Cinq ans après Lehman Brothers, un système bancaire (pas tellement) plus sûr

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En 2010, les objets d'art qui ornaient les bureaux européens de Lehman Brothers ont été vendus aux enchères, à Londres.
En 2010, les objets d'art qui ornaient les bureaux européens de Lehman Brothers ont été vendus aux enchères, à Londres. (Crédits : Reuters)
Le 15 septembre 2008, la faillite de la banque américaine Lehman Brothers précipitait le monde dans la plus grave crise financière et économique depuis 1929. Cinq ans plus tard, les règlementations décidées dans le sillage de la crise de 2008 tardent encore à se mettre en place.

Il y a cinq ans tout juste, le 12 septembre 2008, s'ouvrait un week-end décisif pour Lehman Brothers. Et pour le monde entier, précipité dès le lundi 15 septembre 2008 par la faillite de la banque d'investissement américaine dans la plus grave crise financière et économique jamais connue depuis la Grande Dépression des années 1930. Un an plus tard, à l'automne 2009, les grands de ce monde se réunissaient dans le cadre du G20 de Pittsburgh, avec pour mot d'ordre « plus jamais ça. » S'en est suivie une avalanche de projets de réglementations du secteur bancaire, tant à l'échelle internationale, qu'aux niveaux européens et nationaux.

 Le ratio de solvabilité des grandes banques mondiales s'élève à 9%, en moyenne

 Mais, cinq ans plus tard, le système bancaire est-il réellement plus sûr ? Le Comité de Bâle, chargé de la régulation bancaire internationale, veut le croire. Début septembre, il a remis aux participants du G20 de Saint-Pétersbourg un rapport affirmant que le ratio de solvabilité des grandes banques mondiales - qui rapporte leurs fonds propres « durs » (de toute première qualité) à leurs actifs pondérés du risque - s'élève aujourd'hui à 9% en moyenne. Un chiffre déjà supérieur au seuil minimum de 7% exigé par le Comité de Bâle d'ici à 2018, seuil lui-même trois fois supérieur à celui qui était en vigueur avant la crise de 2008. « Il s'agit là de nouveaux éléments positifs, qui vont contribuer à renforcer la résistance du système bancaire », s'est félicité Stefan Ingves, le président du comité de Bâle.

 Certes, « soutenu par le politique, le régulateur a profité d'une volonté d'action sans précédent (…). Davantage encadré, le système bancaire et financier mondial est aujourd'hui plus conscient des risques systémiques à anticiper   », reconnaît Eric Delannoy, vice-président du cabinet de conseil en stratégie Weave. De la même façon, le contre-lobby bancaire Finance Watch ne méconnaît pas que « les autorités internationales, européennes et nationales ont produit des propositions législatives, des réglementations, des codes de surveillance », et que « de nouveaux organes de supervision ont été créés en Europe. » Autant « d'évolutions positives », juge Finance Watch.

 Le monde compte encore 28 banques d'importance systémique

 Pour autant, « les réformes financières mises en place depuis (la faillite) de Lehman Brothers sont insuffisantes », affirme le contre-lobby bancaire. Ce dernier en veut pour preuve le poids de la finance, devenu plus important que jamais dans l'économie de l'Union européenne (UE), « le total des actifs des institutions financières représentant aujourd'hui plus de 350% du produit intérieur brut de l'UE. » Idem aux Etats-Unis, où les banques les plus solides ont profité de la crise financière pour racheter certaines de leurs concurrentes mal en point. A l'image de JP Morgan, qui avait croqué et Bear Stearns et Washington Mutual, en 2008. Conséquence, la valeur totale des actifs des dix plus grandes banques américaines est passée de 7.810 milliards de dollars fin 2006 à 10.970 milliards au deuxième trimestre 2013, selon le cabinet SNL Financial.

Résultat, le Conseil de stabilité financière, créé en avril 2009, compte encore dans sa liste mondiale 28 banques d'importance systémique, dites « too big to fail », c'est-à-dire dont la faillite serait lourde de conséquences pour l'ensemble du monde économique. Comme cela avait été le cas avec la banqueroute de Lehman Brothers.

