Zone euro : le secteur manufacturier finit l'année en quasi stagnation et s'inquiète pour 2019

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Dans l'usine de Bombardier de Belfast (Irlande du Nord, Royaume-Uni) des ouvriers travaillent sur une aile d'A220 (ex-C-Series avant la prise du contrôle de ce projet par Airbus en juillet 2018). L'activité industrielle britannique a connu en décembre sa plus forte croissance en six mois, dopée par la constitution de stocks à moins de trois mois de la sortie du Royaume-Uni de l'UE.
Dans l'usine de Bombardier de Belfast (Irlande du Nord, Royaume-Uni) des ouvriers travaillent sur une aile d'A220 (ex-"C-Series" avant la prise du contrôle de ce projet par Airbus en juillet 2018). L'activité industrielle britannique a connu en décembre sa plus forte croissance en six mois, dopée par la constitution de stocks à moins de trois mois de la sortie du Royaume-Uni de l'UE. (Crédits : Reuters)
L'année 2018, qui a démarré en fanfare, s'achève sur une quasi stagnation pour l'industrie manufacturière européenne révèle l'indice PMI publié ce mercredi par l'institut IHS Markit avec les résultats définitifs des enquêtes mensuelles auprès des directeurs d'achats pour la zone euro, pays par pays. Dans ce contexte, le degré d'optimisme des entreprises est tombé à son plus bas niveau depuis six ans.

Considérant la zone euro de manière globale, le secteur manufacturier a terminé 2018 sur une note de faiblesse et rien ne laisse présager une reprise à l'entame de 2019, révèle IHS Markit. La société d'information économique a publié en effet ce mercredi les résultats définitifs des enquêtes mensuelles auprès des directeurs d'achats qui lui servent à élaborer pays par pays son indice PMI, un indicateur de conjoncture obtenu par le suivi de l'évolution de variables telles que les ventes, l'emploi, les stocks et les prix.

Ainsi, pour la zone euro, l'indice PMI manufacturier a reculé en décembre pour le cinquième mois consécutif, à 51,4 contre 51,8 en novembre, un chiffre conforme à l'estimation "flash" publiée le 14 décembre et tout juste supérieur au niveau de 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction.

Il s'agit d'un plus-bas depuis février 2016, mais le sous-indice de la production, pris en compte dans le PMI composite, qui lui-même est considéré comme un baromètre fiable de l'activité économique, a progressé à 51,0 contre 50,7.

"Un mois de décembre décevant boucle une année qui a vu le secteur manufacturier passer d'un boom à une quasi stagnation", commente Chris Williamson, économiste d'IHS Markit. "La faiblesse des données des enquêtes soulève d'ailleurs la possibilité que le secteur de la production tire à la baisse l'économie au quatrième trimestre, contrastant avec l'impulsion apportée un an plus tôt."

Les enquêtes montrent que l'Italie est restée en zone de contraction où elle a été rejointe par la France. En Allemagne comme en Espagne, la croissance du secteur manufacturier a ralenti. Laissant peu d'espoir pour le mois de janvier, les entrées de commandes ont baissé en décembre à un rythme sans précédent depuis quatre ans, les commandes en souffrance ont reculé pour le quatrième mois d'affilée et les embauches ont été modestes.

Dans ce contexte, le degré d'optimisme des entreprises est tombé à son plus bas niveau depuis six ans. Le sous-indice de la production future a fléchi à 56,0 contre 56,3.

"Les inquiétudes persistantes autour du commerce mondial, la poursuite d'incertitudes politiques et le resserrement des conditions de financement se sont conjugués pour saper la confiance en décembre", explique Chris Williamson.

Retrouvez ci-dessous, les principaux résultats définitifs par pays, des enquêtes d'IHS Markit auprès des directeurs d'achat du secteur manufacturier en Europe pour le mois de décembre.

