UE : Ursula Von der Leyen cherche ses voix
Florence Autret à Bruxelles
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Le 9 juin, à Bruxelles, à l’issue du scrutin des élections européennes.
© LTD / Nicolas Landemard/Le Pictorium/MAXPPP
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Le 9 juin, à Bruxelles, à l’issue du scrutin des élections européennes.
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En 2019, elle n'avait pu réprimer un gros soupir de soulagement à l'annonce du résultat très serré de son élection. Son regard s'était perdu dans le vide quelques fragments de seconde. Puis l'ancienne ministre de la Défense allemande (CDU), candidate surprise à la succession du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, avait porté sa main droite à son cœur, exprimant tout à la fois le soulagement et la gratitude. Elle venait d'être élue première présidente de la Commission européenne.
Cette année, Ursula von der Leyen, qui a gagné sa notoriété hors d'Allemagne en gérant à coups de SMS les commandes européennes de vaccins pendant la pandémie de Covid, brigue un deuxième mandat à la tête du vaisseau amiral de l'Union européenne : la Commission. Ses 32 000 fonctionnaires sont chargés de surveiller les finances des pays membres, de proposer les textes de loi européens, de gérer les 170 milliards de fonds distribués chaque année par l'Union ou encore d'esquisser les stratégies commandées par les chefs d'État et de gouvernement.
Mais, alors que le jour du vote approche, personne en Europe ne se risquerait à présumer l'expression qui s'affichera sur son visage jeudi vers 14 h 30, quand on connaîtra le résultat du vote à bulletin secret des 720 députés devant lesquels elle aura présenté son projet de mandature le matin même.
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Depuis deux semaines, elle a enchaîné des dizaines d'heures de réunions, annulant au passage sa participation au sommet de l'Otan à Washington, pour se dégager du temps. Elle a consulté dans tous les formats possibles : chefs des partis, groupes politiques, délégations nationales, tête-à-tête... et continuera probablement à le faire jusqu'au dernier moment.
Florence Autret à Bruxelles