Brexit : Theresa May refuse le jugement lui imposant un vote du parlement

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Theresa May estime ne pas avoir besoin du vote du Parlement pour déclencher le Brexit, arguant de prérogatives historiques du gouvernement et de la volonté populaire exprimée lors du référendum du 23 juin.
Theresa May estime ne pas avoir besoin du vote du Parlement pour déclencher le Brexit, arguant de "prérogatives historiques" du gouvernement et de la volonté populaire exprimée lors du référendum du 23 juin. (Crédits : Reuters)
Le gouvernement britannique annonce faire appel du jugement lui imposant un vote du parlement avant de pouvoir déclencher la procédure de sortie du Royaume-Uni de l'UE. La livre profitait de la décision de la Haute cour pour s'apprécier face à l'euro et au dollar.

Ce jeudi matin, les trois magistrats de la Haute Cour de justice d'Angleterre et du Pays de Galles ont estimé que le gouvernement ne pouvait pas lancer la procédure du Brexit sans l'accord des parlementaires ; en d'autres termes, le Parlement britannique devra voter pour ou contre le déclenchement par le gouvernement de la procédure de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

"La Cour n'accepte pas l'argument avancé par le gouvernement [selon lequel ce vote n'était pas nécessaire, Ndlr]. La Cour accepte l'argument principal des requérants ", ont annoncé les juges, dont la décision pourrait être lourde de conséquences sur la poursuite du processus de sortie des Britanniques de l'Union européenne.

"Pour les raisons exposées dans le jugement, nous avons décidé que le gouvernement n'avait pas le pouvoir (...) de notifier, conformément à l'article 50, le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne", ont ajouté les magistrats.

Vers 10 heures 30 GMT, la livre britannique, profitant de cette décision de justice, s'appréciait face à la monnaie européenne, à 89,20 pence pour 1 euro, et plus nettement encore face au billet vert, passant brièvement la barre de 1,2431 dollar sur le marché des changes, un niveau qu'elle n'avait plus atteint depuis plus de trois semaines.

Pour autant, le gouvernement britannique a immédiatement annoncé faire appel devant la Cour Suprême de cette décision.

"Le gouvernement est déçu du jugement de la Cour. Le pays a voté pour quitter l'Union européenne lors d'un référendum approuvé par le Parlement et le gouvernement est déterminé à respecter le résultat du référendum. Nous ferons appel", a immédiatement indiqué un porte-parole de Downing street dans un communiqué.

"Affront à la volonté populaire" et "prérogatives historiques"

Pour rappel, la Première ministre Theresa May a indiqué qu'elle déclencherait la procédure de sortie de l'UE avant fin mars 2017, ouvrant ainsi une période de négociations de deux ans maximum.

La chef du gouvernement a accepté que les parlementaires puissent débattre de cette question mais elle s'oppose à ce qu'ils se prononcent par un vote. Elle craint que les membres du Parlement ne veuillent fixer eux-mêmes le calendrier du Brexit et ainsi repousser, voire bloquer, le projet de sortie.

Elle estimait ne pas avoir besoin du vote du Parlement pour déclencher l'article 50 du Traité de Lisbonne fixant les modalités de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, arguant de "prérogatives historiques" du gouvernement et de la volonté populaire exprimée lors du référendum du 23 juin, où 52% des votants se sont prononcés pour un Brexit. Elle pouvait également s'appuyer sur le soutien du plus haut responsable judiciaire du pays, l'Attorney general Jeremy Wright, qui avait avancé que l'approbation du Parlement n'était pas nécessaire après le vote sans ambiguïté du peuple britannique. Et, vendredi dernier, la Haute Cour de justice d'Irlande du Nord apportait de l'eau à son moulin en rejetant un recours contre le Brexit, dans une première décision de justice du Royaume-Uni portant sur la contestation de la sortie de l'Union européenne.

