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Assurance-vie : les PME non cotées réclament une réforme plus audacieuse

Photo de Christine Lejoux

Christine Lejoux

Publié le 26 novembre 2013 à 15:31 - Mis à jour le 26 novembre 2013 à 18:40

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18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Sept associations d’entrepreneurs et d’investisseurs demandent au gouvernement d’aménager le nouveau contrat "vie-génération", afin qu’une partie de l’épargne longue des Français aille bel et bien au financement des PME non cotées.

Ménager la chèvre et le chou. C'est ce qu'ont tenté de faire sept associations d'investisseurs et de dirigeants de PME et d'ETI (entreprises de taille intermédiaire) non cotées en Bourse, dans une lettre publiée mardi 26 novembre à l'attention du gouvernement, et relative à la réforme de l'assurance-vie présentée par Bercy le 13 novembre.

L'Association française des investisseurs pour la croissance (Afic, le lobby du capital-investissement), Croissance Plus, Citizen Entrepreneurs, 100.000 entrepreneurs, le Centre des jeunes dirigeants d'entreprise, France Digitale et le Comité Richelieu "saluent l'objectif du gouvernement d'orienter une partie de l'assurance-vie vers le financement de l'économie réelle", mais "déplorent l'absence de mécanisme permettant de s'assurer qu'une partie de cette épargne s'investira bien dans le capital des PME non cotées."

Un aménagement sans dépense fiscale supplémentaire

Pour mémoire, la réforme de l'assurance-vie introduit - entre autres choses - un contrat "vie-génération", assorti d'un abattement fiscal de 20% sur les droits de succession à condition que 33% de l'épargne soit investie dans des secteurs que Bercy juge utiles au développement économique du pays. Le hic, pour les patrons de PME et d'ETI non cotées et les sociétés de capital-investissement (spécialistes du non coté), c'est que cette proportion de 33% n'est nullement pondérée et cible indifféremment les PME, les ETI, cotées ou non, le logement social et intermédiaire, ou bien encore l'économie sociale et solidaire.

un abattement fiscal de 20% sur l'assiette de calcul des droits dus en cas de transmission aux héritiers
En savoir plus sur https://lexpansion.lexpress.fr/economie/assurance-vie-ce-que-la-reforme-va-changer-pour-les-epargnants_414911.html#uj4hSQAclRmWlCz0.99

un abattement fiscal de 20% sur l'assiette de calcul des droits dus en cas de transmission aux héritiers
En savoir plus sur https://lexpansion.lexpress.fr/economie/assurance-vie-ce-que-la-reforme-va-changer-pour-les-epargnants_414911.html#uj4hSQAclRmWlCz0.99
à condition que 33% de l'épargne soit investie dans des secteurs que Bercy juge utiles au développement économique du pays. Le hic, pour les patrons d'entreprises non cotées et les sociétés de capital-investissement (spécialistes du non-coté), c'est que cette proportion de 33% n'est nullement pondérée et cible indifféremment les PME et les ETI, cotées ou non, le logement social et intermédiaire ou bien encore l'économie sociale et solidaire.

"Le projet du gouvernement ne donne aucune visibilité sur le fait que ces montants s'investiront dans des PME non cotées. C'est même le contraire qui peut être redouté, tant il est plus facile de souscrire des actions d'ETI cotées, ne serait-ce qu'en raison de la liquidité de cet investissement, que de réaliser un investissement de long terme dans des entreprises de petite taille et de proximité, qui sont pourtant un moteur essentiel pour l'emploi",

insistent les signataires de la lettre.

Ces derniers demandent donc au gouvernement d'aménager ce fameux contrat "vie-génération", de la façon suivante et "sans la moindre dépense fiscale supplémentaire" : sur les 33% consacrés au financement de secteurs économiques dits utiles, un minimum de 8% serait affecté aux PME non cotées.

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6 milliards d'euros qui manquent chaque année aux PME et aux ETI françaises.

Si les spécialistes du non coté, qu'ils soient chefs d'entreprise ou investisseurs, montent au créneau, c'est pour "sortir de cette situation critique où le manque de capitaux propres pour les PME et les ETI françaises met en péril la croissance de demain." De fait, en France, ces entreprises ont besoin de 11 milliards d'euros de fonds propres au total, bon an mal an, selon les rapports Gallois, Berger-Lefebvre et Beylat-Tambourin.

Or le capital-investissement ne peut plus leur apporter que 5 milliards d'euros par an en moyenne, notamment parce que ses principaux pourvoyeurs de fonds - les banques et les assureurs - sont contraints par les nouvelles réglementations Bâle III et Solvabilité II de se désengager du "private equity." Même le capital-développement, qui finance la croissance de sociétés déjà rentables et qui avait jusqu'à présent mieux résisté que les segments du capital-risque et du LBO (Leverage Buy-Out : acquisition par endettement), est rattrapé par la crise : au premier semestre, les fonds de "cap-dév'" ont investi 623 millions d'euros seulement, soit une chute de 30% en l'espace d'un an.

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Résultat des courses, ce sont 6 milliards d'euros qui manquent chaque année aux PME et aux ETI françaises. Un montant qui représente 0,4% seulement de l'encours global de l'assurance-vie, lequel s'élève à 1.400 milliards d'euros environ.

Christine Lejoux

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