Allemagne : les conservateurs remportent les élections législatives
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Le conservateur Friedrich Merz devrait devenir chancelier.
Olivier Mirguet
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Le conservateur Friedrich Merz devrait devenir chancelier.
Olivier Mirguet
[Article publié dimanche 23 janvier à 11H23 et mis à jour lundi 24 février à 06H25]
Friedrich Merz sera probablement le futur chancelier allemand après la victoire de l'attelage CDU/CSU qui a remporté, dimanche 23 février, les élections législatives avec 28.6 % des voix.
En face, le chancelier sortant, Olaf Scholz. est le grand perdant du scrutin : son parti social-démocrate recueille entre 16 % et 16,5 %, contre 25,7 % en 2021. Les Verts, alliés au gouvernement de Scholz, ont légèrement reculé dans une fourchette de 12 % et 13,5 %. Plus de 59 millions d'électeurs étaient dimanche appelés aux urnes.
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De son côté, l'extrême droite de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) réalise une percée inédite. Le parti anti-migrant et pro-russe est arrivé en deuxième position, à 20.8 % et a visiblement réussi à imposer ses thèmes de campagne, suite à plusieurs attaques et attentats meurtriers commis par des étrangers dans le pays.
La cheffe de file de l'extrême droite allemande, Alice Weidel, a salué ce dimanche le « résultat historique » de son parti. « Nous n'avons jamais été aussi forts au niveau national », a-t-elle déclaré, au quartier général de son parti à Berlin.
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Pour obtenir un tel résultat, l'AfD a également bénéficié aussi du soutien appuyé pendant des semaines de l'entourage de Donald Trump, le président américain. Son conseiller Elon Musk, homme le plus riche du monde, n'a cessé de promouvoir la tête de liste du parti allemand, Alice Weidel, sur sa plateforme X. « AfD! » a-t-il encore posté dans la nuit de samedi à dimanche, dans un message assorti de drapeaux allemands.
À charge donc maintenant pour Friedrich Merz de former un gouvernement attendu avec impatience par les Européens pour peser face à Donald Trump et la Russie. Le chef de la droite doit désormais se lancer dans des négociations et compte se tourner en priorité vers les sociaux-démocrates, malgré leur résultat, de leur propre aveu, « catastrophique. » Celui des conservateurs, moins élevé que les 30 % annoncés depuis des mois par les sondages, ne leur permet, en effet, pas de gouverner seuls. Mais le parti exclut une alliance avec l'AfD malgré un « flirt » parlementaire durant la campagne autour de l'immigration.
En promettant de former une coalition « au plus tard » à la date de Pâques, soit le 20 avril, Friedrich Merz se fixe un objectif ambitieux. Car dans le système parlementaire allemand, il pourrait se passer des semaines, voire des mois, avant qu'un nouveau gouvernement ne voie le jour.
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« Le travail commence », a-t-il néanmoins assuré, ce lundi. « Le monde extérieur ne nous attend pas (...). Nous devons vite redevenir opérationnels pour (agir) sur le plan intérieur, pour redevenir présents en Europe », a encore lancé le futur chancelier alors que l'Allemagne est déjà paralysée depuis quatre mois par la rupture de la coalition d'Olaf Scholz avec les verts et les libéraux. Un point de vue partagé par Emmanuel Macron qui l'a félicité, dimanche. « Nous sommes plus que jamais déterminés à faire de grandes choses ensemble, » a dit le président français, en route pour Washington où il doit rencontrer lundi Donald Trump pour parler notamment de la sécurité de l'Ukraine et de l'Europe.
(Avec AFP)
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