"Démocratie parlementaire" et "fragilisation des accords de paix"

Les plaignants, qui se réjouissaient ce matin d'une "victoire de la démocratie parlementaire", se fondent, eux, sur le caractère "consultatif" du référendum. Ils font valoir que quitter l'UE sans consulter le Parlement serait une violation des droits garantis par l'Acte des communautés européennes de 1972 qui a incorporé la législation européenne dans celle du Royaume-Uni.

Les plaignants d'Irlande du Nord, quant à eux, étayaient leur position sur le fait qu'un Brexit compromettrait les fragiles accords de paix signés en 1998 après des décennies de violences entre partisans et adversaires de l'union avec la Grande-Bretagne, et d'autre part que la décision devait être soumise à l'approbation du parlement régional.

     > Lire : Pourquoi l'Irlande du Nord rejette le Brexit

De nombreux investisseurs estiment que le Parlement pourrait contraindre le gouvernement à faire des concessions et limiter l'impact économique de la sortie de l'UE, éloignant ainsi le risque d'un "hard Brexit".

L'appel du gouvernement britannique sur le Brexit sera examiné par la Cour suprême entre le 5 et le 8 décembre, selon une précision d'un avocat du gouvernement recueillies par Reuters.

(Avec AFP et Reuters)

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a écrit le 05/11/2016 à 12:24 :
les mots ont un sens .. May ne "refuse" pas (elle n'a pas cette autonomie) mais elle conteste le jugement : s'il est confirmé en appel, elle devra "l'accepter".
a écrit le 04/11/2016 à 13:12 :
"La démocratie est le moins mauvais des regimes" (Churchill).

Ce qui signifie qu'elle n'est pas infaillible: Le peuple peut se tromper, changer d'avis, ou donner une réponse peu interpretable du point de vue pratique, surtout si la question est complexe.

C'est le cas ici: Ce referendum n'a pas vraiment fonctionné car les réponses sont trop disparates entre regions, et le brexit s'avere plus compliqué à realiser concretement que ses supporters le prétendaient (ils ont d'ailleurs disparu dans la nature (Farage) ou tourné casaque (Johnson).

Il n'y a donc aucun "deni de democratie" à vouloir reposer une question de facon plus precise, ayant progressé dans l'analyse des consequences du brexit, et du résultat du premier vote; et après un temps de reflexion supplémentaire.

De toute façon plus personne ne pretend savoir faire le brexit facilement sur le mode yakafokontaka: C'est dejà un immense progrès que je mets au crédit du premier referendum: Une catharsis, un choc peut-être salutaire.

