Acteur (aussi) de la montagne, You and your House revendique une autre vision de la promotion immobilière
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Avec le projet AMO, contraction d'Amour et de MOntagne, You and your House sort du bois. C'est en effet cette jeune société de promotion immobilière originaire de Marseille, fondée en 2020, qui a été retenue par la commune d'Isola pour la réalisation d'un programme immobilier touristique de 589 lits dans la plus haute station de montagne des Alpes-Maritimes. Une surprise pour certains, une suite logique pour Florent Petrucci, son fondateur : "Nous sommes jeunes et inconnus, pour autant la qualité du dossier AMO a retranscrit nos expériences dans le domaine". Il faut dire que le dirigeant présente quinze ans d'expériences en promotion immobilière dans de grands groupes nationaux. De fait, il a su s'entourer de partenaires solides pour construire son projet, de Spie Batignolles au groupe Accor, en passant par l'agence DP Architecture et l'artiste niçois Nicolas Bianco, spécialiste du marbre. Lequel s'est inspiré de l'art japonais kintsugi, ou art de la résilience, pour imaginer le futur mur d'escalade indoor, un des deux équipements publics intégrés à l'opération de près de 8 000 m² SP (surface plancher) dont la livraison est attendue à l'été 2025.
À lire également
"J'ai décidé de monter You and your house pour développer ma vision de la promotion immobilière", explique Florent Petrucci. Pour lui, la fabrique de l'immobilier, encouragée par le développement et la production de masse observée ces dernières années, oublie les fondamentaux, à savoir "le besoin des destinataires finaux et le contexte local", autrement dit "la pertinence de l'objet par rapport au lieu et à l'adressé". "Dans notre métier, rien n'est figé, rien n'est immuable. Il faut sans cesse nous poser la question de ce que nous, promoteurs, laissons comme traces. Les architectes laissent une œuvre architecturale, les promoteurs doivent y laisser une âme". Ce qui exclut, de fait, tout modus operandi industriel pour traiter l'ensemble des phases d'un projet immobilier de manière artisanale, "au cas par cas", dit-il, afin "d'être en adéquation avec le lieu et le mode d'habiter". "Cela relève du détail, reprend-il, mais tout se cache dans les détails".
Gaëlle Cloarec