Proximité et gourmandise au cœur de la stratégie de Marcel et fils
Maëva Gardet-Pizzo
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Nous sommes en 2009 lorsqu'Emmanuel Dufour fonde Marcel et fils. A ce moment-là, le marché bio est déjà en place et plutôt bien structuré, empruntant à la grande distribution certains principes d'efficacité, notamment en matière d'emplacement. Sur ce point, Marcel et fils entend bien se distinguer. Le réseau ne sera pas celui des centres-villes ni des périphéries de grandes villes. Son choix se porte plutôt sur les zones rurales et les communes qui s'y trouvent. Un tissu moins concurrentiel et qui permet de jouer une carte chère à Emmanuel Dufour : celle de la proximité. "Notre truc en plus, c'est la culture de l'accueil et de la relation client. Nous investissons beaucoup sur cela. Par exemple, nous avons des naturopathes dans tous nos magasins pour répondre aux demandes des clients sur ce type de produits". Pour garantir cette proximité, l'entreprise mise aussi sur des surfaces moyennes allant de 500 à 700 mètres carrés, avec environ huit salariés par magasin. Des magasins qui appartiennent à 100 % au groupe afin d'en garder la pleine maîtrise.
Le premier magasin est ouvert à Venelles, entre Aix-en-Provence et Pertuis. Puis le réseau s'étoffe rapidement, Emmanuel Dufour faisant le choix de racheter un certain nombre de fonds de commerce pour accélérer le développement. A ce jour, Marcel et fils dispose de 32 boutiques présentes sur le quart sud-est de la France. En Région Sud pour l'essentiel mais aussi en Occitanie et en Auvergne-Rhône-Alpes. Un moyen de garder la main et de simplifier la logistique en même temps qu'un approvisionnement le plus local possible. Et cela s'est avéré être un sérieux atout face à la crise du covid-19, le confinement ayant même apporté un regain d'activité à l'entreprise.
Parce que le bio et le local ont fait l'objet d'un appétit croissant de la part des consommateurs. Mais aussi parce que "les moyennes surfaces sont un équilibre entre une surface suffisamment vaste pour que les gens ne soient pas les uns sur les autres et un espace trop gigantesque". La proximité et la relation client ont certainement aussi joué son rôle. Manquait un outil : le numérique, et plus particulièrement le click and collect. "Nous n'étions pas outillés pour cela alors nous avons géré à la main. Nous avons proposé ce service à nos clients âgés ou vulnérables. Mais maintenant, nous développons ce type de service en ligne pour pouvoir le proposer de manière généralisée d'ici la fin de l'année".
Maëva Gardet-Pizzo