Enfin il y a l'état de droit, qui repose sur des textes et une jurisprudence, dont le but est de protéger les regimes democratiques de foucades trop impulsives, de nature à leser les droits d'une minorité de circonstance ( en l'occurence le camp du Remain). Sinon c'est la terreur: on finit par guillotiner tout le monde...
Réponse de le 05/11/2016 à 18:27 :
Le peuple doit voter dans le bon sens ou revoter jusqu'à ce qu'il se soit amendé. C'est un principe fondamental européen. Et il se complète d'un deuxième principe : on ne peut jamais quitter la famille. Là, c'est toute l'influence "latine" qui se fait sentir...
a écrit le 04/11/2016 à 10:55 :
Les échanges commerciaux entre le UK et le reste de l Europe etant tellement importants, personne ne peut se passer ni de l un ni de l autre.
L industrie allemande dictera la marche a suivre au niveau europeen et Angela va éxecuter les ordres .....
C est le fric qui compte, que ca !!
a écrit le 04/11/2016 à 9:03 :
J ai lu tous les posts et ma fois le petit peuple auquel nous appartenons n est pas aussi
k on que le croit élu ps ( et même lui fait preuve de contre pied , digne du grand Danos )
Pour ma part je pense que les élites Anglaises essayent de gagner du temps et que nos
Bruxellois se trouvent un peu orphelins . Aussi la temporisation convient à tout ce petit monde .
Seulement des nuages noirs arrivent et le temps va bientôt manquer .....leur fédéralisme
financier à du plomb dans l aile et quant il sera trop tard Mme May dira je ne joue plus .
Réponse de le 04/11/2016 à 13:24 :
si le "petit peuple" s''est doté de juges suprêmes ou de parlementaires, c'est bien qu il est conscient de ses limites depuis fort longtemps. Commencer à remettre en cause une cour Constitutionnelle, c'est la porte ouverte à l'anarchie et au poujadisme.
Mme May n'a pas assez de légitimité, ils doivent retourner aux urnes. Problème son parti exploserait....
Réponse de le 04/11/2016 à 15:05 :
Réponse à la réponse :
Il n y a pas de texte trop compliqué pour le peuple , quand un texte est abscons c est qu il est le produit d un esprit pervers .
De plus je pense pas que les cours supra constitutionnelles aient été créées à la demande du petit peuple . I l n y a qu a voir le remplacement de leur membres jamais acquis par un vote parlementaire ou même soumis à celui ci , et pour finir , l assemblée nationale est trop petite pour nous réunir tous , il y a donc délégation , ce qui n est pas un blanc sein , Convenez en !
a écrit le 04/11/2016 à 4:13 :
ELU PS. Vous etes decidement formate. Sans doute l'ecole de ceux qui sont aux manettes en France. Ceux qui concoctent des lois liberticides au pretexte que le peuple n'y comprend rien. Ne prenez pas votre cas pour une generalite.
Relisez l'histoire de France, les socialos de L. Blum et ses resultats merveilleux.
Réponse de le 04/11/2016 à 11:00 :
"Les socialos"... Quelle condescendance! Encore que vous faites un effort en évitant "socialo-communistes". Des éléments de langage du Front National que vous avez parfaitement assimilé... en oubliant que le Front National reste et demeurera un parti Nationaliste... et le nationalisme, c'est au bout du bout...la guerre, avec le passage quasi inévitable par les cases Révolution/ Guerre civile. Vous pensez à coup sûr que ce n'est pas possible, parce que nous serions civilisés et policés: Peut-être ou peut-être pas...
a écrit le 03/11/2016 à 22:43 :
Pour rappel : les Anglais n'ont JAMAIS été dans l'Europe. Et pas SEULEMENT pour une question de monnaie. Voyez leurs oppositions à la quasi-totalité des décisions pourtant libérales de la zone euro mais qui ne LES servaient pas.
Réponse de le 04/11/2016 à 13:16 :
loin de moi l'idée d'être en complet désaccord avec vous, mais il faut être un peu objectif, ils ne sont pas les seuls à bloquer. L'Allemagne et son excédent, la France et sa PAC, l'Irlande ou le Luxembourg et sa fiscalité etc etc etc .Ca se sera sans doute plus simple à mettre en place sans eux, mais il faudra passer tôt ou tard à un principe de majorité plus "simple"sans veto possible, un vrai parlement etc...Le jour où ca se fera on sera moins nombreux...
