La stratégie de Kala pour se faire une place sur le marché de la beauté
Maëva Gardet-Pizzo
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Une esthétique et un vocabulaire tout droit venus de la Grèce antique, une vidéo où elles se mettent en scène, endossant les habits des déesses de l'Olympe... Margot Laurent et Emma Lagardère ont tenu à soigner la forme pour le lancement de leur marque. Car si de nombreuses entreprises de cosmétiques voient le jour, portées par la demande croissante de produits bio et naturels, "elles souffrent souvent d'un manque de visibilité", estiment-elles.
Se construire une image de marque doit, espèrent-elles, les aider à passer cet écueil et à bien faire comprendre l'essence de Kala. "Nous nous appuyons sur la figure de la déesse car on pense que chaque femme a en elle une beauté divine à faire ressortir". L'idée est en fait de décomplexer et d'agir sur la confiance en soi en proposant des box pour concevoir des cosmétiques maison (crèmes, lotions) dans le cadre de rituels où la cliente est invitée à prendre du temps pour elle. Des tisanes sont également proposées, la beauté étant considérée par le prisme du bien-être et de l'harmonie avec la nature. Ce qui implique le choix de matières premières naturelles de qualité.
Offrir une alternative plus saine sur le marché du fait-maison
"Lorsqu'on regarde la composition des cosmétiques même bio, on constate qu'il y a beaucoup de substances controversées, y compris pour le fait-maison. C'est un peu comme faire la cuisine avec des produits du supermarché plutôt qu'avec ceux du paysan du coin. Les plateformes présentes sur ce marché n'achètent pas en circuit court. Elles cherchent à faire du volume à bas prix pour toucher un large public", explique Margot Laurent. Et de regretter le recours massif au plastique. "Le fait maison est encore moins écologique que les produits finis puisque chaque matière est conditionnée dans un tube de plastique que l'on verse dans un pot lui aussi en plastique".
Face à ces failles, les deux jeunes femmes ont voulu proposer une alternative avec une offre 100 % française. Leurs box proposent ainsi des ingrédients naturels tels que des hydrolats, des huiles végétales, des macérats et autres plantes médicinales issus exclusivement du territoire national. "Nous avons découvert le syndicat des Simples qui regroupe les derniers cueilleurs de plantes médicinales. Ils sont environ 300, parfois au fin fond des Vosges, ce qui implique de sacrés défis logistiques". Des agriculteurs peu coutumiers des collaborations avec des acteurs de la cosmétique. "Il a fallu des heures au téléphone pour les mettre en confiance. Mais ces efforts valent le coup car ce sont des produits exceptionnels qui nous ont permis de redécouvrir certaines huiles, hydrolats ou macérats".
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