 Les réglementations tardent à se mettre en place

 Autre problème, la foultitude de réglementations décidées dans le sillage de la crise de 2008 tardent à se mettre en place. Au point que « si un Lehman 2.0 survenait demain, nous n'aurions pas encore en main les outils que nous avons conçus (ces toutes dernières années) pour gérer efficacement une crise bancaire », a affirmé Andreas Dombret, l'un des membres du conseil d'administration de la Bundesbank - la Banque centrale allemande -, dans un entretien à l'agence Reuters, le 30 août dernier. Une opinion visiblement partagée par la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui a jugé le 10 septembre qu'il était « essentiel d'aller vite » dans la création de l'union bancaire européenne. Destiné à créer un système européen de gestion des crises bancaires, afin d'éviter que le sauvetage de banques en difficulté ne plombe durablement les finances des pays concernés, ce projet se heurte aux réticences de l'Allemagne.

 L'efficacité du lobby bancaire n'est plus à démontrer

 Les Etats-Unis connaissent ce même problème de lenteur dans la mise en œuvre des réglementations votées il y a trois ans. A ce jour, sur les quelque 400 dispositions contenues dans la loi Dodd-Frank de réforme de Wall Street, adoptée en 2010 par le Congrès, pas plus de 40% ont été intégrées à la législation américaine, d'après un rapport du cabinet d'avocats Davis Polk & Wardwell. Au point que, dans un communiqué publié le 19 août dernier, Barack Obama a enjoint les régulateurs financiers américains « de terminer rapidement la mise en place des parties critiques de la réforme de Wall Street, afin que nous soyons sûrs de pouvoir empêcher une nouvelle crise financière. » Il y a notamment plus d'un an que la règle Volcker, qui interdit aux banques de spéculer pour leur propre compte, aurait dû entrer en vigueur. Mais c'était compter sans la ténacité des banques. « Cinq ans après la crise, le lobby bancaire s'oppose de manière toujours aussi efficace à la réglementation », enrage Finance Watch.


>> DIAPORAMA Chute de Lehman Brothers, c'était il y a 5 ans (déjà)
 

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Commentaires
a écrit le 16/09/2013 à 3:42 :
solvabilitè â 12%
a écrit le 15/09/2013 à 16:36 :
L'écroulement du monde des voyous de la finance est proche de l'écroulement ... la Bourse monte sans cause ... comme avant 2007 rappelez vous ces hauts boursier sans justification !!! il reste donc à regarder le sombre avenir des banques des voyous ...organisés en bandes ...boursières
a écrit le 15/09/2013 à 15:16 :
Les banques européennes ont dans leurs livres 1500 milliards d?euros d?actifs pourris. La question est donc : "QUAND va éclater la prochaine crise bancaire ?"

Lisez cet article :

Vendredi 26 avril 2013 :

La BCE s'inquiète du poids des créances douteuses en zone euro.

La Banque centrale européenne (BCE) s'inquiète de plus en plus de voir le poids des créances douteuses dans les portefeuilles de prêts des banques européennes entraver le redémarrage du crédit dans un contexte de priorité donnée au renforcement des fonds propres, selon plusieurs responsables de l'institution.

Selon KPMG, les créances douteuses des banques européennes atteindraient près de 1.500 milliards d'euros, dont 600 milliards pour les seuls établissements britanniques, espagnols et irlandais.

Entre l'hypothèque des créances douteuses et les effets potentiellement pervers des ratios de fonds propres, la BCE n'a guère d'autres choix que d'innover une nouvelle fois.

Plusieurs pistes sont évoquées par les intervenants de marché, allant d'achats directs mais limités de prêts aux entreprises à un accès au refinancement pour la Banque européenne d'investissement (BEI) en passant par la création d'une banque dédiée aux PME de la zone euro.