a écrit le 03/11/2016 à 21:25 :
si le résultat du referendum avait été inverse, on aurait eu Farage and co pour demander le jour même un second referendum dans X année. Ca me parait donc un minimum que le Parlement se prononce quant aux conditions de sortie. La logique voudrait même qu'on revienne devant le peuple avec une question beaucoup plus claire, est ce que vous voulez de ce nouveau deal ou préférez vous garder l'ancien. Personnellement je ne vois pas comment je pourrais accepter qu on me retire des droits aussi importants tel que pouvoir vivre, voyager, travailler où je veux en Europe, je les trouve très calme les bremainer. En attendant ils laissent l UE dans la mouise, qui n'avait pas besoin de ça, encore merci Cameron (pire politicard de ce début de XXIeme siècle).
Réponse de le 04/11/2016 à 9:10 :
FAUX ! Il aurait admis son échec et c'est tout ! Vous êtes tous prêt à cracher sur les BRITISH qui bloquent tout, ne servent à rien ... mais par contre IL FAUT QU'IL RESTE ! Décidément ça ne tourne pas rond dans la tête des EURO gogo !
Réponse de le 04/11/2016 à 13:10 :
si c'est vrai, je vous joins un lien vers le site du Mirror (pro leave à fond) http://www.mirror.co.uk/news/uk-news/nigel-farage-wants-second-referendum-7985017
Perso, ça me va qu il reste ou qu il parte, je m'en fiche, même si c'est vrai que pour qu il reste désormais, faudra regarder les opt out insupportables. Pour moi c'est juste du bon sens qu ils votent pour savoir si le nouveau deal convient ou pas.
Je vous passe votre terme de gogo, vous semblez très énervé. Sans doute que de voir que même pour eux c'est catastrophique de quitter l UE, vous rend haineux, je comprends. Keep calm and carry on :-)
a écrit le 03/11/2016 à 20:42 :
Encore des juges qui méprisent le peuple et la démocratie : ceux d'en haut contre ceux d'en bas...
Réponse de le 03/11/2016 à 21:24 :
La loi est dure, mais c'est la loi. Dans une démocratie parlementaire, c'est le parlement qui décide, et non le "peuple", qui a donné son avis dans le cadre d'un référendum seulement consultatif. Les juges ne méprisent pas le peuple et la démocratie, ils font respecter le droit.
En revanche, si les parlementaires votent contre le Brexit et ne respectent pas le référendum consultatif, ils mépriseront effectivement le peuple et la démocratie. Mais il ne faut pas tout mélanger.
Réponse de le 04/11/2016 à 7:47 :
@laloiestdure : bravo pour votre démonstration d'entêtement négationniste ! On ne peut pas espérer plus flagrante ratiocination. Encore une fois merci de vous dévoiler ainsi au grand jour !
Réponse de le 04/11/2016 à 11:42 :
La Constitution britannique a toujours été claire: la souveraineté rédide dans le parlement. Je remarque d'ailleurs que Mme May ne conteste pas ce fait, mais que son argument principale est autre (notamment que selon elle, l''acte sur les communautés Européennes de 1972 aurait indirectement confié au gouvernement le soin de décider quand rentrer ET sortir....). Ne vous inquietez pas, le parlement ne bloquera pas le brexit, ce qu'il veut en réalité est d'avori son mot à dire sur le relationnel futur (et notamment sur l'acces au marché intérieur).
a écrit le 03/11/2016 à 20:09 :
Ah la grosse combine pour gagner quelques mois , et la coure suprême elle en pense
quoi ? réponse au mois de juin .
Réponse de le 04/11/2016 à 11:45 :
Réponse avant cela: la cour supèeme aura sa premiere audience sur le sujet début décembre. Si elle donne raison au gouvernement, notification de sortie en Mars. Dans le cas contraire, Theresa May devra organiser dans l'urgence un débat parlementaire sur sa stratégie de sortie...et la ca se complique.
a écrit le 03/11/2016 à 18:17 :
Jolie photo !!!

