Élections : entre orthodoxie budgétaire et rigidité, l'Allemagne au défi de la relance économique
Olivier Mirguet
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L'Allemagne s'apprête à élire 630 députés au Bundestag, le 23 février.
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L'Allemagne s'apprête à élire 630 députés au Bundestag, le 23 février.
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Pour relancer l'économie de l'Allemagne, hantée en 2025 par le spectre d'une troisième année consécutive de récession, le favori à la chancellerie Friedrich Merz (CDU) propose une recette : la simplification. « Il y a 700 000 postes à pourvoir, mais notre marché de l'emploi ne fonctionne plus », déplore le candidat conservateur, dans un pays qui s'apprête cet hiver à dépasser la barre symbolique des trois millions de chômeurs. « Il faut reprendre le contrôle sur le monstre de la bureaucratie », a-t-il proposé, sans préciser à quelles organisations ou administrations locales, nationales ou européennes il s'attaquerait en priorité.
Si les électeurs allemands portent en tête la CDU, lors des élections législatives le 23 février, Friedrich Merz promet un paquet de mesures économiques (fiscalité, déréglementation) pour atteindre 2 % de croissance dès 2026, et au-delà.
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Chez les conservateurs, la régulation excessive de l'économie apparaît traditionnellement comme un frein à la croissance. « L'Union européenne est une réussite sensationnelle, mais ses régulations sont devenues excessives », insiste, en effet, le dirigeant de la CDU. Ursula von der Leyen, la présidente allemande de la Commission européenne, est d'ailleurs également affiliée à ce parti.
Olivier Mirguet