Dans tous les cas, la BCE sera amenée à faire peser sur son propre bilan une partie du risque liée au financement des entreprises. Même s'il s'agit d'un risque résiduel, elle ne pourra en décider seule car les pertes éventuelles seront supportées collectivement par ses dix-sept Etats actionnaires, qu'il lui faudra donc convaincre.
a écrit le 15/09/2013 à 12:53 :
Le système sera plus sûr quand l'opacité sera enlevée....et les banques veulent tout sauf ça pour continuer leurs magouilles
Réponse de le 15/09/2013 à 13:52 :
Oui mais les gouvernements commencent à ouvrir les yeux et à réagir. l'opacité leur coute des centaines de milliards et ils n'ont plus les moyens de faire comme si ca n'existait pas. La lutte contre la fraude et les paradis fiscaux devient féroce.
a écrit le 15/09/2013 à 12:41 :
Pourquoi penser que cela va changer? Y a 'til eu un changement important dans la régulation bancaire ou est ce que les fautes des banques dans les différents pays ont été sanctionnées? Le seul signal qu'a reçu le système financier est: impunité et si cela explose, les citoyens paient. Le lobby bancaire est encore plus sûr d'une chose: de sa force sur les gouvernements. C'est la seule leçon que je retiens à ce jour.
a écrit le 15/09/2013 à 10:29 :
Est ce que l'expérience , bonne ou mauvaise, sert vraiment à l'homme?? on peut reconnaitre que non...hélas !!!!
Réponse de le 15/09/2013 à 11:01 :
Non, mais attention !!!« Il est utile de se souvenir qu?un groupe qui n?est pas naturellement méchant ne le devient jamais autant qu?à force d?avoir été maltraité et surtout de se retrouver dans une situation de laquelle on ne cesse de lui répéter qu?il n?y a aucune issue ? aucune autre que celle qui le maltraite. »
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/03/LORDON/18924
Réponse de le 15/09/2013 à 12:18 :
MERCI pour le lien !
Réponse de le 15/09/2013 à 13:26 :
Je me permets de recommander chaudement cet auteur. Un certain nombre de ses interventions sont disponibles sur youtube. Dans le genre pédagogue, clair, intelligent et pertinent au sujet de la crise, je ne vois personne de meilleur. Il a aussi commis quelques ouvrages indispensables. Si comme moi vous n'êtes pas économiste de profession et que vous voulez comprendre le fonctionnement des produits dérivé (ABS, CDS, MPS, SPV, TDS, CMOS et autres BISTRO), c'est là qu'il faut s'adresser (Jusqu'à quand, 10 euros aux editions raison d'agir). Ce type est très au dessus des commentateurs habituels des cafés du commerce médiatique. Il y est rarement invité, vous comprendrez pourquoi en le lisant ou en l'écoutant.
Réponse de le 15/09/2013 à 14:18 :
Je viens de regarder une vidéo de cet auteur que vous préconisez : Frédéric London ' Vive la banqueroute" ! avec " l'austérité; l'inflation, le "défaut , comme la pratique de l'Islande, qui s'en est bien sortie après avoir fermement agi... J'ai souri à la phrase " on pourrait avoir droit à une crise financière , qui réduirait l'épisode de Lehman Brothers", à un agréable picnic ..' ! c'est dire ! bref, tout à fait de votre avis sur " le genre pédagogue, clair, intelligent & pertinent sur les explications concernant "la crise"....les internautes devraient s'y attarder...Encore Merci , pour la découverte du personnage !!
Réponse de le 15/09/2013 à 15:22 :
erratum : Frédéric LORDON ...
a écrit le 15/09/2013 à 9:37 :
crise financière ? Quand Golman sachs conseillait, à ses clients, d'acheter des subprimes et que dans le même temps SG vendait les subprimes qu'il détenait! des subprimes composés par GS de produits toxiques, prêts à haut risque. GS fait chuter le système en ayant liquidé ses actifs. GS s'est replacé au plus bas sur les actifs dépréciés, car dans le même temps il faisait pression sur la FED pour obtenir des QE 1, QE 2, QE 3, qui ont fait remonter les cours! aujourd'hui, maintenant que les particuliers rachètent, et que la FED va arrêter ses QE, GS vend et empoche les bénéfices comme tous les autres initiés milliardaires.... ce n'est plus de l'économie, de la finance.... mais du grand banditisme.
a écrit le 14/09/2013 à 20:16 :
9% concrètement cela signifie que pour 100 euro de fonds propres réglementaire (dont une partie n'est dénué de risque titre hybride, dette à longue maturité, action en propre...bref passons) il y a en moyenne en face 1100 euros de risque.... je pense aussi que le système n'est pas si solide qu'il n'y parait....
Réponse de le 15/09/2013 à 8:10 :
Justement pour ceux que ça interresse (Non, il n'y a pas que de l'inconscience dans le monde bancaire) :