On dirait que vous ne l aimez pas trop LOL
a écrit le 03/11/2016 à 18:05 :
Tempête dans un verre d'eau.La réalité c'est que l'EU va leur concocter un brexit extra-mou,tout a l'avantage des Anglais.Les assurances sur le brexit,données a Nissan pour qu'il reste en Angleterre sont la preuve que tout va dans ce sens.On aimerait d'ailleurs connaitre ces promesses faites a Ghosn, qui vont intéresser tous les autres constructeurs,l'industrie pharmaceutique...etc,c'est a dire les principaux exportateurs de l'UK.
Réponse de le 03/11/2016 à 20:31 :
C'est au Royaume-Uni qu'il appartient de dire s'il entend participer au marché unique ou devenir un état tiers vis-à-vis de l'UE. Dans le premier cas on voit mal comment les contreparties demandées par l'UE pourraient être plus favorables que celles demandées aux membres de l'AELE (dont la Norvège). Au risque que les membres de l'AELE demandent une révision de leurs propres conditions d'accès à ce grand marché. Alors hard brexit ou soft brexit, c'est au Royaume-Uni d'en décider. Mais l'exécutif britannique sait-il lui-même ce qu'il veut en la matière ?
a écrit le 03/11/2016 à 17:34 :
Le droit constitutionel Britanique est en bonne partie non codifié, c.à.d. qu'il ne repose pas uniquement sur un texte clair, net et précis.

