Theresa May, bientôt sur la touche ?

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La Première ministre britannique Theresa May est sortie fortement affaiblie des législatives anticipées, mi-juin, avec la perte de sa majorité absolue.
La Première ministre britannique Theresa May est sortie fortement affaiblie des législatives anticipées, mi-juin, avec la perte de sa majorité absolue. (Crédits : Reuters)
Plusieurs membres du cabinet de Theresa May souhaitent voir Philip Hammond, actuel ministre des Finances, devenir Premier ministre intérimaire et gouverner le pays jusqu'en 2019 - date de la sortie officielle de l'Union européenne.

Theresa May, poussée vers la sortie ? Plusieurs ministres du gouvernement britannique souhaiteraient voir l'actuel ministre des Finances, Philip Hammond, devenir Premier ministre à sa place afin de diriger le processus de sortie de l'Union européenne, rapporte dimanche le Sunday Times.

La Première ministre est sortie fortement affaiblie des législatives anticipées qu'elle avait pourtant convoquées mi-juin pour accroître sa légitimité. Ces élections ont au contraire conduit à la perte de sa majorité absolue. Les négociations avec les unionistes nord-irlandais du DUP en vue d'assurer une majorité au gouvernement n'ont toujours pas trouvé de conclusion.

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Philip Hammond, partisan du "remain"

Philip Hammond, qui avait été mis sur la touche pendant la campagne et dont de nombreux commentateurs anticipaient le départ, a été propulsé sur le devant de la scène après le désaveu essuyé par Theresa May. L'année dernière, pendant la campagne référendaire, il avait milité pour le maintien dans l'UE. Depuis, il a multiplié les interventions pour défendre une transition en douceur et éviter à tout prix un "saut dans le vide" - soit une sortie de l'UE sans accord.

Selon le Sunday Times, plusieurs membres du cabinet de Theresa May souhaitent voir Philip Hammond devenir Premier ministre intérimaire et gouverner le pays jusqu'en 2019, date de la sortie officielle de l'Union européenne. Plusieurs sources citées par le journal britannique avancent aussi le nom de David Davis, le ministre chargé du Brexit, pour le seconder. "Je pense que Philip est le seul candidat plausible pour les deux prochaines années, avec DD (David Davis) pour exécuter le Brexit", confie un ministre en exercice au journal. "Il est plus crédible en Premier ministre par intérim que l'actuelle Première ministre. L'image de la PM est tellement abîmée que c'en est douloureux. Les gens commencent à faire le calcul, elle est si inadaptée qu'on ne peut attendre deux ans", poursuit-il.

D'autres membres du gouvernement questionnés par le Sunday Times émettaient un avis différent, jugeant David Davis ou encore le secrétaire britannique au Foreign Office, Boris Johnson, mieux à même de succéder à Theresa May. Contacté par Reuters, Downing Street s'est refusé à tout commentaire.

(Avec Reuters)

| DOSSIER : Brexit, un an après le référendum, où en sommes-nous ?

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Commentaires
a écrit le 26/06/2017 à 16:16 :
LES STATISTIQUES SUR LA MEILLEURE SANTÉ DE L’ÉCONOMIE BRITANNIQUE DEPUIS LE VOTE DU #BREXIT AFFOLENT LES EUROPÉISTES.

ILS EN SONT RÉDUITS DÉSORMAIS À ESPÉRER UN RALENTISSEMENT POUR 2017 !
———————
La tonalité des propos des « experts » révèle que les européistes sont inquiets de voir les statistiques démentir de plus en plus les prophéties de malheur au sujet du Brexit.

Comme déjà signalé, notamment dans un récente entretien d’actualité, l’économie britannique s’est redressée au 3e trimestre 2016, après le vote du Brexit. La baisse modérée de la livre sterling (-10% environ face à l’euro) a vivement dopé les exportations et plus encore le tourisme et le secteur des services.

Résultat ? Le Royaume-Uni est désormais le seul pays dont le taux de croissance doit être revu… à la hausse !

Les européistes, qui ont évidemment de quoi enrager, en sont réduits à prier désormais fielleusement pour que ce soit en 2017 que l’économie britannique ralentisse.

Or rien n’est moins sûr.

Il est au contraire probable que l’embellie économique britannique se confirmera l’an prochain, plongeant les euro-dictateurs dans une situation de plus en plus intenable.