http://www.paperjam.lu/article/fr/luxembourg-au-centre-du-monde-de-la-regulation

http://www.paperjam.lu/article/fr/lehman-brothers-cinq-ans-apres
a écrit le 14/09/2013 à 16:35 :
Ca commence a devenir lassant voire c...e c....e toutes ces parenthèses dans les titres de La Tribune !!! Ca a une signification codée précise, c'est un pari entre gratte clavier pour savoir qui c'est qui en placera le plus ou bien c'est juste pour faire style genre j'me la pete trop comme un journaliste économique avec des titres à doubles sens qui me font trop kiffer ?
a écrit le 14/09/2013 à 15:37 :
en France grâce aux socialistes 'Lehmansonge ' est au pouvoir...
Réponse de le 14/09/2013 à 20:00 :
+500
a écrit le 14/09/2013 à 15:26 :
A quoi sert-il de mettre "pas tellement" entre parenthese dans le titre d'un article ? Les journalistes auraient-ils peur ?
Réponse de le 14/09/2013 à 18:37 :
oui
a écrit le 14/09/2013 à 14:39 :
Ici s'étale le passé mais à l'avenir proche les USA pourraient bien s'étaler encore plus. Sur les 500 entreprises du Fortune US 500, 450 sont en situation de faillite ou de dette considérable ou soutenues par des fonds à la fragilité invraisemblable ou dans un risque systémique éprouvant telles la plupart des pétrolières. Tout le pays est à vendre et nous assistons à un tourbillon de rachats comme jamais. Pourtant près d'un trillion (mille milliards) de dollars est déversé chaque année sur l'économie en Q.Es sans plus d'effet que de passer le temps en permettant la poursuite de cette tornade. Agir frénétiquement semble être un temporisateur que les yankees voudraient immuable. Le stock de réserve n'est pourtant pas énorme : Avec 2000 entreprises on arrive au milliards de chiffre d'affaire pour les établissements côtés, la réserve ensuite se réduit drastiquement avant d'arriver à la multitude des très très petites qui ne pèsent plus. C'est l'Amérique ! Mais le terme est en train de prendre une étrange connotation désastreuse que les drapeaux que l'on se colle de manière ridicule sur les tee-shirts en France pointent de toute leur ironie.
Réponse de le 15/09/2013 à 8:16 :
Tous ces ratios et ces taux de croissances ne valent pas grand choses a cotés de montagnes de dettes. Qui paiera et comment voilà la vrai question ??
a écrit le 14/09/2013 à 13:33 :
Cette histoire du système bancaire n'est qu'une supercherie. Ce qui a précipité la crise économique et financière, est le déclenchement du krach boursier, bien un an avant l'abandon de Lehman Brothers. Cinq ans après, les symagrées et du lobby bancaire et des gouvernements avec leurs instituts financiers, n'ont rien fait pour empêcher les dérives de l'inventivité monétaire et financière, et interdire les produits toxiques ou virtuels qui fabriquent les chapelets de bulles et détruisent l'épargne de Mr Tout le Monde. Quand retrouvera-t-on la voie de la solvabilité au lieu de celle de la liquidité ?
Réponse de le 14/09/2013 à 14:15 :
Allons yokikon@, vous avez raison, mais ils n'ont pas tort !! Le premier signal en est lancé le 17 juillet par un établissement financier américain, Bear Stearns, qui annonce alors la forte perte de valeur de ses fonds du fait des subprimes. Toutefois, l?évènement majeur de cette crise qui la fait basculer en crise systémique est la faillite de la banque d?investissement Lehman Brothers, le 14 septembre 2008.
http://education.francetv.fr/dossier/la-crise-financiere-2007-2008-o21596
a écrit le 14/09/2013 à 11:49 :
Au moment de son entrée à la Maison Blanche, Obama a convoqué les banquiers. A ce stade de la crise, ils étaient très fragiles et prêts à d'importantes concessions. Mais plutôt que de leur imposer des mesures radicales et une nouvelle discipline, ils ont été aidés sans réelle contre-partie. Depuis ils ont compris que le monde avait changé. Désormais leur prise de risque sanctionnerait les citoyens en cas d'échec.
Réponse de le 14/09/2013 à 12:44 :
Oui...oui, Cerise@, Ils ont surtout compris leur puissance ? Verra-t-on un jour prochain un banquier dormir en prison ? Existe-il des sanctions pénales pour un banquier ou un assureur qui mettrait en péril sa société du fait des risques pris ?