Alors sur quoi s'appuie exactement la décision de la 'haute cour' sinon sur un ramassis de précédents, coutumes ancestrales, "gentlement agreement" et autres éléments pas trop clairs à comprendre et interprétables à souhait?

Que les Britaniques en soient encore là n'est pas sans rappeler cette constatation de Jean-Jacques Rousseau ("Du Contrat Social"):

« Le peuple anglais pense être libre, il se trompe fort ; il ne l’est que durant l‘élection des membres du parlement : sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien. Dans les courts moments de sa liberté, l’usage qu’il en fait mérite bien qu’il la perde. »
Réponse de le 04/11/2016 à 11:48 :
La décision s'appuie sur une donnée immuable de l'odre constitutionnel britannique: à savoir qu'au royaume Uni la souveraineté réside dans le Parlement, e tque dès lors, seul le parlement (et non le gouvernement) est habilité à déclencher le processus de sortie de l'UE.
Le gouvernement britannique ne conteste d'ailleurs pas la souveraineté parlementaire: son argumentation repose sur le fait que l'acte du parlement de 1972 faisant entrer le RU dans l'UE aurait indirectement confié au gouvernement le droit de décider si et quand sortir de l'UE.
a écrit le 03/11/2016 à 17:04 :
Cameron n'était donc pas si stupide.
Son référendum, c'était donc si je gagne, je gagne- si je perds, ils perdent.
a écrit le 03/11/2016 à 16:59 :
Confiance Mme MAY , nous sommes derrière vous pour que le vote du Brexit soit respecté.
a écrit le 03/11/2016 à 16:50 :
Les britanniques ont voté pour que les décisions politiques soient prises par leur parlement et non par celui de l'UE (et la commission à Bruxelles) et voila que maintenant leur propre gouvernement s'oppose à ce que ce soit le parlement qui décide ?
Curieux comme conduite.
Et on n'entend pas les leaders du Brexit protester pour que le parlement vote ? auraient ils changé d'idée sur un point aussi fondamental pour laisser un premier ministre décider ? ou bien préfèrent ils un gouvernement FORT comme en Russie ou au Venezuela, modèle de notre candidat Mélenchon ?
a écrit le 03/11/2016 à 16:41 :
Bravo Madame May de faire respecter les décisions majoritaires de votre peuple et balayez ceux qui voudraient se mettre en travers !!!!
a écrit le 03/11/2016 à 16:26 :
le peuple ne comprend pas ce qu'est la démocratie représentative:il vote et donne mandat a des professionnels pour gérer le pays,et après il couine qu'on ne lui a pas demandé son avis!désolé,on ne peut pas faire un référendum pour chaque décision du gouvernement.sans compter que le peuple n'a pas vraiment les connaissances requises et qu'il se laisse souvent manipuler comme pour le vote sur le Brexit.alors oui,pour moi aussi le vote populaire sur le Brexit ne me parait pas conforme a la loi,et je pense que le dernier mot doit revenir aux députés
Réponse de le 03/11/2016 à 18:09 :
Vous voulez dire les compétents comme Cahuzac, Guerini, Benguigui, Ayrault ... il y a en 57 chez vous et autant chez les autres, vous avez surement raison ils ont la bonne formation pour décider ! Vous vous moquez de qui !!! ELU PS !!!! Article 50, REFERENDUM APPROUVE par ce même gouvernement DONC EVIDEMENT VALIDE sinon on le dit tout de suite sauf si on est certain de gagner !!!! Oups maintenant évidement c'est la fin d'une rente à vie pour vos supers collègues !
Réponse de le 03/11/2016 à 18:18 :
En clair une fois elu, inutile d'ecouter le peuple. Je me pose la question si vous etes bien un elu PS ou un militant d'un parti de l'opposition.
Réponse de le 04/11/2016 à 10:19 :
@élu ps: le problème est que les députés sont des "professionnels"...de la politique. Ils ne représentent pas le peuple, mais leur parti. De plus, les décisions du type Jospin (bac au rabais pour tous) permet en effet d'avoir un peuple qui "n'a pas les connaissances requises" et qui est donc manipulable à merci. Il faut donc modifier profondément le système pour redonner sa voix au peuple :-)
a écrit le 03/11/2016 à 15:30 :
Il faut réformer le peuple. Ce sera la tâche de l'UE dans la prochaine décennie.
Réponse de le 03/11/2016 à 19:08 :
Vous avez raison, il faut un choc de simplification du peuple.
Par exemple on pourrait pondérer le vote des citoyens par un coefficient proportionnel à la valeur ajoutée du dit citoyen dans le système financier. Et pour éviter toute suspicion de partialité, confier le calcul de ces coefficient par une banque indépendante comme la Goldman Sachs.
Par ailleurs il faudrait que les citoyens soient conformes à des normes avant de pouvoir voter. Non mais!
a écrit le 03/11/2016 à 14:35 :
Finalement on peut comprendre pourquoi ils veulent quitter l'Europe. Leur propre United Kingdom est déjà une belle usine à gaz, pas la peine de rajouter des tuyaux et compliquer la raffinerie!
Il fait bon être avocat, expert en constitution, etc. En Angleterre comme chez nous d'ailleurs.
a écrit le 03/11/2016 à 14:00 :
Rien ne doit affaiblir la Grand Bretagne, comme espère le faire l'UE de Bruxelles, si elle cède sur quoi que ce soi, pour quel qu'en soit l'issue, l'Angleterre sombrera! Ne pas prendre exemple sur la Grèce!
a écrit le 03/11/2016 à 13:52 :
Si on remet sans cesse en cause le vote du peuple, on peut s'attendre une implosion ! Pourquoi ne pas tout simplement déclarer la dictature si l'avis des gens ne compte pas. Je pense que même la Reine, pour sa survie, n'y est pas favorable :-)
Réponse de le 03/11/2016 à 15:53 :
Alors à quoi servent les élections parlementaires ?
Réponse de le 03/11/2016 à 21:26 :
@Mauricius : à quoi servent les élections parlementaires ? Mais à désigner des élus qui vont décider au nom du peuple et à sa place parce qu'on ne peut pas réunir le Souverain toujours et tout le temps. Mais lorsque le Souverain se prononce, les élus se taisent. Ou alors il faut considérer que l'élection du Président de la République directement par le peuple est illégale en France puisqu'instituée par réferendum en 1962 dans des conditions pour le moins "créatives"... Et là il y aurait sans doute, disons, "du goudron et des plumes". Et ça peut certainement venir aussi au Royaume Uni, on l'a déjà vu...
Réponse de le 04/11/2016 à 14:10 :
@Britannicus: sauf qu'outre manche, le souverain c'est le parlement. Après, un souverain éclairé écoutera son peuple^^
a écrit le 03/11/2016 à 13:48 :
Etant donné les circonstances, il me semble urgent que les britanniques vérifient asap dans les urnes le résultat du référendum, élisent un parlement conforme à leurs vœux et que la nouvelle majorité (re)élue donne un mandat clair au premier ministre de sortie (ou non) de l'Europe..

