Comment CEVA Logistics façonne sa stratégie pour intégrer le Top 5 mondial

Laurence Bottero
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LA TRIBUNE - En 2022, CEVA Logistics a fait l'acquisition de GEFCO, leader dans la logistique du véhicule fini et qui désormais est totalement intégré au groupe que vous dirigez. Une opération de croissance externe qui apporte notamment une compétence complémentaire à CEVA...
MATHIEU FRIEDBERG - L'acquisition de GEFCO, initiée fin avril 2022 est entrée en phase d'intégration en septembre dernier, après accord des autorités européennes, et comprenait déjà la bascule de la marque GEFCO vers CEVA puisque nous poursuivons une stratégie de marque assez simple. Nous positionnons CEVA sur la mappemonde et nous le faisons avec une marque unique. La particularité est que GEFCO avait une grande présence française, ce qui positionne aujourd'hui CEVA de manière très différente sur le marché français. Nous sommes devenus un player de référence et nous sommes, de fait, le plus grand logisticien dont le siège est en France, puisque, de manière normative, le groupe réalise un chiffre d'affaires de 16 milliards d'euros, ce qui nous positionne dans le Top 6 global.
Cette acquisition a eu un double effet - outre le renforcement de notre présence française et le renforcement de notre présence globale - elle nous a ouvert la porte sur un cinquième produit, la logistique du véhicule fini, qui est un marché de niche, mais une niche importante sur laquelle GEFCO est leader européen. CEVA est donc aujourd'hui le leader de la logistique automobile puisque nous sommes les seuls à offrir l'intégralité de la gamme, de la logistique amont à la logistique aval avec, donc, la logistique du véhicule fini. Nous sommes le seul logisticien dans le monde à avoir une gamme aussi complète et à être un acteur de référence sur ce segment.
Une supply chain qui soit la plus rapide, la plus efficace et la plus durable possible est aussi un enjeu pour les entreprises...
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La logistique et de la supply chain étaient des sujets qui avaient un peu disparu des réunions de direction pendant les vingt années de globalisation heureuse. La crise engendrée par le Covid l'a remis au cœur du débat. Le secteur automobile a eu, en particulier, de multiples peines, outre celles liées aux disruptions des chaînes de transport, les disruptions liées aux semi-conducteurs qui ont impacté sévèrement l'industrie automobile un peu partout dans le monde. Le souci d'une supply chain qui fonctionne, bien huilée, c'est à la fois un enjeu de satisfaction client, d'efficience opérationnelle et c'est clairement un enjeu économique, car une supply chain qui ne fonctionne pas, c'est autant de valeurs immobilisées dans des stocks. C'est un sujet clé.
Laurence Bottero