> ALLEMAGNE: onzième mois de recul du secteur manufacturier

La croissance de l'activité dans le secteur manufacturier en Allemagne a ralenti en décembre alors que les nouvelles commandes ont accusé leur plus forte baisse en quatre ans, selon les résultats définitifs de l'enquête d'IHS Markit auprès des directeurs d'achats publiés mercredi.

L'indice PMI pour le secteur manufacturier, qui représente environ un cinquième de l'économie allemande, est tombé à un plus bas de 33 mois, à 51,5 le mois dernier contre 51,8 en novembre, se rapprochant du seuil des 50 qui sépare une contraction d'une croissance de l'activité.

Les économistes interrogés par Reuters attendaient un chiffre à 51,5 en décembre.

C'est la onzième fois en 2018 que l'indice PMI allemand manufacturier a reculé, traduisant le ralentissement de la croissance de la première économie de la zone euro, dont le produit intérieur brut (PIB) s'est contracté au troisième trimestre.

L'économie allemande souffre de l'impact des nouvelles normes anti-pollution sur l'industrie automobile, des tensions commerciales entre Washington et Pékin et de l'affaiblissement de la demande en zone euro.

"Alors que l'on a eu un peu de surchauffe à la fin de 2017, une correction était inévitable, mais l'ampleur du ralentissement a quelque peu surpris", observe Phil Smith, économiste chez IHS Markit.

> FRANCE : contraction du secteur manufacturier en décembre

L'activité dans le secteur manufacturier s'est contractée en France en décembre pour la première fois depuis septembre 2016, entraînée en territoire négatif par la forte baisse de la production dans un contexte perturbé par les répercussions du mouvement des "Gilets jaunes", selon la version définitive de l'enquête d'IHS Markit publiée mercredi.

Tous les détails dans l'article ci-dessous publié ce matin sur le site de La Tribune :

Lire aussi : France: l'activité manufacturière touche un plus-bas depuis septembre 2016 (indice PMI Markit)

> ROYAUME-UNI : la hausse de l'indice PMI, un trompe-l'oeil

L'activité industrielle britannique a connu en décembre sa plus forte croissance en six mois, dopée par la constitution de stocks pour prévenir d'éventuels retards à moins de trois mois de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, montre l'enquête mensuelle auprès des directeurs d'achat.

L'indice PMI IHS Markit/CIPS a progressé à 54,2 contre 53,6 (révisé de 53,1) en novembre, dépassant nettement le consensus Reuters qui le donnait à 52,5.

La hausse de l'indice s'explique par le stockage de composants et de produits finis par les industriels et n'augure pas d'une amélioration des perspectives de l'économie britannique, souligne Rob Dobson, directeur d'études chez IHS Markit.

"Tout effet positif sur le PMI sera probablement de courte durée car ces gains seront inversés plus tard dans l'année quand ces stocks de sécurité seront érodés ou devenus obsolètes", explique-t-il.

Et d'ajouter :

"Les craintes de perturbation des chaînes d'approvisionnement et les incertitudes autour des taux de change pèsent en outre sur la confiance des entreprises."

Le Parlement britannique ne s'est pas encore prononcé sur le projet d'accord sur le Brexit conclu par la Première ministre Theresa May avec Bruxelles alors que la sortie de Londres de l'UE est programmée pour le 29 mars.

Après deux mois de contraction, les commandes à l'export ont connu en décembre leur plus forte croissance depuis le mois de mai, reflétant là encore des augmentations de stocks pour prévenir les effets du Brexit.

Les prix d'achat, eux, ont reculé à leur plus bas niveau depuis deux ans et demi.

> ITALIE : troisième mois consécutif de contraction pour l'industrie

Le secteur manufacturier italien a connu en décembre un troisième mois consécutif de contraction, mais à un rythme plus modéré que le mois précédent, selon l'enquête d'IHS Markit auprès des directeurs d'achat.

L'indice PMI est remonté à 49,2 contre 48,6, tout en restant sous la barre de 50 qui sépare croissance et contraction. Neuf économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un indice à 48,5.