Parce que actuellement le parlement est contre, une partie des ministres est contre et Mme May elle-même n'a pas vraiment été une groupie du Brexit jusqu'à sa nomination. Et je subodore que si on revotait les résultats du referendum ne seraient pas exactement les mêmes.
Réponse de le 03/11/2016 à 15:58 :
Tout à fait d'accord. La logique aurait voulu que le Parlement soit dissous afin de confirmer le référendum et constituer un gouvernement homogène. Maintenant je pense que Theresa May a toujours été pour le Brexit mais par fidélité à Cameron a affirmé (tièdement) le contraire.
Réponse de le 03/11/2016 à 16:46 :
Voici les propos que tenaient Mme May le 26 mai 2016, soit un mois avant le referendum devant des représentants de Goldman Sachs (ca doit être une sorte de Clinton version théière).

"Si nous n'étions pas en Europe, je pense que des compagnies et des entreprises se demanderaient si elles feraient mieux de développer leur présence sur le continent européen plutôt qu'au Royaume-Uni."

"Donc, je pense qu'il ya des avantages certains pour nous en termes économiques" à rester dans l'UE

""Il y a définitivement des choses que nous pouvons faire en tant que membre de l'Union européenne qui, je pense, nous mettent en sécurité" (elle parlait des mandats d'arrêt européens et du partage des informations interservices contre le terrorisme).

Elle était alors membre du gouvernement Cameron anti-brexit. Dans son cas, j'ai plutôt l'impression qu'elle tente d'organiser un brexit qu'elle n'avait pas souhaité, pour qu'il ne se termine pas en débacle puisque les brexiter se sont défilés quand ils ont vu la "m....e" arriver.
Réponse de le 03/11/2016 à 20:19 :
@on n'est pas sorti de l'auberge : tout à fait d'accord. Il est quasi certain que si on le fait voter, le parlement actuel rejettera le brexit. Et pour que le résultat soit sans appel, le mieux serait que les candidats-députés annoncent clairement ce qu'ils voteront. Ainsi, si un nouveau parlement anti-brexit sort des urnes, il sera légitime de considérer le référendum du 26 juin comme nul et non avenu (tout comme les conditions de l'élection en 2007 de Sarkozy, qui avait très explicitement annoncé son intention de faire adopter un nouveau traité européen par voie parlementaire ont annulé le référendum de 2005).
@@Mauricius : peu importe que T. May ait été anti ou secrètement pro-brexit avant le référendum, le fait est effectivement qu'elle doit en gérer les conséquences après que les brexiters se soient défilés, incapables qu'ils sont de tenir leurs promesses de lendemains qui chantent.
a écrit le 03/11/2016 à 13:47 :
Elle se repose sur la volonté souveraine de son peuple, encore une fois on peut se demander ce que l'on va lui reprocher si ce n'est de respecter l'opinion de son peuple de sortir de l'UE.

Quand nos députés se sont assis sur la volonté souveraine du peuple en 2007 en validant le traité constitutionnel européen que nous avions refusé à 55% de votants en 2005 aucun média n'a trouvé cela choquant.

Il faut croire que les médias tout comme les actionnaires milliardaires d'ailleurs n'aiment pas l'opinion du peuple.
Réponse de le 03/11/2016 à 15:13 :
Le référendum UK n'est que consultatif. Il ne peut être conçu comme modifiant la règle de la souveraineté parlementaire en UK. Souvenez-vous que Charles 1er y a laissé sa tête. De plus, le référendum n'a pas du tout les mêmes résultats en Angleterre, en Écosse et en Irlande !!! Toutes trois composantes de UK. Enfin, la modification des traités UE de 2007 n 'a rien a voir avec la "Constitution Européenne " de 2005 qui instituait un véritable fédéralisme. En 2007, il s'est agi d'une modification très marginale des traités et pour tout dire quasi-insignifiante... Le reste, c'est de l'ignorance et/ou de la propagande !!!!
Réponse de le 03/11/2016 à 16:09 :
L'opinion du peuple, c'est retraite à 50 ans, SMIC à 2000 e, peine de mort, etc...
Oui, on a fondé la démocratie représentative car l'opinion du peuple ne mesure pas toujours tous les enjeux.
Ce n'est qu'un opinion, fondée sur une vision parfois trop simplifiée des enjeux.
Réponse de le 04/11/2016 à 11:52 :
Sauf que dans l'odre constitutionnel britannique, la souveraineté réside dans le Parlement. C'est pour cela que le référendum n'a pas de valeur contraignante au RU.
Mais rassuez vous, le Parlement britannique ne s'opposera pas au brexit, la bataille qu ise joue est autre, elle est pour le Parlement de peser sur les conditions de sorties et notamment sur le maintien ou non dans le marché unique Européen (mais en dehors de l'UE).
Réponse de le 04/11/2016 à 14:42 :
KidA: Cela ne m'inquiète pas du tout, ce qui m'intrigue par contre c'est de voir nos décideurs économiques et politiques trouver de plus en plus logique de demander à leurs collègues de s’asseoir sur les décisions du peuple.

