Brésil: Thales Alenia et Technip qui rient, SNCF et Alstom qui... patientent

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Oui, le "Made in France s'exporte... au Brésil par exemple. Pétrole, aérospatial, voire ferroviaire: dans plusieurs domaines l'expertise industrielle française y semble recherchée comme en témoigne cette série d'annonces depuis le début de la semaine.
Lundi, groupe français d'ingénierie pétrolière ouvrait le bal avec l'annonce d'accords avec Petrobras. Une commande qui devrait lui rapporter 1,35 milliard d'euros.
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Ce mardi, Thales Alenia Space (TAS), filiale conjointe de Thales et de Finmeccanica d'une part et la société brésilienne Visiona, elle-même filiale de l'avionneur Embraer et l'opérateur de télécommunications Telebras ont rendu public leur partenariat. "Thales Alenia Space et Arianespace ont été choisis pour, respectivement, fournir le satellite et assurer le lancement", a annoncé la société brésilienne. Montant du contrat: 300 millions d'euros. La coentreprise franco-italienne a remporté l'appel d'offre devant la société américaine Loral et la japonaise Mitshubishi electric.
Outre l'envoi d'un satellite devant "assurer la souveraineté de ses communications civiles et militaires", comme l'a affirmé le patron de Telebras dans un communiqué, cet accord prévoit un transfert de technologie. TAS doit en effet devenir le premier partenaire du Brésil pour le développement de son programme spatial.
Enfin, moins chanceux la SNCF et Alstom devront attendre encore au moins un an avant de savoir si elle remportent l'appel d'offre pour construire un train à grande vitesse devant relier Rio de Janeiro à São Paulo. Ce projet à 16 milliards d'euros doit, selon les plans du gouvernement, être concrétisé en 2020.
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Pour toutes ces entreprises, le Brésil - classé parmi les pays émergents - représente un marché de taille, en dépit d'une légère baisse de rythme dans sa croissance. Après une hausse du PIB de 1,9% l'an dernier, les prévisionnistes de la banque HSBC tablent sur une hausse de 2,2% l'an prochain soit 0,8% de moins qu'initialement prévu.
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