Le sous-indice des entrées de commandes est ressorti à 47,8 contre 46,6 en novembre, restant sous le seuil de 50 pour le cinquième mois d'affilée.

> ESPAGNE : le PMI manufacturier au plus bas depuis août 2016

Le secteur manufacturier espagnol a enregistré en décembre sa plus faible croissance depuis août 2016, en raison d'une modération de la production et des nouvelles commandes, mais la confiance des entreprises a continué de s'améliorer, selon l'enquête IHS Markit auprès des directeurs d'achat.

L'indice PMI manufacturier a reculé à 51,1 le mois dernier contre 52,6 en novembre et 52,4 attendu en moyenne par les économistes interrogés par Reuters. Il se maintient toutefois au-dessus du seuil de 50, une limite qu'il n'a plus franchie à la baisse depuis cinq ans.

La composante de la production est ressortie à 51,5, également à son plus bas depuis août 2016, contre 53,6 en novembre.

"Le secteur manufacturier a terminé 2018 sur une note atténuée (...), par contraste avec les forts taux de croissance observés en début d'année", déclare Paul Smith, directeur des études IHS Markit.

Il ajoute :

"L'érosion de la croissance aura caractérisé la performance du secteur en 2018. Cela s'explique par une correction naturelle par rapport aux niveaux d'expansion de la fin 2017 qui ne pouvaient être maintenus sur la durée, mais la tendance baissière a été exacerbée par la montée des instabilités économiques et politiques, notamment en rapport avec les tarifs douaniers."

> PAYS-BAS : le seul pays européen à tirer son épingle du jeu ?

AMSTERDAM - Le secteur manufacturier néerlandais a enregistré en décembre sa plus forte croissance en trois mois, avec une accélération de la production, des commandes et des embauches, montre l'enquête auprès des directeurs d'achat.

L'indice Nevi/IHS des directeurs d'achat (PMI) a rebondi à 57,2 contre 56,1 en novembre. Ce dernier chiffre marquait un plus bas depuis deux ans et faisait suite à deux mois de ralentissement.

"Le secteur manufacturier a terminé une faste année 2018 sur un plus-haut", commente IHS Markit. "En tendance, 2018 a atteint un nouveau record à 59,7, dépassant le précédent pic de 2017."

Les industriels néerlandais restent très optimistes sur leurs perspectives en 2019 même si leurs anticipations sont retombées en décembre à leur plus bas niveau depuis septembre 2016, ajoute IHS Markit.

> IRLANDE : le champion de la croissance en 2018 finit l'année au ralenti

L'activité du secteur manufacturier irlandais a décéléré en fin d'année avec un ralentissement de la croissance de la production, des entrées de commandes et des embauches, montre l'enquête mensuelle d'IHS Markit auprès des directeurs d'achat.

L'indice PMI a reculé à 54,5, à son plus bas niveau depuis neuf mois, contre 55,4 en novembre. Le sous-indice qui mesure les entrées de commandes s'est tassé à 55,1 contre 57,3.

L'Irlande a enregistré en 2018 la plus forte croissance de l'Union européenne pour la cinquième année consécutive mais reste sous la menace d'une sortie désordonnée du Royaume-Uni de l'UE.

"Certaines firmes ont observé des signes d'un ralentissement de la demande mais les participants (à l'enquête) anticipent une reprise dans la nouvelle année", commente Amritpal Virdee, économiste chez IHS Markit.

Le PMI manufacturier irlandais n'a plus été en zone de contraction depuis mai 2013.

> GRÈCE : un tassement mais la croissance reste solide

L'activité industrielle grecque a connu en décembre une solide croissance grâce à la vigueur de la production et des commandes à l'export, selon l'enquête d'IHS Markit auprès des directeurs d'achat.

L'indice PMI du secteur manufacturier, qui représente environ 10% de l'économie grecque, s'est tassé à 53,8 le mois dernier contre 54,0 en novembre, tout en continuant d'afficher une des meilleures performances des 11 dernières années et en restant nettement au-dessus du seuil de 50 à partir duquel il rend compte d'une croissance.

