Solène Roelandts pérennise le savoir-faire de Puyricard
Maëva Gardet-Pizzo
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Chocolats enrobés. Calissons. Marrons glacés... A l'oreille des Provençaux - et même des moteurs de recherche sur internet -, le nom de Puyricard évoque en premier lieu un univers sucré et chocolaté, incarné par vingt-quatre boutiques dans le Sud de la France mais aussi à Paris.
Mais Puyricard, c'est avant tout un village de l'agglomération d'Aix-en-Provence dans lequel se sont écrites les premières lignes de l'histoire de l'entreprise familiale du même nom. Et dont Solène Roelandts est la troisième narratrice.
« Mes grands parents, qui étaient d'origine belge, vivaient au Congo ». Dans les années 1950-1960, les premiers mouvements indépendantistes les obligent à envisager un départ. « Mon grand-père, Jan-Guy travaillait dans la publicité. Ma grand-mère, Marie-Anne, a dû chercher un travail qui serait facilement exportable en Europe ». Ce sera le chocolat. « Elle a ouvert une première chocolaterie en Belgique ». Dans ses préparations, elle tente de s'émanciper des recettes belges, et confectionne des chocolats moins gras, moins sucrés, que les diplomates aiment offrir à leur hôtes.
Quelques années plus tard, les tensions se renforcent dans le pays. L'heure est venue de partir. Le couple fait ses valises. Mais pas question de retourner en Belgique. « Ils avaient envie de soleil et de nature ». Enfants et recettes sous le bras, ils élisent domicile au milieu des champs de lavande, dans le village de Puyricard. « Quand mon grand-père a vu la ville d'Aix voisine, la grande route qui est désormais une autoroute, il a immédiatement perçu le potentiel de croissance de cet endroit ».
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Dans un ancien atelier de construction de matériaux qui leur sert aussi de logement, ils ouvrent un laboratoire et une boutique témoin. « Au début, ils s'imaginaient plutôt comme grossistes », raconte l'entrepreneuse. Mais les boutiques de chocolat sont peu fréquentes à l'époque. Celle de Marie-Anne et Jan-Guy fait saliver les passants qui sont nombreux à s'y arrêter. « Ces premiers clients leur faisaient des retours qui permettaient à ma grand-mère d'améliorer ses recettes. La demande était telle qu'il fallait rationner les clients », s'amuse l'entrepreneuse. « Les choses ont bien changé depuis ».
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