Souveraineté, croissance, diversification : comment Mailinblack s’apprête à être un acteur européen
Laurence Bottero
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La cybersécurité est la spécificité de Mailinblack depuis sa création en 2003. Et autant dire que le début des années 2000 n'envisageait pas la cybersécurité comme une problématique centrale. Depuis, elle l'est même devenu un sujet regardé de très près en plus haut lieu pour des questions de compétitivité et de souveraineté, notamment. Dans les entreprises, comme les institutions, elle est une source de préoccupation et un vrai sujet quotidien. Les récentes attaques ne font que le confirmer : toute entreprise est potentiellement menacée.
Précurseur, Mailinblack a évolué avec les besoins. Protect, son premier produit, celui qui a construit les bases de sa notoriété, équipe désormais 14.000 clients. Il a été rejoint par Cyber Coach, une solution qui vise à « éduquer » par l'expérience en simulant une cyberattaque par mail. Une façon d'apprendre les bons gestes et ceux à éviter, déployée auprès de 600 clients. Une façon aussi de démocratiser la cybersécurité pour ne plus en faire un sujet d'apparence complexe ou trop flou.
Et ça, c'est un vrai cheval de bataille pour Thomas Kerjean. Le PDG de l'entreprise installée à Marseille en fait même la colonne vertébrale de sa stratégie de développement. L'objectif est de faire de Mailinblack un « garde du corps numérique ». Ce qui, concrètement, prendra la forme d'une solution, constituée de six produits, hébergée sur le poste de travail de l'utilisateur, afin de rendre l'accès aux services de cybersécurité facile et simple.
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C'est pour servir cette ambition que la PME marseillaise a procédé à la restructuration de son capital. L'arrivée des fonds Apax et NewAlpha Verto lui permet de lever plus de 50 millions d'euros, de quoi lui donner l'oxygène financier pour enclencher une accélération du développement. D'abord sur le volet « technique ». « La cybersécurité recouvre des questions d'infrastructures mais aussi des questions liées à l'utilisateur, à son empreinte numérique. C'est lui qui émet les données qui vont être utilisées pour l'attaquer. Et les attaques proviennent majoritairement du mail, du web, des transferts documentaires, un peu des réseaux sociaux... », détaille Thomas Kerjean.
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