"Les industriels ont continué de faire preuve de résilience en décembre avec une croissance de la production qui est restée vigoureuse et bien supérieure à la tendance de l'enquête", note Sian Jones, économiste chez IHS Markit.

Les commandes à l'exportation ont enregistré leur plus forte croissance en trois mois et les embauches sont restées nombreuses même si le sous-indice de l'emploi a fléchi à son plus bas niveau en six mois.

(Avec Reuters)

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a écrit le 04/01/2019 à 13:32 :
comme je suis encore en activité dans des relations professionnelles avec des entreprises; on voit depuis plusieurs années des stagnations fortes dans les productions industrielles malgré les résultats de l'aviation et parfois de l'automobile la production industrielle stagne ou se réduit le PIB croit parce que l'on intégre les salaires des fonctionnaires et des autres non productif seul le PIB marchand veut dire quelque chose...et bien sur personne n'inclut les 500/600 000 résidents Français en plus il faudrait aussi parler de PIB marchand par tete...
a écrit le 04/01/2019 à 13:09 :
Courir après 2 lièvres à la fois : augmenter encore les effectifs de la myriade superfétatoire de fonctionnaires + collatéraux et en même temps financer sérieusement les PMI* qui non seulement à l'heure actuelle récupèrent des µmiettes mais qui plus est subissent les impôts, taxes et charges les plus élevées des industries à prorata de l'inverse de leur moyens !
PMI petites et moyennes industries (manufacturières) qui ont un réel potentiel d'exportation dont nous aurions bien besoin, sans oublier un vivier très important d'emplois.
a écrit le 03/01/2019 à 12:17 :
"L'économie allemande souffre de l'affaiblissement de la demande en zone euro."

Ils ne doivent pas s'en étonner, vu qu'ils ont réussi à imposer la rigueur dans tout le continent.
Continuer à exporter de plus en plus à des clients solvables et les appauvrir avec la rigueur, ce sont des choses incompatibles.
Réponse de le 04/01/2019 à 14:27 :
Vous n'avez pas vraiment compris ce qu'était le rigueur, n'est ce pas ? parce que la rigueur budgétaire pour un Etat, ça veut dire ne pas emprunter et réduire drastiquement les déficits pour les annuler. Ce qui signifie que le budget collecté sert "pleinement" au fonctionnement de l'Etat pour qu'il puisse assurer les missions qu'il s'est fixées. C'est plutôt une bonne chose, ça l'est moins pour les banques qui ont été renflouées à coup de milliards par les peuples européens. Vous êtes à coté de la plaque. C'est la France et ses petits politiciens qui dépensent sans compter et plombent les français de taxes et impôts qui sont à blâmer. Pour rappel, le Bercy français est presque le champion du monde des prélèvements, ça vous est sorti de la tête ? Et au quotidien on ne peut que constater avec quel zèle ces fonctionnaires "torturent" les français pour inventer des nouvelles taxes et impôts et contrôler leur vie (fadettes). Pas étonnant que l'administration française ait été si efficace lors du triste épisode de la collaboration...
a écrit le 03/01/2019 à 8:55 :
Dumping fiscal, dumping social, notre union européenne est paramétrée pour paupériser l'ensemble de ses citoyens pour le seul profit de ses mégas riches essentiellement allemands d'ailleurs.

Tant que l'on ne s'attaquera aux véritables racines du mal on pleurera la perte de nos entreprises à savoir tant que l'on aura des politiciens corrompus seulement là pour servir l’intérêt des possédants.

Or plus on possède et moins on est capable de diriger car plus on est possédé comme nous l'a dit Nietzsche.