Les événements apportent la preuve que la propagande, même matraquée aux populations 24h/24, ne peut rien face à la puissance de la vérité.


https://www.upr.fr/actualite/europe/propagande-europeiste-ridiculisee-evenements-statistiques-meilleure-sante-de-leconomie-britannique-vote-brexit-affolent-europeistes
a écrit le 25/06/2017 à 21:13 :
Les Anglais, avec leurs problèmes politiques internes vont nous "amuser", nous balader, temporiser, ergoter, gagner du temps pour essayer de "rouler l'Europe dans la faine" tirer le plus de profit du Brexit. Ils vont aussi utiliser tous les moyens pour diviser les européens entre eux. Le temps joue pour eux. Pour cette unique raison, le temps, il faut être inflexible, ne pas laisser la moindre ouverture, le moindre espace. Il est connu que la meilleure défense, c'est l'attaque, l'Europe doit mettre la pression sur le RU, ne céder en rien. Au jeu du "fair-play", nous serons à tous les coups perdants. Une Europe avertie en vaut (au moins) deux.
Réponse de le 26/06/2017 à 0:01 :
Au contraire, le temps joue totalement contre eux :
Ils ont deux ans pour terminer les négos, sinon il n'y aura pas d'accord et ils vont plus en souffrir que nous.
Et s'ils veulent étendre la durée des négos, ils doivent le négocier avec l'UE alors que chaque Etat-membre a un droit de véto...
a écrit le 25/06/2017 à 20:59 :
On nous dit que machin ne veut pas de sortie de l'UE sans accord.

QUOI ? mais il n'a jamais été question de faire un brexit sans accord (sauf si l'UE n'en voulait pas). Par définition, il est préférable de gérer le retour à la souveraineté des britanniques (quand on vous a mis en prison, il est préférable de se préparer à sa réinsertion). C'est toujours la ligne suivie.

Le fait est que rien ne s'oppose au brexit, point.
Réponse de le 26/06/2017 à 9:52 :
Si "prison" il y a ce sont les britanniques qui y sont entrés volontairement (le moins qu'on puisse dire c'est que le Général de Gaulle n'était pas enthousiaste...), et pour des raisons économiques car le Royaume était en panne économique, et la comparaison avec le Marché Commun devenait quasi humiliante et rendait patente la déchéance du pays. Quant à la perspective d'accord, elle s'amenuise de jour en jour, les législatives anticipées ont déjà retardé le début des négos de près de trois mois, et l'inexistence d'une majorité va les ralentir.
a écrit le 25/06/2017 à 18:11 :
Je pense plutot que madame May a remarquablement bien jouée, ces élections lui ont permit de faire sortir de la chambre les derniers libéraux et de controler par la meme la 1ère ministre écossaise lui coupant l'herbe sous les pieds, avec quelques pertes minimes de sièges, on dirait que quand on parle de brexit la tactique vous échappe. (sortez du dogme de" l'Europe)..
Réponse de le 26/06/2017 à 9:54 :
La tactique qui consiste à chercher à courir le 100m avec 2 valises de 25kg au bout des bras m'échappe effectivement complètement...
a écrit le 25/06/2017 à 13:19 :
Sur la touche il y a des candidats après les vieux politiques
Islamisme
baccalauréat
statut fonction publique
millefeuille
Intermittents
opex
etc...
a écrit le 25/06/2017 à 12:54 :
Des commentateurs ont soulevé plusieurs points:
Je demande moi aussi si l' Europe pour les politiciens anglais, bien aidé par la presse de caniveau, n'est tout simplement pas une marche pour monter plus haut dans leur carrière.
L'industrie financière faisait passer le tout.
Est ce que de nouveaux paramètres perturbent ce schéma: la montée en puissance de la Chine, les incertitudes de la vie politique aux états unis, la claque terrible qui a résulté de l'épuisement à tous les niveaux humains technologique financier de l'armée face aux défis insurmontable de son engagement en Irak , un certain constat d'échec en partie de sa politique d'assimilation de la fin du Commonwealth
Et puis effectivement les limites de tel ou tel responsable politique.........mais ce ne date pas d'aujourdui.
Réponse de le 25/06/2017 à 23:07 :
Vous essayer de nous dire quelque chose mais quoi ...?


Essayez de reprendre depuis le début en déroulant intelligiblement, patiemment...
a écrit le 25/06/2017 à 10:55 :
Si Theresa May est poussée vers la sortie et un peut plus diriger le pays, c'est aussi que la politique du Brexit dur avec l'Europe n'est pas forcèment la meilleur chose pour le Royaume-Uni : les conservateurs et Thérésa May n'auront pas les pleins pouvoirs et devront s'adapter à la nouvelle donne européenne. Oui ce Brexit est avant toute chose, une affaire de protection economique de l'Angleterre donc d'un equilibre economique. J'avais estimé que les Anglais avaient fait le choix du Brexit et surtout d'un sacré calcul informatique pour plus de croissance economique, moins de déficits et plus de croissance commerciale avec les pays de langue anglophone, Australie, Canada, USA et autres. Donc les Anglais ne sont pas contre l'europe mais surtout pour plus de sécurité au sein même de l'Europe ( contre le terrorisme intérieur et le radicalisme). La socièté multiculturelle britannique est-elle la plus adaptée aux menaces futures, pas si sur que celà. Oui le Brexit dur n'est pas forcèment la meilleure politique que le gouvernement de Thérésa Maypeut mettre en place au Royaume-Uni : avec une possible secession de l'Ecosse, un ralliement de l'Irlande du Nord, une forme de division du pays. Brexit or not Brexit, that's the political question for the future !

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