Comment le fabricant Corania s’adapte aux nouveaux enjeux de la parfumerie
Maëva Gardet-Pizzo
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Refermée la parenthèse « gel hydroalcoolique » qui l'a occupée pendant de longs mois de pandémie. Retour à la case parfumerie, cœur de métier de Corania depuis 1934... à quelques évolutions près.
« Avec l'épidémie, nous avons redécouvert combien l'odorat est un sens mystérieux, explique Laurent Cohen, PDG de l'entreprise. Nous avons aussi eu des messages de clients nous expliquant que bien qu'ils ne sortant plus, ils continuaient néanmoins de se parfumer, pour se faire du bien. Nous sommes, en fait, passé d'un produit utilisé pour renvoyer quelque chose aux autres à une consommation pour soi ». Ce qui favorise des fragrances plus originales, voire de niche. Et qui n'est pas sans conséquence sur la façon de concevoir du parfum. Comme sur la manière dont on en parle à son public.
Mais pour pouvoir continuer de se parfumer pendant les confinements -fermeture des boutiques obligent - les consommateurs ont pour certains été contraints de s'approvisionner en ligne. Ce qui ne va pas de soi sur ce marché.
« Jusque-là, la vente en ligne de parfums était peu développée car la première clé d'achat était la fragrance » observe Fiona Merveille, en charge de l'innovation marketing au sein de Corania. « Les marques ont dû se réinventer. Et nous, nous avons surfé sur cette tendance en lançant notre première marque 100 % numérique : Ynepsie ».
Lancée début juin, cette marque constitue un pas supplémentaire en faveur de l'accessibilité du parfum français voulue par la PME. « Nous assistons depuis quelques années à un engouement en faveur des parfums de niche, français, sans ingrédients controversés. Mais ces parfums ne sont pas abordables. Nous avons voulu changer cela ».
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L'entreprise a donc laissé carte blanche à deux nez afin qu'ils conçoivent douze parfums. « Nous avons eu envie qu'ils puissent exprimer leur créativité sans contraintes marketing. Et qu'ils aient accès à un public avec qui ils n'ont habituellement pas de lien aussi direct », explique Laurent Cohen.
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