Et au moins on sait pourquoi nos politiciens européens corrompus et leurs patrons milliardaires aiment tant la dictature chinoise hein...
Réponse de le 04/01/2019 à 10:05 :
Nos politiciens et les possédants n'observent que les effets des politiques industrielles des extra européens et non les causes.
Le bloc chinois est dirigiste (en complète opposition avec la politique industrielle hexagonale vue comme "l'industrie est tout sauf l'affaire de l'état - laissez faire le privé et vous verrez ...").
Le bloc américain est adossé à un trésor de guerre tel que la plupart de leurs GAFAMs peuvent venir sur les positions de marché de nos industries en partie parce qu'on ne les taxe pas à l'identique des intervenants français et ce depuis plus de 20 ans, avec la distorsion de concurrence associée (corruption ou incompétence de la représentation politique ?).
La soif inextinguible des possédants (dans le capital des entreprises) ne se soucie que de la marge dégagée par les entreprises, peu importe le reste (empreinte sociale, écologique ...).
Une civilisation c'est lent à construire, c'est rapide à détruire.
Réponse de le 04/01/2019 à 11:59 :
C'est vrai mais vous oubliez la suradministration que nous avons en Europe 10 fois plus d'homme politique que partout ailleur ca en fait des improductifs!!!
Réponse de le 04/01/2019 à 14:14 :
"C'est vrai mais vous oubliez la suradministration que nous avons en Europe 10 fois plus d'homme politique que partout ailleur ca en fait des improductifs!!! "

Et remarquez comme ils nous ont fait la même avec le soit disant rassemblement des départements, au final on paye plus de politiciens qui peuvent qui ont de moins en moins de pouvoir.

Cela permet tout simplement d'étendre la corruption, seul principe fédérateur européen.

Ne pas oublier que les sociaux démocrates votent les lois du parti populaire de droite européen, celui qui a toujours eu le pouvoir en UE et avec quelles dramatiques conséquences...

L'UE une union de malfaiteurs mégas riches afin de soumettre les citoyens.
a écrit le 03/01/2019 à 4:53 :
Les salaires ne sont pas augmentes depuis bien longtemps ou alors a la marge et bien en dessous de l'inflation. La consequence sur la conso est evidente.
Micron 1er est un genie de la finance. Faites lui confiance.
2019 sera un grand cru avec une augmentation generale sur bcp de produits.
Bonne annee.
Réponse de le 03/01/2019 à 8:48 :
bah ça, la plupart des économistes le savent : la demande interne est le premier moteur économique. A force d'avoir des œillères en ne pilotant qu'avec des indicateurs macros, et de fabriquer des travailleurs pauvres subventionnés, point de croissance, aussi modeste soit-elle, sans parler que l’État n'a plus de marge de manœuvre. Le capitalisme libéral tel que nous le connaissons fait bien son boulot, il arrive à mettre les États à genoux, même la France, une soit disant puissance économique...aux pieds d'argiles. La santé, l'éducation, la sécurité, tous ces secteurs régaliens vont prendre du plomb dans l'aile et les français seront encore mécontents et la France va produire encore plus d'ignorants pauvres puisque le niveau de connaissance/réflexion ne cesse de baisser. C'est sans fin, à moins de réformer le capitalisme.
a écrit le 02/01/2019 à 19:07 :
Les cours du pétrole sont un bon indicateur de la baisse d'activité mondiale. En plus Donald a rebattu les échanges économiques mondiaux, on va vers quoi, un 2008 bis de forme différente ? Truc assez drôle, la volte face des assurances vie.. retour vers l'euro, signe de prudence extrême. Il va de soit que les politiques de tous bords diront " on ne savait pas", une partie d'échec"s" s'annonce ! Le programme économique des gilets jaunes ... je ne le connais pas .... vaste débat. ;o)))
a écrit le 02/01/2019 à 18:20 :
Zone euro : le secteur manufacturier finit l'année en quasi stagnation et s'inquiète pour 2019

Les citoyens qui se lèvent tôt pour gagner la misère se rendent bien compte du déclin de la France et de l'Europe du sud

il convient de dissoudre la Commission de Bruxelles ...

