômage et de la pauvreté généralisée, préservant uniquement certains privilégiés.

L'Etat providence ne peut pas s'aligner sur la baisse des impôts.
a écrit le 21/11/2016 à 15:17 :
projet de baisse d'impôts sur les sociétés. et projet de taxer les avantages en nature des salariés de la classe moyenne (dixit The Telegraph ou The Guardian).
a écrit le 21/11/2016 à 13:22 :
Baisse drastique de l'IS, de la TVA et des taxes et impôts en général. Si Les Britanniques arrivent à conserver les avantages de l'UE sans les inconvénients (ce dont je ne doute pas), le Royaume-Uni va être un paradis terrestre, pas seulement fiscal :-)
a écrit le 21/11/2016 à 13:05 :
Ce qui confirme bien les prévisions de tous les brexitosceptiques : pour ne pas sombrer économiquement le Royaume-Uni n'a pas d'autre choix que de se muer en paradis fiscal. Et donc à terme de serrer la vis sur la dépense publique pour compenser la perte fiscale.
a écrit le 21/11/2016 à 12:54 :
manœuvre un peu désespérée ?
ils ont pas mal de retard à rattraper. un rapport montrait ces jours-ci que le UK a le taux d'investissement public/privé le plus faible de l'OCDE, bien inférieur au nôtre.
pas de représentant du UK au Thomson Reuters Top Innovators ou au Reuters des instituts de R&D. demandes de brevets et obtention de brevets assez inférieures aux stats françaises.
Economie devenue une economie de jobs peu qualifiés (FT, 01/2015).
Fillon est présenté comme un thatchérien par les Anglos. c'est un bon positionnement ?
a écrit le 21/11/2016 à 11:58 :
la contribution au budget européen qui soit disant était trop chère, est tout à fait ridicule par rapport à ce qu ils vont devoir engager pour compenser les pertes de la sortie.
Pour moi aucune surprise, mais pour ceux qui souffrent de la mondialisation et qui ont voté le brexit, ça va être une soupe à la grimace encore plus aigre. Avec déjà un déficit et une dette importante, des services publique et des prestations sociales à l'os, comment vont ils financer? Explosion de la pauvreté en ligne de mire et troubles sociaux et politiques plus que probables...
Réponse de le 21/11/2016 à 13:07 :
"pour ceux qui souffrent de la mondialisation et qui ont voté le brexit, ça va être une soupe à la grimace encore plus aigre" . Tant pis pour eux. Ils n'ont pas été capables d'entendre les arguments rationnels et ils ont cru au père Noël. Qu'ils assument les conséquences de leur vote maintenant.
Réponse de le 21/11/2016 à 14:15 :
@nico : exact, le FT donnait une estimation (exagérée) d'un cout de 60 milliards de £... Maintenant, si Th.May s'engage dans du dumping fiscal, on va l'attendre sur les conditions d'accès au marché unique... Très mauvaise stratégie de sa part !!! Enfin, pour ce qui est de la situation économique de UK, vous auriez pu ajouter le déficit abyssal de la balance des paiements UK... Comment vont-ils faire pour le financer ?
Réponse de le 21/11/2016 à 14:36 :
Les effets négatifs sur l’économie Anglaise sont logiques et leur seule solution consiste en une fuite en avant dans le libéralisme et le dumping fiscal. Moins d’impôts = moins de services publics.Ou augmentation des déficits, s'ils le peuvent encore, avec l'augmentation des taux c'est mal parti. Autres effets probables : inflation, exclusion des plus défavorisés et autres effets destructeurs pour la société.

Cela devrait servir de leçon aux politiques apprentis sorciers qui jouent avec les peurs et les populismes.
Si on détruit ce qui reste de l'Europe, les effets seront irréversibles.
a écrit le 21/11/2016 à 11:43 :
L'Irlande fait encore mieux dans l'Europe et dans le zone €uros !
Réponse de le 21/11/2016 à 13:00 :
Très juste.
a écrit le 21/11/2016 à 11:15 :
Pour rappel, l'Irlande avec sa TVA de paradis fiscal aurait sombré corps et âmes en 2010 si l'Europe n'était pas venu la sauver (plan d'aide conjoint avec le FMI de 67 milliards d'€, soit près de 15 000 € par Irlandais...).

En quittant l'Europe et en optant pour une guerre économique basée sur le dumping, Londres se prépare des lendemains un peu incertains.
Avec Trump au pouvoir, la perspective d'une nouvelle crise financière internationale pour les 5 ans à venir n'est même plus une éventualité mais une certitude et il vaudra meiux avoir l'Euro que la livre comme monnaie.
Réponse de le 21/11/2016 à 13:02 :
ce n'était pas sa TVA mais son IS qui était très bas (12,5%). Et après la crise de 2008-2010, l'Irlande a toujours refusé de le remonter, et l'expérience montre qu'elle a eu raison.
a écrit le 21/11/2016 à 10:27 :
20% sur zero cela fait toujours zero idem pour 10 % lorqu'ils auront perdu leur passeport europeen cela changera quoi ?
Réponse de le 21/11/2016 à 13:02 :
Ca peut induire une compensation.
a écrit le 21/11/2016 à 9:51 :
Il va falloir compenser par d'autres rentrées du coup

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