Je n'ai pas de ressentiments, j'analyse seulement.

ALors forcément quand on se heurte aux dogmes des soldats du net ces derniers n'aiment pas ça que l'on ne soit encarté nulle part.
Réponse de le 04/11/2016 à 16:20 :
Maduf:

Je vous ai répondu deux fois mais ma réponse n'a pas été validée par la modération sans que je ne comprenne pourquoi.

Je vais donc essayer d'être moins éloquent, je suis en terrain pro européen à fond ici il faut que j'y aille molo et répondrais seulement à une seule de vos objections

Un référendum c'est l'expression de l'avis de l'ensemble de la population, la démocratie c'est l'expression de la politique pour la majorité de la population, le référendum donc passe légitimement par delà tous les recours politiciens existant.
Réponse de le 04/11/2016 à 16:25 :
Brice, seul un sondage sorti en 2015 dont les origines d'extrême droite sont interrogées affirme que les français seraient pour le retour de la peine de mort, j’attends de voir par référendum ce que ça donnerait, je suis tranquille, référendum n'est pas sondages sous influences.

Pour info même aux états unis, pour la première fois de leur vie ils sont devenus majoritairement contre la peine de mort c'est un article sorti sur la tribune qui le dit.

La retraite à 50 ans je trouve cela plutôt bien pour ceux qui en ont envie, le smic à 200 euros c'est génial.

Qu'est-ce qui vous gène donc autant à demander l'avis du peuple ? Qu'est-ce qui peut bien vous faire peur dans le progressisme ?
a écrit le 03/11/2016 à 13:13 :
Et voila maintenant que le parlement (qui est majoritairement contre le brexit) va mettre son veto : Le brexit va faire « pshitt », c'est mon sentiment.

Ce referendum/electrochoc aura eu le mérite de mettre le royaume unis au pied du mur, et peut-être d’évacuer une tentation de grand large qui le travaille depuis la création de l’Europe. Ses résultats sont édifiants : Les disparités régionales (40 % pour 60 % contre ou l’inverse en fonction des régions) montrent que le brexit est pratiquement inapplicable car il pourrait entrainer la dissolution du royaume unis; et que les gens ne saisissent pas bien les enjeux (qui les dépassent) .

On aurait eu un vote uniforme à 52 % en faveur du brexit sur tout le territoire la conclusion eut été différente : Une véritable volonté populaire aurait été exprimée, ici ce n’est pas le cas : Seule l’indécision transparait dans ce résultat, qui, on l’a dit, aurait été le même ailleurs en Europe.

Plus de pédagogie et de simplification sont requis de la part de l’Europe. Le referendum donne de précieuses pistes pour mieux cibler les composante de la population britanique, qui ont pu s’exprimer leur aversion de l’Europe.

Les "conversations » (et non négociations!) se poursuivent avec l’Europe continentale. Certaines conséquences concrètes sont distillées dans la presse, pour démontrer à l'opinion qu'on ne supprime pas d'un trait de plume cinquante ans d'accord inter-état: Le diable est dans les détails.

Lorsque l'opinion sera mûre, après avoir respecté le délai de décence usuel, un vote viendra opportunément défaire, ou attenuer ce que ce funeste référendum aura créé: Il faut laisser du temps au temps...
Réponse de le 03/11/2016 à 14:15 :
Si l'avis du peuple ne compte pas, supprimons le peuple.
Réponse de le 03/11/2016 à 15:28 :
Tout régime autoritaire, ainsi que toute dictature, prend des décisions à la place des gens concernés, et toujours dans leur propre intérêt soit disant. Vous semblez croire détenir une vérité, et vous êtes prêt pour cela à faire un déni de démocratie, au nom de la raison. Pitoyable!

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