et pour nous les Français, le mieux serait

* le départ du gouvernement Philippe Lemaire Darmanin qui sont en échec total

* la dissolution de l'Assemblée Nationale qui a aussi échoué TOTALEMENT dans le redressement de la France mais au contraire?

mais pire, ils ont aggravé la misère, la précarité

s'agissant de Macron,
a écrit le 02/01/2019 à 18:18 :
Les cours du pétrole sont un bon indicateur de la baisse d'activité mondiale.
a écrit le 02/01/2019 à 18:15 :
Brexit : PMI et salaires en hausse. Immigration en baisse.
Réponse de le 02/01/2019 à 19:04 :
@Poutine4ever
Le Brexit n'a pas encore eu lieu. La propagande a de beaux jours devant elle, ou comment prouver quelque chose en invoquant son contraire...
a écrit le 02/01/2019 à 18:00 :
avec les normes a la con sur les voitures intervenues en septembre, c'est un peu normal
faut retraiter les chiffres/ automobile ca donnera un indice de comparaison
a écrit le 02/01/2019 à 17:44 :
c'est normal les salaires,les pensions baissent l'inflation1,7 et le smig plus1,5 chercher l'erreur retraite plus0,3 inflation1,7 vous croyez qu'on va consommer et bien non déjà les dons aux associations a bien baisser moi le premier j'ai tout supprimé voila le résultat macron
a écrit le 02/01/2019 à 16:34 :
C'est logique que l'économie stagne puisque les salaires n'augmentent pas. N'importe qui ayant suivi un cours d'économie sait cela...
a écrit le 02/01/2019 à 16:25 :
Quand est ce qu'ils vont comprendre qu'il est illusoire et même catastrophique de promettre aux peuples européens prospérité, croissance plein emploi en conservant les frontières commerciales grandes ouvertes, l'Europe est le plus grand supermarché du monde et il est temps de revoir sa gestion.
Réponse de le 02/01/2019 à 18:02 :
l'europe est excedentaire..... mais vu que vous pensez a la france en particulier vous avez raison, cela dit c'est pas la faute au reste de la planete, c'est de la faute des politiciens et des syndicalistes qui ont mis l'industrie dehors et decouragent toute initiative.....
( ca veut dire que si la france ferme ses frontieres, ca sera... encore pire, vu que personne ne viendra plus produire en france; les cas comme ca sont nombreux... venezuela, argentine, etc etc etc)
Réponse de le 02/01/2019 à 18:34 :
Tout simplement parce que l'Europe est un leurre pour vous faire passer la pilule de la fin de nos souverainetés nationales ! Il est évident qu'il faudrait une véritable politique protectionniste (comme le font d'ailleurs les USA, la Chine, la Russie…) et contrairement à ce que vous dites Churchill, un resserrement de nos frontières produirait l'inverse car celui qui investirait en France aurait la garantie de ne pas se faire concurrencer déloyalement par celui qui importerait d'un pays à bas coût. Comparer la France au Venezuela et l'Argentine est complètement absurde et n'a pas de sens (PIB x 4 et x 2,5 par habitant).
Réponse de le 03/01/2019 à 0:15 :
tant que nous aurons 4.5 millions de ponctionnaires inutiles et rentiers nous crèverons : nous avons la chance d'avoir 1 million de ponctionnaires de plus que les allemands !!! ces ponctionnaires prélèvent 50 % de ce que nous produisont avec tant de difficultés !!! ce sont 50 % qui vont direct à la poubelle !!
Réponse de le 03/01/2019 à 9:27 :
Il ne s'agit pas de se transformer en Corée du Nord mais d'appliquer avec souplesse les idées de notre prix Nobel d'économie Maurice Allais (lettre aux Français - Marianne 2009), cette autorité fut ignorée, il faut dire quelle suggérait de délocaliser certains politiques. Cette lettre serait de nature à construire les bases d'une autre politique. En outre Altice possède une dette équivalente à la SNCF et personne n'en parle.

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