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/05/le-gouvernement-allemand-menace-les-banquiers-d-emprisonnement-en-cas-de-prise-de-risques-inconsideres_1827297_3234.html
http://www.hervecausse.info/Angela-MERKEL-denonce-la-finance-qui-menace-l-economie_a779.html
Réponse de le 14/09/2013 à 17:12 :
Oui, oui, banquiers en prison ? mais oui en Islande !!!
Réponse de le 14/09/2013 à 18:07 :
Le but semble n'être que d'apaiser le peuple islandais, 2 emprisonnements pour un tel désastre, mais vous avez raison voltR@ !!
http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/12/28/islande-deux-banquiers-condamnes-pour-des-prets-frauduleux-de-2008_1811238_3234.html
Réponse de le 14/09/2013 à 19:50 :
En plus, la nouvelle constitution islandaise a été réécrite par des citoyens, puis approuvée par referendum et ensuite torpillée par les parlementaires. Retour à la case départ. Le lobby bancaire a perdu quelques plumes et beaucoup de temps mais il a repris la main et leurs "petites" affaires peuvent à nouveau reprendre en Islande.
Réponse de le 14/09/2013 à 19:54 :
Il y a des dizaines de financiers véreux en prison aux USA et pas pour une semaine. Madoff (150 ans), Stanford (110 ans, il vient d'ailleurs de se faire tabasser par ses co-détenus), Milliken (10 ans), Powell (18 ans), Stilsky (85 ans), Blech (4 ans).... Les américains ne plaisantent pas avec les délits financiers et sont très durs, tant sur la durée des peines que les conditions de détention. Il n'y a pas de quartier VIP là bas. Rien que l'idée qu'un prisonnier puisse bénéficier d'un traitement de faveur les rend hystérique.
Réponse de le 15/09/2013 à 10:51 :
en Islande , OUI ! ça s'est vu !! +++1000 deux, au moins voulaient VRAIMENT que cela change!
a écrit le 14/09/2013 à 11:33 :
Avec un titre pareil, je sens que les blaireaux anti-finance de la Tribune.fr vont s'y mettre à c?ur joie dans les commentaires.
Réponse de le 14/09/2013 à 12:08 :
Vos nerfs lâchent Cjésus@, rassurez-vous et soyez poli, nous construisons l'arche en prévision du naufrage de la finance mondiale. (La finance qui tourne aujourd?hui sur elle-même et menace l'économie mondiale qu'elle devait servir! La finance évolue en microsecondes, l?économie compte en mois.)  http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-finance-de-l-ombre-menace-t-elle-l-economie-mondiale_361119.html
a écrit le 14/09/2013 à 11:25 :
il faut rappeler que les politiques americains ont coulé lehman-brothers pour favoriser goldman sachs,une affaire de gros sous qui ont plongé le globe dans la dépression sur mais goldman sachs s'est enrichi sur ce coup là
Réponse de le 14/09/2013 à 11:48 :
Oui, les banques dirige le monde, la planète est transformée en un vaste casino, depuis cinq ans, les excès et les dérives de la spéculation financière ne connaît ni frontières ni limites et menace directement les démocraties.
http://www.arte.tv/fr/les-derives-de-la-finance-internationale/6820372,CmC=6820384.html
http://boutique.arte.tv/goldman_sachs
Réponse de le 15/09/2013 à 10:54 :
et ilne se trouve personne pour l'arrêter, la maîtriser, la faire changer de registre" !! personne en a les C...UILLES !! sauf, l'Islande ! CHAPEAU !!
a écrit le 14/09/2013 à 10:44 :
Il ne devraient pas y avoir de banques systemiques. Une banque, c'est fait pour sauter : tout ce qui compte, c'est que çà fasse le moins de dégâts possible.
Le plus inquiétant : les régulateurs désignent aussi des assureurs systemiques, ce qui montre qu'ils ne sont pas capables de faire la différence entre ces deux métiers complètement opposés que sont la banque et l'assurance. Bref, je nous vois mal barrés, tout d'un coup.
Réponse de le 14/09/2013 à 16:33 :
@Alakazam Pas d'inquiétude comme les états n'ont plus la possibilité de les sauver vu quelles ont des actifs supérieurs au pib des pays concernés elles exploseront comme des baudruches et l'on remettra les compteurs à zéro.Moi je dis qu'entre cela et une guerre thermonucléaire c'est tout vu non?.Ah au fait les billets ils sont où de tous ces actifs?
a écrit le 14/09/2013 à 10:44 :
Il y a de moins en moins de Banques, et celles qui restent sont des Super Banques. Leur poids représente un danger direct pour les Etats, la démocratie, l'économie , la stabilité du monde. Pour protéger leurs intérêts, leur capacité de nuisance est suffisante pour faire avorter n'importe quel projet. Les Etats ne pourront reprendre la main qu'en les nationalisant.
Réponse de le 14/09/2013 à 20:56 :
c'est surtout la banque centrale qui doit être rapidement ramenée sous contrôle de l'Etat, avec pour l'etat la récupération du pouvoir de création monétaire !
Réponse de le 15/09/2013 à 10:53 :
La création monétaire n'est pas un pouvoir mais une technique. L'usage de la monnaie par le politique n'a jamais été très heureuse depuis Philippe Le Bel. La politique c'est le choix, la manipulation de la monnaie c'est ce qui permet de différer les choix (au détriment du petit peuple en général). Quant à l'idée qu'il y a un monde financier virtuel diabolique et un monde réel servant l'homme, c'est tout simplement naïf. Le pire et le meilleur se nichent partout et on ne saura plus dans l'avenir faire de frontière entre finance virtuelle et économie réelle...et évidemment il faudra apprendre à vivre avec des bugs comme en 1929 et 2008...
Réponse de le 15/09/2013 à 10:55 :
eh! oui, mais ça, c'est pour quand ???? ! comme le reste, sans doute....
Réponse de le 15/09/2013 à 11:50 :
Bonjour Théophile@, vous n'avez peur de rien et vous n'êtes pas naïf, alors ceci s'appelle de l?inconscience !!! 1929 et 2008 sur le même plan, ce sont de simples bugs ?? Économie réelle contre économie virtuelle, « que les "comédiens" de l?économie virtuelle (financiarisée) laissent donc enfin la scène aux acteurs de l?économie réelle ! » Kenavo.
http://lecercle.lesechos.fr/entrepreneur/developpement/221138162/economie-reelle-contre-economie-virtuelle
Réponse de le 15/09/2013 à 18:30 :
Quand GOOGLE fait du business avec ses données sans qu'aucun état ne contrôle quoi que ce soit, ça fait en principe partie de l'économie soi disant réelle et quand les traders prennent des options à terme sur des matières premières c'est bien du vrai argent et ils le font pour des clients qui eux font bien partie de l'économie réelle...donc il faut faire attention à ce qu'on raconte sur le cloisonnement des mondes. 2008 est assez proche de 1929, la différence étant d'une part le temps réel et d'autre part la conscience qu'ont les politiques et que n'avait pas Hoover qu'il faut agir vite dans ces cas-là. Mais absolument rien ne permet de supposer que cela ne se reproduira pas...

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